mercredi 4 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2202012 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | LUCAS |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête enregistrée le 14 juin 2022 sous le numéro 2202012, M. B
El F, représenté par Me Lucas, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 13 octobre 2021 et 21 décembre 2021 par lesquelles le département du Loiret a mis à sa charge un indu de revenu de solidarité active de 10 750,56 euros au titre de la période du 1er décembre 2019 au 31 juillet 2021 et de 300 euros d'aide exceptionnelle de solidarité au titre des mois de mai et de novembre 2020 ;
2°) d'annuler la décision de la caisse d'allocations familiales du Loiret du 22 octobre 2021 l'informant des indus litigieux ;
3°) de prononcer la décharge des indus litigieux ;
4°) à titre subsidiaire, de prononcer la remise gracieuse des indus ;
5°) de mettre à la charge du département du Loiret la somme de 1 500 euros à verser à Me Lucas sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision du 21 décembre 2021 est signée par une autorité incompétente ;
- il n'était pas le gérant de la société Allo Cars de janvier 2017 à juin 2019 ;
- il était détenu du 24 novembre 2017 au 8 novembre 2018 ;
- il était le gérant de la société Auto Occaz du 25 avril 2019 au 26 octobre 2021 et ne conteste pas ne pas avoir déclaré son chiffre d'affaires, ignorant de bonne foi que la déclaration à l'Urssaf était insuffisante ; il n'a jamais dissimulé son adresse ;
- il n'a pas été informé des modalités de liquidation de l'indu ;
- il est de bonne foi et peut obtenir la remise gracieuse de l'indu.
Par un mémoire enregistré le 28 octobre 2022, le département du Loiret conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II- Par une requête enregistrée le 14 juin 2022 sous le numéro 2202018, M. B A F, représenté par Me Lucas, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 22 mars 2022 par le département du Loiret pour le recouvrement d'une amende administrative de 600 euros ;
2°) de mettre à la charge du département du Loiret la somme de 1 500 euros à verser à Me Lucas sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le titre de recettes est insuffisamment motivé ;
- le bien-fondé de l'amende n'est pas établi, en l'absence de preuve d'une tentative de fraude.
M. A F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Lucas, représentant M. A F.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes présentées pour M. A F sont relatives à la situation d'un même requérant, présentent à juger des questions identiques et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre afin de statuer par un même jugement.
2. Il résulte de l'instruction que par une lettre du 13 octobre 2021, le département du Loiret a informé M. A F, allocataire du revenu de solidarité active, que sa situation au regard de cette aide sociale allait être révisée, à la suite des constatations relevées par le service de contrôle. Par une lettre du 22 octobre 2021, la caisse d'allocations familiales du Loiret a informé M. A F d'un indu de revenu de solidarité active de 10 750,56 euros au titre de la période du 1er décembre 2019 au 31 juillet 2021 et de 300 euros d'aide exceptionnelle de solidarité au titre des mois de mai et de novembre 2020. Le recours préalable formé contre cette décision a été rejeté par une décision du président du conseil départemental du Loiret du 21 décembre 2021. Par une décision du 14 mars 2022, le département du Loiret a infligé à M. A F une amende administrative de 600 euros, sur le fondement de l'article
L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles.
3. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
4. En premier lieu, il est constant que la décision du président du conseil départemental du Loiret du 21 décembre 2021 rejetant le recours préalable obligatoire présenté par le requérant s'est substituée aux décisions du 13 octobre et du 22 octobre 2021. Les conclusions dirigées contre ces décisions sont dépourvues d'objet et par suite irrecevables.
5. En deuxième lieu, le département du Loiret produit la délégation du président du conseil départemental du 13 septembre 2019, régulièrement publiée au bulletin officiel des actes du département et transmise au contrôle de légalité, habilitant M. C E, responsable du service RSA et retour à l'emploi, sous l'autorité et le contrôle du directeur en charge de la direction de l'insertion et de l'habitat et concurremment avec lui, à l'effet de signer les réponses aux courriers relatifs aux recours administratifs et les mémoires en réponse des dossiers contentieux. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision doit être écarté.
6. En troisième lieu, la décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de l'allocation de revenu de solidarité active est au nombre des décisions imposant une sujétion et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
7. La décision du 21 octobre 2021 du président du conseil départemental du Loiret vise les articles R. 262-37 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, précise que le requérant n'a pas déclaré son activité indépendante exercée depuis 2017, ni l'intégralité des salaires et autres rémunérations perçues, que le montant des ressources ne peut être reconstitué et qu'un indu de 10 750,56 euros sera mis en recouvrement. Cette décision est suffisamment motivée en droit et en fait.
8. En quatrième lieu, l'article R. 262-37 du Code de l'action sociale et des familles
prévoit que " le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire
connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa
résidence, à sa situation familiale, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du
foyer; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".L'article R. 262-6 du même code précise que " les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent () l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer ".
9. Si M. A F soutient qu'il n'était pas le gérant de la société Allo Cars au cours de la période de janvier 2017 à juin 2019 cette circonstance, à la supposer établie, est sans incidence sur le présent litige, dirigé contre un indu de revenu de solidarité active au titre de la période du 1er décembre 2019 au 31 juillet 2021. En revanche, le requérant ne conteste pas n'avoir pas déclaré les ressources issues de l'activité de la société Auto Occaz, dont il reconnaît avoir été le gérant. Le rapport de contrôle du département du Loiret mentionne que le requérant ne tient pas de comptabilité ni livre de police pour son activité indépendante dans le secteur automobile, que le chiffre d'affaires déclaré aux impôts diffère de celui déclaré à l'Urssaf, que M. A F n'a pas déclaré l'intégralité des rémunérations perçues lors de stages ainsi que les salaires issus de contrats de travail au sein de sociétés de transport, dont le détail est précisé dans le procès-verbal dressé par l'agent chargé du contrôle. Le requérant ne conteste pas utilement les mentions du rapport de contrôle et se borne à soutenir qu'il ignorait devoir déclarer ces ressources sur ses déclarations trimestrielles.
