mercredi 8 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2203345 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | SELARL DA COSTA DOS REIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27 septembre 2022, 9 novembre 2022 et 5 janvier 2023, M. A C, représenté par Me Dos Reis, de la Selarl Da Costa Dos Reis, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 juillet 2022 du préfet de la Loire-Atlantique refusant l'échange de son permis de conduire russe contre un permis français ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui communiquer l'original de son permis de conduire ou, à défaut, de lui délivrer un permis de conduire français, ce dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision, puis passé ce délai sous astreinte de 200 euros par jour et par document à communiquer ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1999 sur l'aide juridictionnelle, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de la décision attaquée ;
- cette décision est erronée dans ses motifs, dès lors qu'en réalité l'original de son permis de conduire russe a été perdu par les services de la préfecture de la Loire-Atlantique et que, lui-même ne peut donc fournir cet original ;
- s'il a abrogé sa décision de refus, le préfet ne lui a pas délivré de permis français, se bornant à rouvrir l'instruction, alors que lui-même est dans l'impossibilité de fournir l'original de son permis russe, ce qui justifie sa demande d'injonction.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 octobre 2022 et 11 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut, dans le dernier état de ses écritures, à ce qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.
Il soutient que :
- la requête est devenue sans objet, eu égard à l'abrogation de la décision du 22 juillet 2022 résultant du courrier du 13 octobre 2022 adressé au requérant ;
- il appartient au requérant de déposer une nouvelle demande d'échange sur le site dédié de l'ANTS (Agence nationale des titres sécurisés), en produisant, à l'appui de sa demande, la copie du courrier du 11 janvier 2023 que le Centre d'expertise ressources titres échanges de permis de conduire étrangers (CERT) lui a adressé ; la production du permis de conduire sera lancée en l'absence d'original du permis de conduire russe.
Par un mémoire, enregistré le 16 janvier 2023, M. A C, représenté par Me Dos Reis, de la Selarl Da Costa Dos Reis, demande au tribunal :
1°) de lui donner acte de son désistement, s'agissant de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1999 sur l'aide juridictionnelle, ainsi que les entiers dépens.
M. C a été admis l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- l'arrêté du 12 janvier 2012 modifié fixant les conditions de reconnaissance et d'échange des permis de conduire délivrés par les Etats n'appartenant ni à l'Union européenne, ni à l'Espace économique européen ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application de l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Loisy, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que M. C, ressortissant russe, titulaire en dernier lieu d'une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale " valable jusqu'au 3 janvier 2023, a déposé le 22 août 2019 auprès des services de la préfecture d'Eure-et-Loir une demande d'échange de son permis de conduire russe, délivré le 4 juillet 2011, contre un permis français. Il s'est alors vu remettre, par le service chargé du recueil des demandes d'échange à Chartres, " une attestation de dépôt de l'original de son permis de conduire russe " datée du 22 août 2019, précisant qu'il disposait de droits à conduire jusqu'au 22 août 2020. Le 27 octobre 2020, M. C a déposé une nouvelle demande d'échange de son permis de conduire russe auprès des services de la préfecture de la Loire-Atlantique. Il s'est alors vu remettre, par le service chargé du recueil des demandes d'échange à Nantes, " une attestation de dépôt de l'original de son permis de conduire russe " datée du 20 juillet 2021, précisant qu'il disposait de droits à conduire jusqu'au 20 juillet 2022. Toutefois, par une attestation datée du 28 février 2022, le préfet d'Eure-et-Loir a mentionné que M. C avait bien déposé une demande d'échange de son permis de conduire russe le 22 août 2019 auprès des services de la préfecture, que son dossier avait été transmis au CERT de Nantes, que les services de la préfecture, alors que l'orignal du ce dossier leur aurait été retourné en recommandé n° 2C13207915824 le 5 mars 2020, n'en " retrouvent aucune trace ", que ces " services étant dans l'impossibilité de fournir l'original de ce permis, () M. 2C13207915824 est également dans l'impossibilité de fournir ce même document ". Puis, par une décision du 22 juillet 2022, le préfet de la Loire-Atlantique (CERT) a rejeté la demande d'échange de M. C au motif qu'il n'avait pu fournir l'original de son permis de conduire. Toutefois, par une nouvelle décision du 13 octobre 2022, ce préfet a informé l'intéressé de l'abrogation de la décision du 22 juillet 2022, de la ré-ouverture de l'instruction de sa demande d'échange, en l'informant d'avoir à formuler une nouvelle demande via le dispositif de télé-procédure auprès de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Puis, par un courrier du 11 janvier 2023, ce préfet a précisé en substance à M. C qu'il était dispensé de joindre à sa demande l'original de son permis de conduire, ce qu'il a confirmé au tribunal, dans un mémoire du même jour, en indiquant que la production du permis de conduire sera lancée en l'absence d'original du permis de conduire russe.
2. Au vu de l'ensemble de ces circonstances, M. C, dans le dernier état de ses écritures, demande au tribunal de lui donner acte de son désistement, s'agissant de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1999 sur l'aide juridictionnelle, ainsi que les entiers dépens.
Sur le désistement de M. C, s'agissant de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction :
3. Le désistement de M. C est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions formulées au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1999 sur l'aide juridictionnelle, ainsi qu'en matière de dépens :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. C d'une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
5. En revanche, les conclusions de M. C relatives à la charge des dépens sont dépourvues d'objet dans le cadre de la présente instance et ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. C.
Article 2 : L'Etat versera à M. C une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 3 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 8 février 2023.
Le magistrat désigné,
Paule B
Le greffier,
Roger MBELANI La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026