jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2203262 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SCP ROBILIARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 septembre 2022, Mme A C, représentée par Me Robiliard, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 10 juin 2022 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un titre de séjour en raison de son état de santé dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1.
Elle soutient que :
- il n'est pas établi que le signataire de l'arrêté en cause était titulaire d'une délégation régulièrement publiée ;
- à la suite de son départ de Guinée, où elle n'a plus de parents et où son oncle voulait la marier de force, elle est venue en France où elle a pu bénéficier des soins que nécessitait son œil gauche, y compris une greffe de cornée ; elle doit faire l'objet d'un suivi régulier en ophtalmologie et il a été récemment question de pratiquer une nouvelle intervention chirurgicale ; il est donc primordial qu'elle puisse avoir accès à des soins spécialisés et très techniques qui ne sont pas possibles en Guinée ; son état de santé nécessite aussi la prise d'antibiotiques de manière urgente lorsqu'elle souffre d'infections à l'œil, et en l'absence de traitement adéquat, une infection pourrait se généraliser et provoquer une septicémie : il est patent que la prise en charge de son état en Guinée serait plus que compliquée, voire impossible ; par suite, le préfet a entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation lorsqu'il a estimé que le défaut de prise en charge n'entraînerait aucune conséquence d'une extrême gravité ;
- en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination : elle n'a plus en Guinée aucune attache autre que l'oncle qui a voulu la marier de force lorsqu'elle était mineure et dont les coups ont entraîné sa pathologie à l'œil ; en cas de retour dans son pays d'origine, elle serait exposée à un traitement contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, tant en raison des risques relatifs au mariage qu'en ce qui concerne son état de santé ;
- elle dispose de motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour, en raison de son état de son état de santé et de l'absence de prise en charge en Guinée, ce qui impliquerait la dégradation irrémédiable et très rapide de son état de santé ;
- par suite, le refus de titre de séjour et, par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement, doivent être annulés.
Par un mémoire enregistré le 26 septembre 2022, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Le préfet de Loir-et-Cher a informé le tribunal que, par un arrêté du 14 septembre 2022, notifié le 21 septembre 2022, il a assigné Mme C à résidence dans le département de Loir-et-Cher pour une durée de quarante-cinq jours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme F pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme F a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, ressortissante guinéenne née le 20 décembre 1999, est entrée en France le 11 octobre 2018, selon ses déclarations. Le 23 avril 2022, elle a sollicité son admission au séjour au motif de son état de santé. Par un arrêté en date du 10 juin 2022, le préfet de Loir-et-Cher a refusé de faire droit à la demande de l'intéressée, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Mme C a présenté une requête contre cet arrêté.
2.Par un arrêté du 14 septembre 2022, intervenu en cours d'instance, notifié à Mme C le 21 septembre 2022, et communiqué au greffe de ce tribunal le 22 septembre 2022, le préfet de Loir-et-Cher a, sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, prononcé l'assignation à résidence de la requérante pour une durée de quarante-cinq jours dans le département de Loir-et-Cher. Il appartient dès lors au magistrat désigné par le président du tribunal administratif, en application des dispositions des articles L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-17 du code de justice administrative, de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le délai de départ volontaire et la décision fixant le pays de destination ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, sur les conclusions accessoires à fin d'injonction. La formation compétente du tribunal - qui statuera sur l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 - reste saisie des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour et, en tant qu'elles s'y rattachent, des conclusions accessoires à fin d'injonction.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence du signataire :
3. L'arrêté du 10 juin 2022 a été signé par M. Nicolas Hauptmann, secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher. Par un arrêté du 25 janvier 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. D B, préfet de Loir-et-Cher, a donné délégation à M. E à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () correspondances () relevant des attributions de l'Etat dans le département de Loir-et-Cher ", cette délégation comprenant " notamment, la signature de tous les actes administratifs et correspondances relatifs au séjour et à la police des étrangers ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et doit être écarté, y compris en tant qu'il est soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour contenue dans l'arrêté attaqué.
