Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2203354

jeudi 22 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2203354
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMANDEVILLE

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a constaté, par ordonnance du 22 août 2024, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B. Celui-ci demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Vernais du 7 avril 2022 attribuant l'exploitation de parcelles communales à M. et Mme D. Cette délibération ayant déjà été annulée par un précédent jugement définitif du même tribunal, les conclusions de M. B étaient devenues sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et à fin d'injonction, et a condamné la commune à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 27 septembre 2022, le 18 septembre 2023 et le 9 octobre 2023, M. C B, représenté par Me Mandeville, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération n °157 adoptée par le conseil municipal de Vernais le 7 avril 2022, en tant qu'elle attribue l'exploitation des parcelles cadastrées section B n°342 et n°348 à M. E D et Mme A D ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la commune de Vernais d'engager une nouvelle procédure d'attribution des parcelles communales dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Vernais une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2023, la commune de Vernais, représentée par Me Bouillaguet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. En l'espèce, par la délibération n° 157 adoptée le 7 avril 2022, le conseil municipal de de Vernais (Cher) a procédé à l'attribution de l'exploitation des parcelles cadastrées section B n°342 et n°348 à M. E D et Mme A D. Par un jugement du tribunal administratif d'Orléans n° 2201340 du 11 avril 2024 devenu définitif, cette délibération a été annulée. Par conséquent, les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la même délibération ont perdu leur objet. Il s'ensuit qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, ainsi que, par voie de conséquence, sur celles présentées à fin d'injonction.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Vernais présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Vernais la somme de 1 500 euros à verser à M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. B.

Article 2 : La commune de Vernais versera la somme de 1 500 euros à M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et à la commune de Vernais.

Fait à Orléans, le 22 août 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.