vendredi 10 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2201881 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 1er juin 2022 et le 16 mai 2023, M. C A, représenté par Me Madrid, avocate, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Loiret a refusé de lui délivrer un titre de séjour, ensemble l'arrêté du 29 novembre 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et dans cette attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision implicite de rejet méconnaît les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que la préfète n'a pas donné suite à la demande de communication des motifs qu'il a présentée le 24 janvier 2022 ;
- l'arrêté du 29 novembre 2022 est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie par la préfète en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'il justifie d'une présence habituelle et continue de plus de dix ans sur le territoire français ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- la décision de refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de justice administrative dès lors qu'il justifie de circonstances exceptionnelles et/ou humanitaires ;
- la préfète en refusant de lui délivrer un titre de séjour au motif qu'il ne justifiait pas de sa nationalité sans lui indiquer au préalable qu'un tel justificatif était nécessaire et sans lui fixer un délai pour le produire a méconnu les dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration et l'a privé d'une garantie entachant ainsi sa décision d'illégalité ;
- en motivant sa décision de refus de tire de séjour par le fait qu'il ne justifiait pas de sa nationalité en l'absence de passeport, la préfète du Loiret a commis une erreur de droit ;
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elle emporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour sa situation ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.
Par un mémoire enregistré le 11 avril 2023, la préfète du Loiret, représentée par Me Hervois, avocat, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lardennois,
- et les observations de Me Madrid, représentant M. A.
Vu la note en délibéré présentée pour M. A, enregistrée le 13 octobre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant angolais né le 10 octobre 1980, est, selon ses déclarations, entré sur le territoire français de manière irrégulière le 1er décembre 2005. Il a alors sollicité son admission au séjour au titre de l'asile que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a refusée par une décision du 14 mars 2006, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 23 janvier 2007. Par un arrêté du 8 février 2007, le préfet du Loiret lui a fait obligation de quitter le territoire français. Se maintenant irrégulièrement sur le territoire français, le 11 octobre 2017, il a été interpellé par les forces de l'ordre et a fait l'objet, le jour même, d'un nouvel arrêté du préfet du Loiret lui faisant obligation de quitter le territoire français qu'il a contesté devant le tribunal administratif d'Orléans. Par un jugement du 24 novembre 2017, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif a rejeté sa requête. Le 20 juillet 2021, il a sollicité des services de la préfecture du Loiret la régularisation de sa situation administrative sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 29 novembre 2022, postérieur à l'introduction de la requête initiale de M. A tendant à l'annulation de la décision implicite de refus née du silence gardé plus de quatre mois sur sa demande, la préfète du Loiret lui a refusé le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.
2. Si le silence gardé par l'administration fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde. Par suite, les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision implicite de la préfète du Loiret lui refusant la délivrance d'un titre de séjour doivent être regardées comme dirigées contre la décision expresse du 29 novembre 2022 et les moyens spécifiquement dirigés contre la décision implicite sont donc inopérants.
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
3. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. L'arrêté attaqué, qui vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont la préfète du Loiret a fait application, notamment les articles L. 431-5, L. 611-1 (3°) et L. 721-3 de ce code ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, indique de manière précise les considérations de fait propres à la situation du requérant, en particulier s'agissant de l'ancienneté alléguée de sa présence sur le territoire français et de sa situation familiale, sur lesquelles la préfète - qui n'était pas tenue de mentionner de manière exhaustive l'ensemble des éléments de la situation personnelle du requérant - s'est fondée pour refuser de lui délivrer un titre de séjour. La motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement. L'arrêté attaqué est ainsi suffisamment motivé.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 () ". La consultation obligatoire de la commission du titre de séjour, telle qu'elle est prévue par les dispositions de l'article L. 435-1, a pour objet d'éclairer l'autorité administrative sur la possibilité de régulariser la situation administrative d'un étranger et constitue pour ce dernier une garantie substantielle.
