mercredi 12 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2301301 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP GERIGNY & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 6 avril 2023, le 24 février 2024, et le 7 avril 2024, M. A B demande au président du tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'accueillir sa requête comme recevable en tous points ;
2°) de constater l'abus de droit de la maire de Vierzon ;
3°) d'ordonner sous astreinte à la commune de Vierzon la communication des documents sollicités ;
4°) de condamner la ville de Vierzon à lui verser une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
5°) de condamner la ville de Vierzon aux entiers dépens de l'instance.
Il soutient que :
- sa requête est bien recevable ;
- son chien a été attaqué par un autre chien, non muselé, non tenu en laisse et placé sous la surveillance d'une enfant mineure, le 2 novembre 2022 à Vierzon et, étant blessé, a dû être opéré en urgence dans une clinique vétérinaire ;
- la maire de Vierzon a illégalement refusé de lui communiquer une copie des résultats de l'évaluation comportementale du chien incriminé, son permis de détention et les éventuelles autres décisions prises concernant ce chien ;
- la maire de Vierzon n'a pas fait usage de ses pouvoirs de police.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 décembre 2023 et le 26 mars 2024, la commune de Vierzon, représentée par Me Julie Dallois Segura, conclut :
1°) au rejet pour irrecevabilité de la requête ;
2°) au rejet au fond de la requête ;
3°) à la condamnation du requérant à lui verser la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est prématurée ;
- les documents demandés sont inexistants ;
- la maire de Vierzon n'était pas tenue d'exercer son pouvoir de police ou de prendre des décisions concernant le chien agresseur.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'avis n°20230303 du 16 février 2023 de la commission d'accès aux documents administratifs.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions en annulation :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : ()/ ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. /(). ".
2. M. A B doit être regardé comme demandant au président du tribunal d'annuler la décision par laquelle la maire de la commune de Vierzon a refusé de lui communiquer une copie des résultats de l'évaluation comportementale du chien qui a blessé le sien le 2 novembre 2022 à Vierzon, le permis de détention du chien agresseur et les éventuelles autres décisions prises concernant ce chien ou les chiens mordants, dont la commission d'accès aux documents administratifs a estimé, dans son avis n°20230303 du 16 février 2023, qu'ils constituaient des documents administratifs communicables au sens des dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
3. Toutefois, si les services de la ville de Vierzon ont été avertis de l'agression commise par un chien sur le chien de M. B, ainsi d'ailleurs que l'autorité judiciaire, il ne ressort pas des pièces du dossier que la maire de Vierzon aurait décidé d'une évaluation comportementale du chien agresseur, établi ou détenu le permis de détention de ce chien ou pris des décisions intéressant ce même chien ou tout chien dangereux. Dès lors, les documents dont M. B a demandé la communication sont inexistants et ne peuvent donc pas donner lieu à la communication sollicitée. Le refus de communiquer des documents inexistants ne saurait être entaché d'illégalité. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions en annulation présentées par M. B doivent être rejetées comme reposant sur des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien, comme le prévoient les dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative mentionnées au point 1.
4. Si, par ailleurs, M. B entend contester la renonciation de la maire de Vierzon à exercer les pouvoirs de police qu'elle tient des dispositions du code général des collectivités territoriales et du code rural et de la pêche maritime, une telle contestation porte sur un litige distinct du présent litige qui est relatif au refus de communication de documents administratifs. Par suite, les conclusions et moyens correspondants sont irrecevables.
Sur les frais liés à l'instance :
5. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
6. Par voie de conséquence du rejet de ses conclusions principales, les conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. En outre, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande de la commune de Vierzon présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Vierzon présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Vierzon.
Fait à Orléans, le 12 février 2025.
Le président du tribunal,
B. GUÉVEL
La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026