10. Si M. A F soutient que les modalités de liquidation de l'indu ne lui ont pas été communiquées, il résulte de l'instruction que le montant de 10 750,56 euros correspond au montant du revenu de solidarité active perçu au cours de la période en litige. Lorsqu'un demandeur ou un bénéficiaire du revenu de solidarité active s'est rendu coupable de fraude ou de fausse déclaration et que l'autorité administrative est, en outre, en mesure d'établir qu'il ne peut prétendre au bénéfice de l'allocation ou qu'il n'est pas possible, même après avoir usé du droit de communication, faute de connaître le montant exact des ressources des personnes composant le foyer, de déterminer s'il pouvait ou non bénéficier de l'allocation pour la période en cause, l'autorité administrative est en mesure de mettre fin à cette prestation et, sous réserve des délais de prescription, de décider de récupérer les sommes qui ont ainsi été indûment versées à l'intéressé. Il ne résulte pas de l'instruction que le montant exact des ressources perçues par M. A F peut être déterminé.
En ce qui concerne l'amende administrative :
11. Aux termes de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles : " La fausse déclaration ou l'omission délibérée de déclaration ayant abouti au versement indu du revenu de solidarité active est passible d'une amende administrative prononcée et recouvrée dans les conditions et les limites définies, en matière de prestations familiales, aux sixième, septième, neuvième et dixième alinéas du I, à la seconde phrase du onzième alinéa du I et au II de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. La décision est prise par le président du conseil départemental () ".
12. Aux termes du deuxième alinéa de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet () d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Ainsi, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
13. D'une part, le titre exécutoire contesté mentionne qu'il correspond à une amende administrative de 600 euros. D'autre part, il résulte de l'instruction que le requérant avait été préalablement rendu destinataire de la décision du département du Loiret du 14 mars 2022, à laquelle le titre exécutoire faisait implicitement mais nécessairement référence, lui notifiant une amende administrative, pour la période mentionnée par le titre exécutoire, ainsi que les éléments de calcul de cette amende et ses motifs. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas été régulièrement informé des bases et éléments de calcul de la dette dont il lui était demandé règlement.
14. Pour les motifs exposés au point 9, M. A F doit être regardé comme auteur de fausses déclarations au sens des dispositions de l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles. Ces fausses déclarations, réitérées sur la période de décembre 2019 à juillet 2020 ont permis au requérant de percevoir indûment un montant de 10 750,56 euros de revenu de solidarité active. La circonstance alléguée par le requérant selon laquelle l'indu de revenu de solidarité active dont il est redevable auprès d'un autre département n'aurait pas donné lieu à une amende administrative est par elle-même sans incidence sur le présent litige. Il ne résulte pas de l'instruction que l'amende de 600 euros mise à la charge du requérant revêt un caractère disproportionné.
En ce qui concerne la demande de remise gracieuse :
15. Aux termes de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / () La créance peut être remise ou réduite par le président du conseil départemental ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active pour le compte de l'Etat, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration () ". Il résulte de ces dispositions qu'un allocataire du revenu de solidarité active ne peut bénéficier d'une remise gracieuse de la dette résultant d'un paiement indu d'allocation, quelle que soit la précarité de sa situation, lorsque l'indu trouve sa cause dans une manœuvre frauduleuse de sa part ou dans une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme désignant les inexactitudes ou omissions qui procèdent d'une volonté de dissimulation de l'allocataire caractérisant de sa part un manquement à ses obligations déclaratives.
16. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Lorsque l'indu résulte de ce que l'allocataire a manqué à ses obligations déclaratives, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l'intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l'inverse, portent sur des éléments dépourvus d'incidence sur le droit de l'intéressé au revenu de solidarité active ou sur son montant, de tenir compte de la nature des éléments ainsi omis, de l'information reçue et notamment, le cas échéant, de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l'omission, des justifications données par l'intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l'allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu'il était tenu de déclarer les éléments omis.
17. Il résulte de l'instruction, pour les motifs exposés aux points précédents, que M. A F doit être regardé comme l'auteur de fausses déclarations et ne peut se borner à soutenir qu'il pensait que ses déclarations de chiffre d'affaires auprès de l'Urssaf, au demeurant différentes de ses déclarations aux services fiscaux, rendaient inutiles le dépôt des déclarations trimestrielles de ressources. Au demeurant, il est constant que le requérant n'a pas déclaré les salaires et rémunérations de stages perçues au cours de la période litigieuse. Il suit de là que, quelle soit sa situation financière au jour du présent jugement, le requérant n'est pas fondé à demander la remise gracieuse de l'indu de revenu de solidarité active, d'aide exceptionnelle de solidarité et de l'amende administrative.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
18. Les dispositions précitées font obstacle à ce que soit mise à la charge du département, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande M. A F.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes présentées par M. A F doivent être rejetées, y compris les conclusions à fin d'injonction et les conclusions présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes présentées par M. A F sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A F et au département du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
Jean-Luc D
Le greffier,
Roger MBELANI
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 220201
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026