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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2202590

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2202590

mercredi 26 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2202590
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE
Avocat requérantLOEHR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 juillet et 27 septembre 2022, M. G D, représenté par Me Alice Loehr, demande au tribunal :

1) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Mayenne l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant la Guinée-Bissau comme pays de destination de sa reconduite ;

2) à titre subsidiaire, d'abroger l'arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Mayenne ;

3) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et, le cas échéant, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;

4) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;

- l'arrêté a été pris à la suite d'une procédure irrégulière en violation de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- l'arrêté n'a pas été précédé d'un examen sérieux de sa situation ;

- le préfet s'est cru en situation de compétence liée ;

- l'arrêté est entaché d'une erreur de fait ;

- l'arrêté méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa fille mineure a déposé une demande d'asile en cours d'instruction ;

- l'arrêté méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2022, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 19 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 décembre 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. F en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Delandre, magistrat désigné ;

- et les observations de Me Loehr, avocate de M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant de la Guinée-Bissau né le 5 mars 1990, a déclaré être entré en France le 31 décembre 2017 sans pouvoir justifier de la régularité de cette entrée. Le 15 janvier 2018, il a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile. Placé en procédure Dublin, le préfet de la Haute-Vienne a pris le 13 avril 2018 une décision de transfert de l'intéressé aux autorités espagnoles. Il a été transféré le 2 mai 2018. Le 3 mars 2020, le requérant a sollicité à nouveau son admission au titre de l'asile. Sa demande a été rejetée par une décision du 10 novembre 2021 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides puis le 20 juin 2022 par la cour nationale du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 30 juin 2022, le préfet de la Mayenne l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination de la Guinée-Bissau.

Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Mayenne :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 30 juin 2022 a été signé par M. B E. Par un arrêté du 3 mai 2022, publié le 4 mai 2022 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Mayenne, le préfet de la Mayenne a donné à M. B E, directeur de la citoyenneté de la préfecture, une délégation de signature à l'effet de signer, notamment, les obligations de quitter le territoire, les décisions fixant les obligations de l'étranger pendant le délai de son départ, les décisions fixant le délai de départ, les interdictions de retour sur le territoire français et les décisions fixant le pays de destination. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, si, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ", il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que cet article s'adresse non pas aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un Etat membre est inopérant.

4. Toutefois, il résulte également de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.

5. Dans le cas prévu au 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision faisant obligation de quitter le territoire français fait suite au constat de ce que la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger, ou de ce que celui-ci ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-1 du même code, à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a été entendu dans le cadre du dépôt de sa demande d'asile à l'occasion de laquelle l'étranger est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit reconnu la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, laquelle doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir toute observation complémentaire, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. En l'espèce, le requérant soutient qu'il n'a pas été en mesure de faire connaître de manière utile et effective son point de vue préalablement à l'édiction de la décision attaquée et notamment qu'il souhaite se maintenir sur le territoire français principalement en raison de la procédure de demande d'asile en cours d'examen de sa fille née le 15 mars 2022. Toutefois, lors du dépôt de sa demande d'asile, l'intéressé a pu faire valoir tous les éléments relatifs à sa situation. Par ailleurs, il n'établit pas qu'il n'avait pu présenter les éléments qu'il invoque ultérieurement alors qu'il lui appartenait d'informer les services préfectoraux de la naissance de sa fille et de sa demande d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe précité ne peut être accueilli. En outre, le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 122-1 et L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'il ressort des dispositions des articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français.

6. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire est motivée. ".

7. En l'espèce, l'obligation de quitter le territoire attaquée du 30 juin 2022 vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration et mentionne les éléments de fait propres à la situation du requérant, notamment relatifs à sa situation familiale, à raison desquels le préfet de la Mayenne l'a obligé à quitter le territoire français à destination de son pays d'origine. Ainsi, même si l'arrêté ne mentionne pas l'existence de sa fille née le 15 mars 2022, l'obligation de quitter le territoire est suffisamment motivée en application des dispositions précitées de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Mayenne n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation du requérant même si l'arrêté attaqué ne fait pas état de la naissance de la fille de l'intéressée.

9. En cinquième lieu, le requérant soutient que le préfet de la Mayenne a commis une erreur de fait en mentionnant dans l'arrêté attaqué qu'il avait déclaré être veuf et père de trois enfants qui résident en Guinée alors qu'il a une fille, née le 15 mars 2022 au Coudray

(Eure-et-Loir) issue de sa relation avec Mme A, et que la demande d'asile présentée pour sa fille est en cours d'examen. Il produit l'acte de naissance de l'enfant établi le 16 mars 2022 par l'officier d'état civil du Coudray et l'attestation de demande d'asile de sa fille délivrée le 6 mai 2022 par la préfecture du Loiret. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile présentée pour la fille du requérant a été rejetée le 13 mai 2022 par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et le requérant ne justifie pas que cette décision a été contestée devant la cour nationale du droit d'asile. Ainsi, le préfet n'a pas commis d'erreur sur ce point. Par ailleurs, la circonstance que le préfet a omis de mentionner dans l'arrêté attaqué que le requérant était le père d'une fille née le 15 mars 2022 ne saurait constituer une erreur de fait.

