jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2201817 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | KANZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 mai 2022, Mme A H F, représentée par Me Séverin Kanza, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 12 mai 2022 du préfet de Loir-et-Cher l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant la République du Congo comme pays de destination de sa reconduite ;
2) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans le délai de trois mois sous la même astreinte ;
3) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
4) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision de refus de séjour a été prise par une autorité incompétente, n'est pas suffisamment motivée, n'a pas été précédée de la notification de la décision de rejet de sa demande d'asile par la cour nationale du droit d'asile, méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- l'obligation de quitter le territoire est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de séjour, n'a pas été précédée d'un examen complet, particulier et personnalisé de sa situation et elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, est entachée des mêmes vices que l'obligation de quitter le territoire, est entachée d'incompétence dès lors que le préfet s'est cru en situation de compétence liée par les décisions de l'office français de protection des réfugiés et apatrides et de la cour nationale du droit d'asile, méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2022, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requérante ne sont pas fondés.
Mme F a été admise au bénéfice e l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié portant application de la loi
n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, ressortissante de la République démocratique du Congo née le
27 avril 1976, est entrée en France le 14 décembre 2019 sous couvert de son passeport valide jusqu'au 25 octobre 2024 muni d'un visa C valable du 9 décembre 2019 au 23 janvier 2020. Elle s'est maintenue sur le territoire français et, le 11 janvier 2020, elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile. Sa demande a été rejetée par une décision du 22 octobre 2021 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides puis le 24 février 2022 par la cour nationale du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 12 mai 2022, le préfet de Loir-et-Cher l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination de la République du Congo.
Sur la décision de refus de séjour :
2. La requérante demande l'annulation de la décision de refus de séjour du préfet de Loir-et-Cher. Toutefois, le préfet n'a pris l'arrêté attaqué que sur le seul fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que sa demande d'asile avait été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et des apatrides et la cour nationale du droit d'asile. Par suite, la demande de la requérante tendant à l'annulation d'un prétendu refus de séjour ne peut, en tout état de cause, être accueillie.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 12 mai 2022 a été signé par M. B G. Par un arrêté du 25 janvier 2021, publié le jour même au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Loir-et-Cher, M. E C, préfet de
Loir-et-Cher, a donné à M. Nicolas Hauptmann, secrétaire général de la préfecture, une délégation de signature à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département () / A ce titre cette délégation comprend donc, notamment, la signature de tous les actes administratifs et correspondances relatifs au séjour et à la police des étrangers () ". Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'obligation de quitter le territoire attaquée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire est motivée. ".
5. En l'espèce, l'obligation de quitter le territoire attaquée du 12 mai 2022 vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention de Schengen, la convention des droits de l'enfant, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration et mentionne les éléments de fait propres à la situation de la requérante, notamment relatifs à sa situation familiale, à raison desquels le préfet de Loir-et-Cher l'a obligée à quitter le territoire français à destination de son pays d'origine. Cette motivation n'est pas stéréotypée. Ainsi, l'obligation de quitter le territoire est suffisamment motivée en application des dispositions précitées de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :/ ()/ 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. /. Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 542-1 du code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin :1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : a) une décision d'irrecevabilité prise en application des 1° ou 2° de l'article L. 531-32 ; b) une décision d'irrecevabilité en application du 3° de l'article L. 531-32, en dehors du cas prévu au b du 2° du présent article ; c) une décision de rejet ou d'irrecevabilité dans les conditions prévues à l'article L. 753-5 ; d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 et au 5° de l'article L. 531-27 ; e) une décision de clôture prise en application des articles L. 531-37 ou L. 531-38 ; l'étranger qui obtient la réouverture de son dossier en application de l'article L. 531-40 bénéficie à nouveau du droit de se maintenir sur le territoire français ; 2° Lorsque le demandeur : a) a informé l'office du retrait de sa demande d'asile en application de l'article L. 531-36 ; b) a introduit une première demande de réexamen, qui a fait l'objet d'une décision d'irrecevabilité par l'office en application du 3° de l'article L. 531-32, uniquement en vue de faire échec à une décision d'éloignement ; c) présente une nouvelle demande de réexamen après le rejet définitif d'une première demande de réexamen ; d) fait l'objet d'une décision définitive d'extradition vers un Etat autre que son pays d'origine ou d'une décision de remise sur le fondement d'un mandat d'arrêt européen ou d'une demande de remise par une cour pénale internationale. Les dispositions du présent article s'appliquent sous réserve du respect des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951, et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. ". En vertu de l'article L. 531-32 de ce code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides peut prendre une décision d'irrecevabilité écrite et motivée, sans vérifier si les conditions d'octroi de l'asile sont réunies, dans les cas suivants : () 3° En cas de demande de réexamen lorsque, à l'issue d'un examen préliminaire effectué selon la procédure définie à l'article L. 531-42, il apparaît que cette demande ne répond pas aux conditions prévues au même article. ". Aux termes de l'article R. 532-57 de ce code : " La date de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile qui figure dans le système d'information de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire ".
