vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2203960 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | HERVOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 7 novembre 2022 et le 29 juin 2023, MmJka, représentée par Me Tournier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 25 octobre 2022 pris par la préfète du Loiret portant refus de renouvellement du titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant comme pays de destination celui dont elle a la nationalité ou tout autre pays susceptible de l'accueillir légalement ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de renouveler le titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 jours par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Loiret, dans l'attente, de délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de condamner l'Etat à verser à Me Tournier, avocate de la requérante, la somme de 1300 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi de 1991 relative à l'aide juridictionnelle, sous réserve qu'elle renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
- il a été pris par un auteur incompétent pour ce faire ;
- il est insuffisamment motivé.
Sur la décision de refus de renouvellement du titre de séjour :
- elle méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour ;
- elle est illégale car la requérante remplit les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale car la requérante remplit les conditions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est contraire à l'article 6 de la directive 2008/115/CE de 2008 et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle méconnaît l'article 7 de la directive 2008/115/CE de 2008.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mai 2023, la préfète du Loiret, représentée par Me Hervois conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
MmJka a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 novembre 2022.
Par une ordonnance du 25 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 septembre 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil de 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Guével a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. MmJka, ressortissante gabonaise, née le 24 décembre 1987, est entrée sur le territoire français en juillet 2016 en étant munie d'un visa de court séjour selon ses déclarations, avant de regagner son pays d'origine le 3 août 2016. La requérante est de nouveau entrée sur le territoire français le 1er janvier 2017 où elle a donné naissance le 29 avril 2017 à son enfantKis D, qui a fait l'objet d'une reconnaissance anticipée de paternité par un ressortissant français, MIid D. Elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile, mais sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides et par la Cour nationale du droit d'asile. MmHka a bénéficié d'une carte de séjour temporaire valable du 3 septembre 2019 au 2 septembre 2020. Toutefois, la préfète du Loiret, par un arrêté de 20 août 2021 a refusé de renouveler son titre de séjour, a fait obligation à l'intéressée de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. En cours d'instance, la préfète du Loiret a assigné l'intéressée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours par un arrêté du 15 mars 2022. MmHka a demandé l'annulation de cet arrêté. Si, par un jugement du 21 mars 2022, le magistrat désigné a annulé l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, la formation collégiale du tribunal a, en revanche, par un jugement du 28 octobre 2022, rejeté les conclusions de la requête tendant à l'annulation du refus de séjour. Par un arrêté du 25 octobre 2022, la préfète du Loiret a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
2. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. Christophe Carol, secrétaire général adjoint de la préfecture du Loiret. Par un arrêté du 27 juillet 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, la préfète du Loiret a donné délégation à M. Christophe Carol, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Benoît Lemaire, secrétaire général, à l'effet de signer notamment " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département du Loiret ", à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B n'aurait pas été absent ou empêché. Par suite, le moyen manque en fait et doit être écarté.
3. En second lieu, l'arrêté du 25 octobre 2022 en litige mentionne les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement au sens de l'article L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il est dès lors suffisamment motivé même s'il ne reprend pas l'ensemble des éléments dont MmHka entend se prévaloir. Par suite, le moyen doit être écarté.
Sur la décision de refus de renouvellement du titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". De plus, aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant () ".