10. En sixième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Mayenne se serait cru lié par les décisions de l'office français de protection des réfugiés et apatrides et de la cour nationale du droit d'asile pour prendre l'arrêté attaqué.

11. En septième lieu, le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de droit en méconnaissant l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la mesure où la demande d'asile déposée pour sa fille mineure est en cours d'examen ce qui lui permet de se maintenir sur le territoire français. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 9, la demande d'asile de la fille du requérant a été rejetée le 13 mai 2022 par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et l'intéressé ne justifie pas avoir formé un recours contre cette décision devant la cour nationale du droit d'asile. Par suite, à la date de l'arrêté attaqué, il ne bénéficiait plus, ainsi que sa fille, du droit à se maintenir sur le territoire français. Par ailleurs, si le requérant fait valoir que l'attestation de demande d'asile de sa fille C est valable jusqu'au 22 mars 2023, il ressort de l'attestation de demande d'asile, produite par l'intéressé, tendant au réexamen de la situation de sa fille qu'elle a été délivrée le 23 septembre 2022 par la préfète du Loiret, soit postérieurement à l'arrêté attaqué. Ainsi, cet élément est sans incidence sur la légalité de l'arrêté.

12. Enfin, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

13. Le requérant se prévaut de ces stipulations en faisant valoir qu'une demande d'asile a été présentée pour sa fille mineure, que cette demande est en cours d'instruction, qu'ils bénéficient du droit de se maintenir sur le territoire français et que son départ du territoire français aurait pour conséquence de le séparer de sa fille. Toutefois, il est entré récemment en France. Il ressort des pièces produites par le préfet de la Mayenne que les demandes d'asile de l'intéressé, de la mère de sa fille et de sa fille ont été définitivement rejetées par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et par la cour nationale du droit d'asile. En outre, le requérant n'est pas dépourvu de liens familiaux dans son pays dans lequel résident ses trois autres enfants. Rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstitue soit dans le pays du requérant soit dans celui de la mère de sa fille. Ainsi, l'arrêté attaqué n'a pas pour effet de séparer les membres de la famille. Par suite, compte tenu notamment des conditions d'entrée et de séjour en France de l'intéressé, l'arrêté attaqué ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Enfin, pour les mêmes motifs, l'arrêté du préfet n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions du requérant tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Mayenne doivent être rejetées.

Sur les conclusions subsidiaires tendant à l'abrogation de l'arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Mayenne :

15. Lorsqu'il est saisi de conclusions tendant à l'annulation d'un acte réglementaire, le juge de l'excès de pouvoir apprécie la légalité de cet acte à la date de son édiction. S'il le juge illégal, il en prononce l'annulation. Ainsi saisi de conclusions à fin d'annulation recevables, le juge peut également l'être, à titre subsidiaire, de conclusions tendant à ce qu'il prononce l'abrogation du même acte au motif d'une illégalité résultant d'un changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à son édiction, afin que puissent toujours être sanctionnées les atteintes illégales qu'un acte règlementaire est susceptible de porter à l'ordre juridique. Il statue alors prioritairement sur les conclusions à fin d'annulation. Dans l'hypothèse où il ne ferait pas droit aux conclusions à fin d'annulation et où l'acte n'aurait pas été abrogé par l'autorité compétente depuis l'introduction de la requête, il appartient au juge, dès lors que l'acte continue de produire des effets, de se prononcer sur les conclusions subsidiaires. Le juge statue alors au regard des règles applicables et des circonstances prévalant à la date de sa décision.

16. En se prévalant de ces principes, le requérant demande, à titre subsidiaire, d'abroger l'arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Mayenne en faisant valoir que compte tenu du changement de circonstances résultant de ce que sa fille mineure C dispose d'une attestation de demande d'asile en vue du réexamen de sa situation délivrée le 23 septembre 2022 par la préfète du Loiret dont la validité expire le 22 mars 2023 ce qui lui permet de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides et, le cas échéant, la décision de la cour nationale du droit d'asile, l'arrêté est devenu illégal et l'obligation de quitter le territoire ne peut plus être exécutée car son exécution aurait pour conséquence la violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Toutefois, l'arrêté du 30 juin 2022 ne constitue pas un acte réglementaire. Par suite, sa demande d'abrogation est irrecevable.

17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. D doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, ses conclusions en injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. G D et au préfet de la Mayenne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2022.

Le magistrat désigné,

Jean-Michel F

Le greffier,

Roger MBELANI

La République mande et ordonne au préfet de la Mayenne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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