mardi 7 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2300423 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CARROGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 février 2023, Mme D B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 janvier 2023 par lequel la préfète du Loiret a décidé son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile.
Elle soutient que :
- n'ayant pas séjourné en Belgique et n'y ayant pas fait escale, elle ne comprend pas comment les autorités de ce pays ont pu donner leur accord à son transfert ;
- elle a seulement sollicité son inscription auprès de l'université libre de Belgique et de l'université catholique de Louvain mais n'a pas été acceptée de sorte qu'aucun visa ne lui a été délivré.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2023, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement européen (UE) n° 604/2013 du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 777-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C ;
- les observations de Me Carroger, représentant Mme B A, présente, qui conclut à l'annulation de l'arrêté portant transfert aux autorités belges ainsi que, par voie de conséquence, de l'arrêté portant assignation à résidence dans le département du Loiret pour une durée de quarante-cinq jours. Elle fait valoir qu'elle est arrivée en France en septembre 2022 en provenance de la République du Congo où elle a vécu après avoir quitté son pays d'origine et soutient que la photographie figurant sur la demande de visa produite en défense n'est pas la sienne ;
- la préfète du Loiret n'étant ni présente ni représentée.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D B A, ressortissante de la République démocratique du Congo née en 1993, soutient être entrée en France le 29 septembre 2022 avec un passeport d'emprunt. Elle s'est présentée le 23 novembre 2022 à la préfecture du Loiret afin d'y solliciter l'asile. La consultation du fichier " Visabio " a révélé qu'à la date du dépôt de sa demande d'asile, l'intéressée était titulaire d'un visa périmé de moins de six mois délivré par les autorités belges. Par un arrêté du 6 janvier 2023, notifié le 2 février 2023, la préfète du Loiret s'est fondée sur l'accord du 21 décembre 2022 des autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile, pour édicter à l'encontre de l'intéressée une décision de transfert auxdites autorités. Par un arrêté du 7 janvier 2023, également notifié le 2 février 2023, la préfète a assigné Mme B A à résidence pendant une durée de quarante-cinq jours dans le département du Loiret. Mme B A demande, en dernier lieu, l'annulation de ces deux arrêtés.
2. Aux termes de l'article 12 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 visé
ci-dessus : " () / 2. Si le demandeur est titulaire d'un visa en cours de validité, l'État membre qui l'a délivré est responsable de l'examen de la demande de protection internationale, sauf si ce visa a été délivré au nom d'un autre État membre. () 4. Si le demandeur est seulement titulaire d'un ou de plusieurs titres de séjour périmés depuis moins de deux ans ou d'un ou de plusieurs visas périmés depuis moins de six mois lui ayant effectivement permis d'entrer sur le territoire d'un État membre, les paragraphes 1, 2 et 3 sont applicables aussi longtemps que le demandeur n'a pas quitté le territoire des États membres ".
3. Il ressort des pièces du dossier que lors de son entretien individuel, Mme B A a déclaré être en possession d'un visa émis par les autorités belges expirant le 6 septembre 2022. La consultation du fichier " Visabio " a confirmé que celle-ci s'était bien vu délivrer un tel visa, valable du 5 août 2022 au 6 septembre 2022. Ainsi à la date de sa demande d'asile en France, le 23 novembre 2022, ce visa était périmé de moins de six mois. Mme B A a, en outre, indiqué lors de l'entretien individuel dont elle a fait l'objet, avoir quitté son pays d'origine, la République démocratique du Congo, le 28 septembre 2022, être arrivée en avion en France et n'avoir pas quitté le territoire des États membres. Dès lors, et en l'absence de contestations sérieuses de l'intéressée, la préfète du Loiret, en regardant la Belgique comme l'Etat responsable de l'instruction de sa demande d'asile, n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article 12 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions de Mme B A à fin d'annulation de l'arrêté de la préfète du Loiret du 6 janvier 2023 décidant son transfert vers la Belgique et, en conséquence, de rejeter ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 7 janvier suivant l'assignant à résidence à l'encontre duquel aucun moyen propre n'est soulevé.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B A et à la préfète du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.
La magistrate désignée,
Patricia C
La greffière,
Florence PINGUET
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret, en ce qui la concerne ou à commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026