5. MmHka a donné naissance le 29 avril 2017 Kis D, reconnu de manière anticipée le 14 avril 2017 par son père, MIid D, ressortissant français. La préfète du Loiret a refusé de renouveler le titre de séjour demandé sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par MmHka, au motif qu'il existe un faisceau d'indices permettant d'établir l'existence d'une reconnaissance frauduleuse du lien de paternité à visée migratoire. A la suite d'un signalement du service départemental de fraude le 7 janvier 2022, une enquête civile a été réalisée par les services de la direction interdépartementale de la police aux frontières. En septembre 2022, la procureure de la République a saisi le tribunal judiciaire d'Orléans d'une action en annulation de la reconnaissance anticipée effectuée par MIid D. Soupçonnant une fraude sur la reconnaissance de paternité anticipée faite par MIid D, la préfète du Loiret a estimé que MIid D ne participait pas à l'entretien et à l'éducation de l'enfant et que les parents de l'enfant n'ont jamais mené de vie commune et que MIid D aurait réalisé en 2018 une reconnaissance anticipée avec une ressortissante angolaise. En tout état de cause, la préfète du Loiret doit être regardée, par les éléments recueillis par ses services, comme ayant apporté des indices suffisants à établir les faits de suspicion de fraude reprochés à MIid D et, par conséquent, la circonstance que son enfant s'est vu reconnaître la nationalité française grâce aux procédés frauduleux dont il a usé. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas établi, que M. D contribuerait à l'entretien et à l'éducation de son enfant depuis la naissance ou depuis au moins deux ans, par la seule production de deux photographies et de six virements bancaires d'un montant allant de 75 à 100 euros sur une période d'un an consentis au bénéfice de MmHka, et en l'absence d'une décision de justice fixant une contribution paternelle. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. "
7. En deuxième lieu, dès lors que la demande de titre de séjour de MmHka a été présentée sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète du Loiret n'était pas tenue d'examiner d'office si celle-ci pouvait prétendre à un titre de séjour sur un autre fondement, notamment sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont elle se prévaut. Par ailleurs, si MmHka déclare résider sur le territoire français depuis le 1er janvier 2017, soit depuis 5 ans à la date de la décision en litige, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'elle est célibataire, mère de 2 enfants, à la date de la décision attaquée, mais n'établit ni même n'allègue l'existence d'aucune relation à cette date, en tout cas ne démontre pas entretenir des liens anciens, intenses et stables sur le territoire français. MmHka ne démontre pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine dans lequel a elle a vécu pendant presque trente ans. Si, au cours des années 2020 et 2021, la requérante établit avoir participé à des stages et ateliers de courtes durées, de manière ponctuelle, à des formations et avoir travaillé quelques jours en qualité d'agent de propreté, dispose d'un diplôme en qualité d'agente de restauration depuis le 22 juillet 2021, et est bénévole au Secours populaire, toutefois, ces éléments ne suffisent pas à justifier d'une réelle insertion professionnelle. Par suite, le moyen doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ".
9. MmHka est mère de 2 enfants mineurs à la date de la décision attaquée, dont la situation est indissociable de la sienne et qui peuvent l'accompagner au Gabon, alors notamment, d'une part, que l'enfant Carène Ulricka Taty Rassendjino est née au Gabon d'un père de nationalité gabonaise dont il n'est pas établi ni même allégué qu'il résiderait en France en situation régulière, d'autre part, qu'ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugemenKis D n'entretient aucune relation avec son père. De plus, rien ne fait obstacle à ce qu'ils poursuivent leur scolarité au Gabon. Dans ces circonstances et au regard de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement, la préfète du Loiret n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation et n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
11. Pour les motifs exposés au point 9 du présent jugement, la décision attaquée ne méconnaît pas l'intérêt supérieur de l'enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision de refus du titre de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas été prise sur le fondement d'une décision illégale. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ".
14. Ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, il n'est pas établi que M. D entretient une relation avec son filsKis D, ni contribue à son éducation et à son entretien. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pris pour la transposition de l'article 6 de la directive 2008/115/CE concernant la décision de retour en application de la loi du 16 juin 2011 : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () "
16. MmHka réside en France depuis le 1er janvier 2017 selon ses déclarations. Elle a été en situation régulière du 3 septembre 2019 au 2 septembre 2020. Son titre de séjour n'ayant pas été renouvelé, la préfète du Loiret pouvait, sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, prendre l'obligation de quitter le territoire attaquée et les décisions liées subséquentes. Par suite, le moyen doit être écarté.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire :
17. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pris pour la transposition de l'article 7 de la directive 2008/115/CE concernant le délai de départ volontaire par la loi du 16 juin 2011 : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".
18. La requérante ne fait état d'aucune circonstance particulière qui serait de nature à démontrer que sa situation nécessitait, à titre exceptionnel, l'octroi d'un délai supérieur à trente jours. Par suite, le moyen doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de MmHka doit être rejetée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
20. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par MmHka ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions liées aux frais d'instance :
21. Par voie de conséquence du rejet des conclusions en annulation et en injonction, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de MmJka est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à MmJka et à la préfète du Loiret.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Guével, président-rapporteur,
M. E C,
Mme F A.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
Benoist GUÉVEL
L'assesseur le plus ancien,
E C
Le greffier,
Benoît VESIN
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2203960
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026