LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2202486

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2202486

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2202486
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL CABINET BARDON DE FAY AVOCATS ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 juillet 2022 et des mémoires complémentaires enregistrés le 16 juillet 2022, le 21 février 2024 et le 1er juillet 2024, Mme B A demande au tribunal d'annuler :

- l'avis rendu le 28 avril 2022 par le conseil médical départemental d'Indre-et-Loire ;

- l'arrêté n° 2022-3212 du 17 mai 2022 par laquelle le président de la région Centre - Val de Loire a refusé de reconnaitre imputable au service la pathologie concernant sa main droite.

Elle soutient que :

- elle souffre d'une tendinopathie de l'épaule droite ainsi qu'elle en justifie ;

- elle porte et déplace du matériel lourd de manière répétée ou prolongée lors des travaux d'entretien et en cuisine qu'elle réalise ;

- elle n'a pas disposé de matériel adapté et a dû travailler en cuisine en renfort.

Par un mémoire enregistré le 22 décembre 2023 et un mémoire complémentaire enregistré le 1er juillet 2024, la région Centre - Val-de-Loire, représentée par Me de Faÿ, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de la requérante la somme de 1.000 € en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'avis du conseil médical départemental constitue un acte préparatoire insusceptible de recours ;

- la requête doit être rejetée dès lors que les moyens soulevés sont inopérants puisqu'ils se rapportent à la pathologie concernant son épaule droite inscrite au tableau n° 57 A de l'annexe II du code de la sécurité sociale et ne se rapportent pas à sa main qui relève du tableau n° 57 C ;

- elle ne peut bénéficier de la présomption d'imputabilité de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique dès lors qu'elle ne remplit pas les conditions de ce dernier tableau puisque la condition du délai de prise en charge est de plus de 18 mois après l'exposition au risque, et non de 7 jours, et qu'elle ne démontre pas réaliser des travaux comportant de façon habituelle des mouvements répétés ou prolongés des tendons fléchisseurs ou extenseurs de la main et des doigts ;

- les certificats médicaux n'établissent pas un lien entre son travail et sa pathologie ;

- la région a immédiatement mis à la disposition de Mme A du matériel adapté à la suite de sa visite le 12 mars 2018 au service de médecine préventive ayant conclu à la compatibilité de son état de santé avec ses fonctions avec restrictions;

- Mme A n'a travaillé en cuisine que pendant 30 % de son temps de travail entre 2006 et 2014, n'a plus réalisé de travail en cuisine entre 2014 et 2017 et n'a plus été affectée au service ou de la plonge à compter de 2018.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987;

- le décret n° 2007-913 du 15 mai 2007;

- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019;

- le décret n° 2022-350 du 11 mars 2022;

- l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017;

- le code général de la fonction publique ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, adjointe technique principale de 2e classe des établissements d'enseignement, exerce les fonctions d'agent d'entretien et de restauration au lycée Descartes à Tours depuis le 23 mai 2006. Elle a formulé le 26 juillet 2021 une demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de la ténosynovite du fléchisseur du 5ème rayon de la main droite dont elle souffre. Le conseil médical des agents de la fonction publique territoriale d'Indre-et-Loire a émis un avis défavorable lors de sa séance le 28 avril 2022 à sa demande au motif que toutes les conditions fixées par le tableau n° 57 C annexé au code de la sécurité sociale n'étaient pas remplies et qu'il n'est pas justifié que cette pathologie serait essentiellement et directement causée par l'exercice de ses fonctions. Mme A demande l'annulation de cet avis. Au regard de l'objet de sa demande ainsi que des pièces produites, elle doit également être regardée comme sollicitant l'annulation de l'arrêté n° 2022-3212 du 17 mai 2022 par lequel le président de la région Centre - Val de Loire a refusé de reconnaître comme étant imputable au service la pathologie concernant sa main droite.

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

Sur les conclusions dirigées contre l'avis du comité médical départemental du 28 avril 2022 :

3. Selon l'article 37-6 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux : " Le conseil médical est consulté par l'autorité territoriale : () 3° Lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée dans les cas où les conditions prévues au premier alinéa du même IV ne sont pas remplies. () ".

4. Il résulte clairement de ces dispositions que le comité médical est un organisme consultatif qui est chargé d'émettre des avis préalablement aux décisions que l'autorité administrative compétente doit prendre pour fixer la situation administrative d'un agent au regard de ses droits à congé de maladie. Ces avis ont le caractère d'actes préparatoires à ces décisions et sont dès lors insusceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir.