7. Le préfet de Loir-et-Cher produit la copie du système d'information de l'office français de protection des réfugiés et apatrides relatif à la situation du dossier de la requérante qui mentionne que la décision du 24 février 2022 de la cour nationale du droit d'asile rejetant sa demande d'asile a été notifiée le 7 mars 2022 ainsi que l'accusé de réception postal du pli contenant la décision de la cour. La requérante n'apporte pas la preuve contraire, qui lui incombe en vertu des dispositions précitées de l'article R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de ce que la décision n'aurait pas été notifiée à la date précitée, laquelle est antérieure à celle de l'arrêté attaqué du 12 mai 2022. Dans ces conditions, le préfet de Loir-et-Cher était en droit de prendre l'arrêté attaqué dès lors que la requérante ne bénéficiait plus du droit de séjourner en France.
8. En quatrième lieu, la requérante soutient que le préfet de Loir-et-Cher n'a pas procédé à un examen complet, particulier et personnalisé de sa situation en faisant valoir qu'elle est recherchée dans son pays d'origine, que ses déclarations et documents produits permettent de tenir pour établis les risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine et qu'en se bornant simplement à rejeter sa demande sans préciser exactement ces éléments et notamment sans tenir compte de sa situation propre et spécifique et qu'elle est née non au Zaïre comme l'indique le préfet mais au Congo-Brazzaville. Toutefois, si dans l'arrêté attaqué, le préfet mentionne que l'intéressée est " née le 27 avril 1976 à Brazzaville (Zaïre) " alors que Brazzaville est située en République du Congo, cette erreur, purement matérielle, est insuffisante pour établir que le préfet n'a pas examiné complètement sa situation alors que l'arrêté rappelle sa situation au regard de son droit au séjour et personnelle et familiale. Par suite, son moyen tiré du défaut d'examen approfondi de sa situation ne peut être accueilli.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. La requérante se prévaut de ces stipulations en faisant valoir qu'elle réside en France depuis 2019, qu'elle est presque sans attache dans son pays d'origine où sévissent les persécutions et où des membres de sa famille ont été personnellement persécutés et ont été portées disparues, qu'elle n'a plus de nouvelles de sa famille et que sa vie privée et familiale est aujourd'hui en France. Toutefois, elle est entrée récemment en France. Par ailleurs et en tout état de cause, elle ne justifie pas, par les documents qu'elle produit qui sont peu circonstanciés, de ses craintes en cas de retour dans son pays d'origine. Elle est célibataire et sans charges de famille en France et n'établit pas avoir des liens familiaux dans ce pays. Dans ces conditions, compte tenu notamment des conditions de séjour en France de l'intéressée et du caractère récent de ce séjour, l'arrêté attaqué ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée et, dès lors, ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
11. Enfin, ainsi qu'il a été dit au point 2 ci-dessus, le préfet n'a pas pris de décision de refus de séjour à l'encontre de la requérante. Par suite, la requérante ne peut utilement se prévaloir de l'illégalité de ce prétendu refus de séjour pour demander, par la voie de l'exception, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, il ressort de ce qui précède que l'obligation de quitter le territoire attaquée n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir, par la voie de l'exception, que la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire.
13. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 3 à 11, le moyen de la requérante tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi est entachée des mêmes vices que l'obligation de quitter le territoire ne peut être accueilli.
14. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Loir-et-Cher se serait cru en situation de compétence liée par les décisions de l'office français de protection des réfugiés et apatrides et de la cour nationale du droit d'asile.
15. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. La requérante soutient qu'elle est menacée en cas de retour dans son pays d'origine et qu'elle y risque de subir des traitements inhumains et dégradants. Toutefois, les documents qu'elle produit, qui sont peu circonstanciés, sont insuffisants pour établir qu'elle risque de subir des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Il suit de là que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet de Loir-et-Cher a méconnu les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme F doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, ses conclusions en injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F et au préfet de Loir-et-Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
Jean-Michel D
Le greffier,
Roger MBELANI
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026