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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2300258

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2300258

lundi 16 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2300258
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur du centre financier de La Poste d’Orléans fixant des taux d’incapacité à 5 % et 0 % pour des pathologies consécutives à un accident de service. En cours d’instance, M. B s’est vu concéder l’allocation temporaire d’invalidité sollicitée par un arrêté ministériel du 6 février 2023. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 janvier 2023, une pièce complémentaire enregistrée le 17 mars 2025 et un mémoire enregistré le 1er avril 2025, M. A B, représenté par Me Madrid, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 10 novembre 2022 par laquelle le directeur du centre financier de La Poste d'Orléans a fixé un taux d'incapacité à hauteur de 5 % pour la pathologie " limitation des amplitudes hanche gauche " et un taux de 0 % pour la pathologie " limitation des amplitudes coude gauche " ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'action et des comptes publics, suite au constat qu'il est atteint d'une invalidité résultant d'un accident de service ayant entraîné une incapacité permanente de 10 %, de procéder au versement de l'allocation temporaire d'invalidité à compter du 7 avril 2016 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires enregistrés le 27 novembre 2024 et le 20 mai 2025, La Poste, représentée par Me Bellanger, conclut dans le dernier état de ses écritures, à titre principal au non-lieu à statuer sur la requête, à titre subsidiaire au rejet de la requête et en toute hypothèse à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 12 juin 2025, M. B conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et maintient ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. Il ressort des pièces du dossier que M. B par arrêté du 6 février 2023 du ministre chargé du budget s'est vu concéder l'allocation temporaire d'invalidité qu'il sollicitait à compter du 7 avril 2016. Par suite, ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont perdu leur objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B et par La Poste au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. B.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B et par La Poste au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à La Poste.

Fait à Orléans, le 16 juin 2025.

La présidente de la 1ère chambre,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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