Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2201591

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2201591
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL WALTER & GARANCE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 mai 2022, M. B... A..., représenté par Me Dalibard, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision tacite née le 1er mai 2022 par laquelle la Commission nationale d’agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours administratif préalable exercé le 28 février 2022 contre la décision de la commission locale d’agrément et de contrôle Ouest du 28 décembre 2021 ;

2°) d’enjoindre à la Commission nationale d’agrément et de contrôle du CNAPS de lui délivrer l’autorisation préalable sollicitée au visa de l’article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat, représenté par la Commission nationale d’agrément et de contrôle du CNAPS une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2023, le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et au rejet des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier du 15 novembre 2023, M. A... a été invité, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois.

Par un courrier, enregistré le 20 janvier 2024, M. A... a indiqué maintenir les conclusions de sa requête, notamment en ce qui concerne sa demande au titre des frais d’instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».

3. Enfin, aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. (…) ». L’article R. 611-8-6 de ce code dispose que : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ».

4. L’état du dossier permettant de s’interroger sur l’intérêt que la requête conservait pour son auteur, M. A... a été invité par le tribunal, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, par un courrier mis à disposition de son conseil le 15 novembre 2023 par l’intermédiaire de l’application informatique « Télérecours », et dont il a été accusé réception le 20 novembre 2023 à 13 h 53, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, faute de quoi il serait réputé s’en être désisté. Le requérant a exprimé son intention de maintenir sa requête par un courrier enregistré le 20 janvier 2024 auprès du greffe du tribunal, soit après l’expiration du délai fixé par la demande de maintien. Dès lors, M. A... n’ayant pas confirmé expressément le maintien de sa requête dans le délai qui lui avait été imparti, il doit être regardé comme s’étant désisté de l’ensemble de ses conclusions. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement en vertu des dispositions du 1° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.




O R D O N N E :




Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A....


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS).

Fait à Orléans, le 13 juin 2024.



La présidente de la 4ème chambre,





Patricia ROUAULT - CHALIER



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.