En ce qui concerne les moyens tirés, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de Loir-et-Cher, se fondant sur l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) le 12 mai 2022, a estimé que l'état de santé de Mme C nécessitait une prise en charge dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. La requérante fait valoir qu'à la suite des coups dont elle a été victime en Guinée, son œil gauche avait besoin de soins et qu'elle a pu bénéficier d'une greffe de cornée en France, mais qu'elle a toujours besoin d'un suivi régulier en ophtalmologie et qu'il a été au demeurant récemment question de pratiquer une nouvelle intervention chirurgicale, en soutenant qu'il est primordial qu'elle puisse avoir accès à des soins spécialisés et très techniques qui ne sont pas possibles en Guinée, ainsi que, en urgence lorsqu'elle souffre, ainsi qu'elle y est sujette, d'infections à l'œil d'antibiotiques sans lesquels une infection pourrait se généraliser et provoquer une septicémie. Elle produit à l'appui de ses affirmations un compte-rendu de l'intervention chirurgicale subie en avril 2019 aux fins de greffe, un compte-rendu établi le 26 décembre 2019 à la suite de son hospitalisation, deux jours auparavant, en raison d'un abcès sur le greffon, donnant lieu à la prescription de médicaments pour une durée de six jours, ainsi que les courriers fixant des rendez-vous avec le praticien qui l'a opérée en avril 2019, pour une " consultation cornée " en décembre 2019, et des " consultations ophtalmo générale ", en décembre 2020 et décembre 2021, et un courrier du 16 mars 2021 fixant un rendez-vous pour le 29 mars suivant au service ophtalmologie de l'hôpital d'Orléans, pour une " consultation pré-chirurgie ". Ces éléments sont toutefois insuffisants pour établir l'existence de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de prise en charge de l'état de santé de la requérante et ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet de Loir-et-Cher, au vu de l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII, en ce qui concerne les conséquences de l'absence de prise en charge. Par suite, la requérante, qui, eu égard à ce qui vient d'être dit, ne peut utilement soutenir que sa prise en charge médicale en Guinée serait " plus que difficile, voire impossible ", n'est pas fondée à soutenir que le préfet, en refusant de lui délivrer un titre de séjour en raison de son état de santé, aurait méconnu les dispositions citées au point précédent.
6. A supposer qu'en indiquant qu'elle " dispose de motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour, en raison de son état de son état de santé et de l'absence de prise en charge en Guinée, ce qui impliquerait la dégradation irrémédiable et très rapide de son état de santé ", la requérante ait entendu soutenir que le refus de titre qui lui a été opposé serait entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes duquel " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ", d'une part, les circonstances dont il est fait état, et à l'appui desquelles, ainsi qu'il a été dit, il n'est produit aucun élément de nature à établir que le défaut de prise en charge pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni même que les soins dont fait état la requérante ne pourraient pas être dispensés en Guinée, ne peuvent à elles seules être constitutives de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnelles au sens de ces dispositions, et d'autre part et en tout état de cause, la requérante n'établit ni même n'allègue avoir présenté une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de ces dispositions, alors que le préfet n'a pas examiné sa demande sur ce fondement. Par suite, le moyen, soulevé par la voie de l'exception, doit être écarté.
7. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision portant refus de titre de séjour sur la situation de l'intéressée
8. Il suit de là que Mme C n'est pas fondée à soutenir, par la voie de l'exception, que la décision par laquelle le préfet de Loir-et-Cher a refusé de faire droit à sa demande de titre de séjour serait illégale.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
9. Il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 6 du présent jugement que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté. La requérante, qui ne soulève aucun autre moyen s'agissant de cette décision, n'est en conséquence pas fondée à en demander l'annulation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes de ces dernières stipulations : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
11. Si Mme C soutient qu'en cas de retour en Guinée, elle encourt le risque de subir des traitements inhumains ou dégradants, le moyen, en tant qu'il est fondé sur l'état de santé de la requérante, doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 5 du présent jugement. Par ailleurs, si la requérante fait valoir que sa pathologie est liée aux coups portés par son oncle, seule famille qui lui reste dans son pays d'origine à la suite du décès de ses parents, et qui voulait la marier de force alors au surplus qu'elle était âgée de seulement quatorze ans, elle n'apporte à l'appui de ses affirmations aucun élément de nature à établir la véracité de ces allégations. Par suite, le préfet de Loir-et-Cher, en fixant la Guinée, pays dont la requérante a la nationalité, comme pays de destination de la mesure d'éloignement, n'a pas méconnu les stipulations et dispositions citées au point précédent.
12. Il suit de là que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de cette décision.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme C, tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement contenues dans l'arrêté du 10 juin 2022 doivent être rejetées, ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, les conclusions à fin d'injonction dont elles sont assorties.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de Mme C, tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement contenues dans l'arrêté du 10 juin 2022 doivent être rejetées, ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, les conclusions à fin d'injonction dont elles sont assorties.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet de Loir-et-Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La magistrate désignée,
Véronique F
Le greffier,
Roger MBELANI
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026