lundi 24 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2301016 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 mars 2023, M. G A, représenté par Me Sandra Renda, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 14 février 2023 du préfet d'Eure-et-Loir rejetant sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le Pakistan comme pays de destination de sa reconduite ;
2) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de l'admettre au séjour le temps de procéder à un nouvel examen de sa situation sous astreinte de 100 euros par jour de retard suivant le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le recours est recevable ;
- la décision rejetant sa demande de titre de séjour est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2023, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 14 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delandre, magistrat désigné ;
- et les observations de M. A, requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant pakistanais né le 17 juillet 1991, est entré en France le 25 janvier 2020 sans pouvoir justifier d'une entrée régulière. Le 3 juin 2020, il a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile. Sa demande a été rejetée par une décision du 2 décembre 2020 par l'office français de protection des réfugiés et apatrides puis le 26 février 2021 par la cour nationale du droit d'asile. Le 28 septembre 2021, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour auprès des services de la préfecture d'Eure-et-Loir sur le fondement de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif qu'il s'était marié le 13 mars 2021 avec une ressortissante française. Par l'arrêté attaqué du 14 février 2023, le préfet d'Eure-et-Loir a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter sans délai le territoire français à destination de son pays d'origine.
2. Le requérant soutient que le refus de titre de séjour est entaché d'erreur manifeste d'appréciation en faisant valoir qu'il s'est marié le 13 mars 2021 à Dreux avec Mme B, ressortissante française, qu'ils ont une communauté de vie de plus de deux années, qu'ils sont locataires d'un logement social de l'Habitat Drouais situé 19 rue Ernest Renan à Dreux depuis le 31 août 2020, que leur communauté de vie remonte au mois de septembre 2020, qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche depuis le 14 mars 2022 pour un poste de vendeur au sein de la société MM F pour un salaire de 1 603 euros, que son épouse doit faire l'objet d'une prise en charge par un processus assez long et un don d'ovocytes en raison de ses difficultés à procréer naturellement et sa présence est donc primordiale et nécessaire tout au long de ce processus et qu'il a des attaches familiales en France. Toutefois, il est entré assez récemment en France, en janvier 2020. Son mariage et la communauté de vie des époux sont très récents. Les époux n'ont pas d'enfant. L'intéressé ne justifie pas de liens familiaux avec Mme C et Mme E en se bornant à produire une attestation sur l'honneur de ces dernières. S'il produit une promesse d'embauche, il est actuellement sans emploi. Il ne ressort pas des documents qu'il produit que sa présence auprès de sa femme est indispensable pour la prise en charge de cette dernière à la suite de ses difficultés de procréation. Ainsi, compte tenu de l'ensemble de ces éléments et du caractère assez récent de son séjour en France, le refus de séjour n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.
3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée y compris ses conclusions en injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. G A et au préfet d'Eure-et-Loir.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2023.
Le magistrat désigné,
Jean-Michel D
Le greffier,
Roger MBELANILa République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026