6. Si M. A entend se prévaloir des dispositions citées au point précédent pour soutenir que la préfète du Loiret a entaché sa décision d'un vice de procédure à défaut d'avoir consulté préalablement la commission du titre de séjour, il ne justifie pas par les pièces qu'il produit à l'appui de sa requête d'une résidence habituelle depuis plus de dix ans en France à la date de la décision attaquée. Notamment, il n'établit pas avoir résidé de manière habituelle et continue sur le territoire français entre 2011 et 2013 ainsi qu'en 2017. S'il produit des bulletins de paie allant de 2010 à 2013 émanant d'une entreprise de travail temporaire et des avis d'imposition pour les années 2010, 2011 et 2013 au nom d'un certain Mateus Silva, il n'apporte aucun élément de nature à démontrer de manière certaine qu'il a utilisé cet alias sur la période considérée. Au surplus, il n'apporte aucun élément permettant d'attester de sa présence sur le territoire français en 2017. Dans ces conditions, M. A ne peut être considéré comme justifiant d'une présence habituelle sur le territoire français depuis plus de dix ans. Par conséquent, la préfète du Loiret n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour et le moyen tiré du vice de procédure résultant d'un défaut de saisine de cette commission doit être écarté.
7. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète du Loiret aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen particulier de la demande du requérant.
8. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
9. Si M. A entend se prévaloir d'une présence sur le territoire français de plus de dix ans ainsi que de sa participation à de nombreuses activités bénévoles pour soutenir qu'il justifie de circonstances exceptionnelles et de sa parfaite intégration à la société française, ces circonstances, alors que comme il a été dit au point 6 il n'établit pas avoir été présent sur le territoire français au cours des années 2011, 2012, 2013 et 2017 et qu'il ressort de l'attestation établie le 6 mars 2021 par Mme B qu'il éprouve toujours des difficultés pour s'exprimer en français, ne suffisent pas à caractériser des motifs exceptionnels justifiant une régularisation sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiant de son état civil ; / 2° Les documents justifiant de sa nationalité ; / 3° Les documents justifiants de l'état civil et de la nationalité de son conjoint, de ses enfants et de ses parents lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour pour motif familial. / La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents () ". Selon l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations.
11. Le requérant entend soutenir que la préfète du Loiret, en subordonnant la délivrance du titre de séjour à la justification par le demandeur de sa nationalité par la production d'un passeport, d'une part, a commis une erreur de droit et d'autre part, l'a privé d'une garantie en ne l'invitant pas préalablement à l'édiction de sa décision à produire ledit passeport. Toutefois, il ne ressort pas de l'examen de l'arrêté attaqué que la préfète du Loiret, en prenant la décision contestée, ait entendu opposer au requérant le défaut de production de son passeport. Par suite et en tout état de cause, le moyen doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
13. Il ressort des pièces du dossier, comme il a été dit au point 6, que M. A ne peut justifier de la durée alléguée d'une présence sur le territoire français de plus de dix ans et à la fois qu'il est entré pour la dernière fois sur le territoire en 2018, soit depuis à peine quatre ans à la date de la décision attaquée. Il est célibataire et sans charge de famille et s'il démontre une forte implication dans des activités bénévoles, il n'établit pas s'être intégré dans la société française alors qu'il apparaît qu'il ne maîtrise qu'imparfaitement la langue française. Dès lors, alors qu'il n'établit pas être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans avant d'entrer pour la première fois en France, le moyen tiré d'une méconnaissance du droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. Dans les mêmes circonstances, le requérant n'établit pas que la préfète du Loiret aurait commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la décision portant refus de titre de séjour sur sa situation personnelle.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. L'illégalité de la décision de refus de titre de séjour opposée à M. A n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.
16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
17. Aux termes de l'article 7 de la directive 2008/115/CE : " () 2. Si nécessaire, les Etats membres prolongent le délai de départ volontaire d'une durée appropriée, en tenant compte des circonstances propres à chaque cas, telles que la durée du séjour, l'existence d'enfants scolarisés et d'autres liens familiaux et sociaux () ". Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".
18. Le requérant fait valoir que la préfète en ne lui octroyant un délai de départ volontaire que de trente jours n'a pas pris en compte sa situation personnelle notamment au regard de la durée de sa présence alléguée sur le territoire français. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que des circonstances particulières justifiaient qu'un délai de départ supérieur à trente jours soit accordé à M. A pour quitter volontairement le territoire français. Ainsi, la préfète du Loiret n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la préfète du Loiret.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Dorlencourt, président,
M. Lardennois, premier conseiller,
Mme Dicko-Dogan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2023.
Le rapporteur,
Stéphane LARDENNOIS
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La greffière,
Céline BOISGARD
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026