mardi 10 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2203462 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | SCP ROBILIARD |
Vu la procédure suivante :
Par des courriers enregistrés le 7 juin 2022 et le 9 septembre 2022, M. et Mme C, représentés par Me Robiliard, avocat, demandent au tribunal :
1°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher, sous astreinte, de délivrer à Mme C une carte de séjour temporaire portant la mention " carte de séjour d'un citoyen de l'Union " d'une durée de cinq ans, et de délivrer à M. C une carte de séjour temporaire portant la mention " carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen de l'Union ", afin d'assurer l'exécution du jugement n° 2001767 rendu le 29 mars 2021 par le tribunal ;
2°) de condamner l'Etat à leur verser une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance du 5 octobre 2022, le président du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 6 septembre 2023, le préfet de Loir-et-Cher conclut au non-lieu à statuer sur la demande de M. et Mme C.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un jugement n° 2001767 du 29 mars 2021, le tribunal, après avoir annulé la décision du 17 février 2020 du préfet de Loir-et-Cher rejetant les demandes de carte de séjour temporaire présentées par les requérants, a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " carte de séjour d'un citoyen de l'Union " à Mme C et une carte de séjour temporaire portant la mention " carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen de l'Union " à M. C, d'une durée de validité correspondant à la durée de séjour envisagée de Mme C, dans la limite de cinq années. Si le préfet de Loir-et-Cher a, tout d'abord, délivré aux intéressés le 25 juin 2021 des cartes de séjour temporaires d'une durée de six mois, puis les a mis en possession le 10 mai 2022 de cartes de séjour temporaire valables du 25 décembre 2021 au 24 décembre 2022, il n'est pas contesté qu'il leur a remis le 14 novembre 2022, après l'ouverture de la présente procédure juridictionnelle, des cartes de séjour temporaires valables du 17 octobre 2022 au 16 octobre 2027. La demande de M. et Mme C tendant à ce que le tribunal prononce une astreinte à l'encontre de l'Etat afin d'assurer l'exécution du jugement n° 2001767 du 29 mars 2021 a ainsi perdu son objet. Il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée par M. et Mme C sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. et Mme C tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures nécessaires à l'exécution de son jugement n° 2001767 du 29 mars 2021.
Article 2 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B et A C et au préfet de Loir-et-Cher.
Fait à Orléans, le 10 octobre 2023.
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026