mercredi 12 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2300064 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | ERDOGAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2023, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 novembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire a rejeté son recours contre une décision du 26 avril 2021 et, en conséquence, la décision du 26 avril 2021 lui réclamant un indu de prime d'activité de 2 266,48 euros constitué sur la période du 1er février 2020 au 31 mars 2021 et un indu d'aide personnalisée au logement de 1 147,79 euros constitué sur la période du 1er juillet 2019 au 30 avril 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a intérêt à agir et son recours est exercé dans les délais ;
- il n'a jamais repris la vie commune avec Mme C B après leur séparation, et depuis juin 2019, a résidé au 3, allée Moncontour à Tours (37000), puis depuis janvier 2021, au 70, rue Germain Baujard à D (18400) ; les indus qui lui sont réclamés sont donc infondés.
Par un mémoire, enregistré le 7 avril 2023, la caisse d'allocations familiales
d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la contestation de M. B, formulée à la suite de la mise en demeure qui lui a été adressée le 13 septembre 2022, est forclose, dès lors les indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement ont été notifiés à Mme et M. B par une lettre datée du 26 avril 2021, reçue le 30 avril 2021, et qu'ils n'ont pas introduit de recours administratif préalable dans le délai de deux mois à compter de cette décision ;
- en tout état de cause, en vertu du principe de solidarité entre époux, M. B ne peut se dédouaner du remboursement d'une dette due par son épouse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Loisy en application de l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Loisy, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 26 avril 2021, reçue le 30 avril 2021, la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire a notifié à Mme et M. B, à l'adresse 3, place Marescot à Tours (37000), qu'ils étaient redevables de la somme de 7 929,24 euros correspondant, pour partie, à un indu de prime d'activité de 2 266,48 euros pour la période de février 2020 à mars 2021 et à un indu d'aide personnalisée au logement de 1 147,79 euros pour la période de septembre 2019 à avril 2021. Postérieurement, par une lettre du 13 septembre 2022, la caisse d'allocations familiales a adressé à M. B, à l'adresse 70, rue Germain Baujard à D (18400), une mise en demeure d'avoir à payer la somme de 2 924,97 euros correspondant au total 1/ de l'indu de 2 266,48 euros de prime d'activité et 2/ du solde de 658,49 euros de l'indu d'aide personnalisée au logement. M. B a contesté cette mise en demeure, en faisant valoir qu'il n'était pas au courant du courrier du 26 avril 2021. Par une lettre du 28 novembre 2022, la caisse d'allocations familiales l'a informé qu'elle ne donnerait pas suite à sa demande, dès lors qu'il n'avait pas, dans un délai de deux mois, contesté la décision du 26 avril 2021, reçue le 30 avril 2021. Par sa requête, enregistrée le 9 janvier 2023, M. B demande au tribunal d'annuler la décision du 28 novembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire a rejeté son recours contre une décision du 26 avril 2021 et, en conséquence, la décision du 26 avril 2021 lui réclamant un indu de prime d'activité de 2 266,48 euros constitué sur la période du 1er février 2020 au 31 mars 2021 et un indu d'aide personnalisée au logement de 1 147,79 euros constitué sur la période du 1er juillet 2019 au 30 avril 2021.
2. Aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. Les recours contentieux relatifs aux décisions mentionnées au premier alinéa du présent article sont portés devant la juridiction administrative. () ". Aux termes de l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire. ". Il résulte de ces dispositions qu'un recours contentieux tendant à l'annulation de la décision du directeur d'une caisse d'allocations familiales ordonnant le reversement d'un indu de prime d'activité ou d'aide personnalisée au logement n'est recevable que si l'intéressé a préalablement exercé un recours administratif auprès de cette caisse dans les conditions prévues par les articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation.
3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que, par une lettre du 26 avril 2021, adressée en recommandé avec accusé de réception, distribuée le 30 avril 2021 selon une attestation des services de La Poste, Mme B et M. B se sont vu notifier, à l'adresse 3, place Marescot à Tours (37000) les indus en litige. Or, en dépit des indications sur les voies et délais de recours figurant au bas de la lettre de notification, il ne résulte pas de cette même instruction que M. B ou/et Mme B auraient introduit, dans le délai de 2 mois, une contestation sur le bien-fondé des indus en litige auprès de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales
d'Indre-et-Loire. M. B fait valoir, à cet égard, qu'en avril 2021, il ne résidait plus 3, place Marescot, n'ayant jamais repris la vie commune avec Mme B après leur séparation, et ayant résidé, depuis juin 2019, au 3, allée Moncontour à Tours (37000), puis depuis janvier 2021, au 70, rue Germain Baujard à D (18400). Toutefois, si, lors de la demande de revenu de solidarité active qu'elle a déposée le 10 août 2019, Mme B s'est déclarée séparée depuis le 1er janvier 2018, il ressort du rapport de contrôle daté du 19 février 2021 émanant des services de la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire, qu'en 2021, M. B était toujours co-titulaire du bail de location pour l'appartement du 3, rue Marescot, dont il continuait à assurer le paiement d'une partie des charges (loyer et électricité selon les déclarations de la fille du couple), et que le couple disposait toujours d'un compte bancaire joint. Au regard de ces circonstances, et alors que M. B ne produit aucun document attestant de démarches qu'il aurait entreprises auprès des services de La Poste pour signaler un changement d'adresse, notamment en demandant que son courrier, à compter en particulier du 1er janvier 2021, lui soit adressé ou réexpédié chez son fils à D (18400), il doit être regardé comme ayant régulièrement reçu notification de la décision de la caisse d'allocations familiales du 26 avril 2021. M. B n'allègue pas, au demeurant, que Mme B n'aurait pas eu qualité pour recevoir le pli recommandé contenant la lettre du 26 avril 2021. Ainsi, le requérant a été régulièrement informé de la nécessité de présenter un recours administratif préalable, qui n'a cependant pas été présenté. Par suite, faute d'avoir été précédée d'un recours préalable exercé dans les délais, la requête contentieuse de M. B est irrecevable.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. B doit être rejetée, y compris ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2023.
Le magistrat désigné,
Paule LOISY
La greffière,
Florence PINGUET-COMMEREUC
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et au préfet d'Indre-et-Loire, chacun en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026