mardi 11 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2201946 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SILVESTRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 juin 2022 et le 9 novembre 2022, M. et Mme A et D B, représentés par Me Woloch, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision implicite née le 7 avril 2022 de rejet de leur demande du 4 février 2022, reçue le 7 février 2022, de dresser un procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme et de le transmettre au procureur de la République ;
2) d'enjoindre à la préfète du Loiret de communiquer copie du ou des procès-verbaux d'infraction transmis au procureur de la République ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 août 2022, la préfète du Loiret conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. En l'espèce, M. et Mme B ont demandé à la préfète du Loiret de dresser procès-verbal d'infraction aux règles d'urbanisme à l'encontre de M. E C, à raison de constructions édifiées sans autorisation d'urbanisme sur les parcelles cadastrées A 298 et A 299 sur le territoire de la commune de Cernoy-en-Berry, et de transmettre ce procès-verbal au procureur de la République. En l'absence de réponse de la préfète du Loiret, M. et Mme B ont saisi le tribunal d'une requête contestant le refus implicite né le 7 avril 2022 et tendant à ce qu'il soit enjoint à l'autorité préfectorale de faire dresser le procès-verbal et de le transmettre au procureur de la République.
3. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le procès-verbal des infractions au code de l'urbanisme constatées sur place le 20 septembre 2021, a été clos le 25 mai 2022 par l'agent assermenté de l'Etat et qu'il a été transmis au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Montargis le 15 juin 2022. Ce procès-verbal est produit à l'instance. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. et Mme B ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu pour le tribunal d'y statuer.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la préfète du Loiret la somme de 1.500 euros à verser aux requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. et Mme B.
Article 2 : La préfète du Loiret versera la somme de 1.500 euros à M. et Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A et D B, au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation et à la commune de Cernoy-en-Berry.
Copie en sera transmise, pour information, à la préfète du Loiret.
Fait à Orléans, le 11 février 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Denis LACASSAGNE
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026