5. Il s'ensuit, ainsi que le soutient la région Centre - Val de Loire en défense, que les conclusions de Mme A dirigées contre l'avis du comité médical départemental d'Indre-et-Loire en date du 28 avril 2022 sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 17 mai 2022 :

6. Mme A doit être regardée comme demandant également l'annulation de la décision n° 2022-3212 du 17 mai 2022 du président de la région Centre - Val de Loire refusant de reconnaitre imputable au service la tendinopathie de la main droite dont elle souffre. Celle-ci est motivée par la circonstance que toutes les conditions fixées par le tableau MP 57 C ne sont pas remplies et qu'il n'est pas établi que la pathologie doit essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions.

7. Selon l'article 37-2 du décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale, " Pour obtenir un congé pour invalidité temporaire imputable au service, le fonctionnaire, ou son ayant-droit, adresse par tout moyen à l'autorité territoriale une déclaration d'accident de service, d'accident de trajet ou de maladie professionnelle accompagnée des pièces nécessaires pour établir ses droits. () ". L'article 37-9 du même code dispose : " Au terme de l'instruction, l'autorité territoriale se prononce sur l'imputabilité au service et, le cas échéant, place le fonctionnaire en congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la durée de l'arrêt de travail. () ".

8. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, créé par le I de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017, désormais codifié à l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique : " Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau./ Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions./ Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. ". Selon l'article 37-8 du décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale : " Le taux d'incapacité permanente servant de seuil pour l'application du troisième alinéa du même IV est celui prévu à l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale./ Ce taux correspond à l'incapacité que la maladie est susceptible d'entraîner. Il est déterminé par la commission de réforme compte tenu du barème indicatif d'invalidité annexé au décret pris en application du quatrième alinéa de l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite ". Aux termes de l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale : " Le taux d'incapacité mentionné au septième alinéa de l'article L. 461-1 est fixé à 25 %. ".

9. Selon le tableau n° 57 figurant à l'annexe II du code de la sécurité sociale, le n° 57 A concerne l'épaule, le n° 57 B le coude et le n° 57 C le poignet, la main et les doigts. Selon ce dernier tableau, une ténosynovite doit être prise en charge dans un délai de 7 jours et la liste limitative des travaux susceptibles de provoquer cette maladie est la suivante : " Travaux comportant de façon habituelle des mouvements répétés ou prolongés des tendons fléchisseurs ou extenseurs de la main et des doigts. ".

10. Mme A a joint à l'appui de son recours un certificat médical en date du 2 juin 2022 du Dr. J. Herard adressé au Dr C, qui est le médecin généraliste de Mme A, qui concerne la tendinopathie bilatérale de la coiffe des rotateurs du coté gauche dont elle souffre également, qui relève du tableau n° 57A et qui a été reconnue imputable au service. Elle produit également le rapport du service de médecine préventive faisant suite à un examen qui s'est déroulé le 6 janvier 2020 mais qui se prononce sur son coude au regard du tableau n° 57 B, cette pathologie ayant également été reconnue imputable au service. Ces éléments sont sans rapport avec la tendinopathie de la main droite qui est à l'origine de sa demande de reconnaissance d'imputabilité qui lui a été refusée par la décision contestée.

11. S'agissant de la pathologie concernant sa main droite, Mme A, qui ne conteste pas ne pas remplir les conditions fixées par la tableau n° 57 C s'agissant du délai de prise en charge, produit un certificat en date du 2 juin 2022 du Dr D, chirurgien orthopédique et traumatologique, attestant qu'elle présente une tendinopathie du fléchisseur du IV rayon de sa main droite et poursuit : " Cette pathologie peut faire l'objet d'une reconnaissance en maladie professionnelle ", ainsi qu'un certificat en date du 3 juin 2022 du Dr C qui atteste la réalité de sa tendinopathie et indique que celle-ci " peut être en rapport avec son activité professionnelle ". Si la réalité de sa pathologie est ainsi médicalement établie, Mme A ne justifie toutefois pas par le récapitulatif daté du 1er juillet 2022 synthétisant l'ensemble des tâches réalisées depuis 2006 associé au descriptif sommaire de celles-ci dans ses écritures qu'elle serait directement causée par l'exercice des fonctions. Ce moyen n'est dans ces conditions manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

12. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme A sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la région Centre - Val de Loire au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la région Centre -Val de Loire au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la région Centre - Val de Loire.

Fait à Orléans, le 9 octobre 2024.

Le président de la 5e chambre,

Samuel DELIANCOURT

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret, préfète de la région Centre-Val de Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions