jeudi 15 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2204589 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL WALTER & GARANCE |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré enregistré 26 décembre 2022, le préfet d'Indre-et-Loire demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2022 par lequel le maire de la commune de la Croix-en-Touraine a délivré un permis de construire pour la construction d'un carport ouvert rue de la Tannerie.
Il soutient que :
- l'arrêté méconnaît les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes Bléré-Val-de-Cher applicables à la zone N ;
- il méconnaît les dispositions du règlement du plan de prévention des risques naturels prévisibles d'inondation du Val du Cher applicables à la zone A3.
La procédure a été communiquée à la commune de La Croix-en-Touraine et à M. B A qui n'ont pas produit d'observations.
Par ordonnance du 15 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 5 décembre 2023.
Par un courrier du 19 janvier 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal est susceptible de se fonder sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité du déféré en raison de sa tardiveté, le recours gracieux étant tardif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pajot,
- et les conclusions de Mme Dumand, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 19 mai 2022, M. A a déposé une demande de permis de construire pour la construction d'un carport ouvert d'une surface de 39 m² sur un terrain situé 7 rue de la Tannerie sur le territoire de la commune de la Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire). Par un arrêté du 26 juillet 2022, la commune a délivré le permis de construire. Par un courrier du 14 octobre 2022, la préfète d'Indre-et-Loire a invité la commune à procéder au retrait dudit permis et par un courrier du 27 octobre 2022, la commune a refusé de faire droit à la demande. Par le présent déféré, le préfet d'Indre-et-Loire demande l'annulation de l'arrêté du 26 juillet 2022.
2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission () ". Selon l'article L. 2131-2 de ce même code : " I.- Sont transmis au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement, dans les conditions prévues au II : () 6° Le permis de construire et les autres autorisations d'utilisation du sol et le certificat d'urbanisme délivrés par le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale, lorsqu'il a reçu compétence dans les conditions prévues aux articles L. 422-1 et L. 422-3 du code de l'urbanisme () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le représentant de l'Etat a reçu l'arrêté litigieux pour contrôle de légalité le 29 juillet 2022. Or, il a exercé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté par courrier du 14 octobre 2022, soit plus de deux mois après la transmission de l'acte. Ce recours gracieux n'a pu dès lors proroger le délai de recours contentieux, de sorte que le déféré du préfet, enregistré le 26 décembre 2022 est tardif.
4. Il résulte de ce qui précède que le déféré est tardif, et par suite irrecevable, et doit être rejeté.
D E C I D E :
Article 1er : Le déféré du préfet d'Indre-et-Loire est rejeté.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet d'Indre et Loire, à la commune de la Croix-en-Touraine et à M. B A.
Délibéré après l'audience du 1er février 2024, à laquelle siégeaient :
M. Lacassagne, président,
Mme Pajot, conseillère,
M. Gasnier, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.
La rapporteure,
Anne-Laure PAJOT
Le président,
Denis LACASSAGNELa greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026