vendredi 2 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2301398 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AUBRY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 avril 2023, M. I C, représenté par Me Aubry, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros hors taxes à verser à son conseil, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'incompétence ;
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'erreur de droit : elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, alors au surplus que le préfet a opposé l'absence de visa de long séjour pour refuser la délivrance du titre sollicité, alors que cette condition n'est pas requise pour la délivrance d'un titre de plein droit ;
- cette condition n'est pas non plus requise s'agissant d'un titre délivré à raison de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispositions dans l'application desquelles le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation tant en ce qui concerne la vie privée et familiale qu'en ce qui concerne la situation professionnelle, au surplus en se considérant lié par l'avis du service de la main d'œuvre étrangère ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour entraîne celle de l'obligation de quitter le territoire français ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de Loir-et-Cher, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Le 30 mai 2023, le préfet de Loir-et-Cher a informé le tribunal que, par un arrêté du 29 mars 2023 notifié le 26 mai 2023, il a assigné M. C à résidence dans le département de Loir-et-Cher pour une durée de quarante-cinq jours.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme H pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme H.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. I C est un ressortissant de la République du Congo né le 3 mai 1979. Il est entré irrégulièrement en France, le 25 novembre 2015 selon ses déclarations. Sa demande d'asile a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) par décision du 27 juin 2016, puis par la cour nationale du droit d'asile (CNDA) par décision le 19 décembre 2016. Sa demande de réexamen a été rejetée par l'OFPRA le 9 février 2017 puis la CNDA le 12 juillet 2017. M. C n'a pas déféré à l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Seine-et-Marne le 22 juin 2018, ni à celui pris par la même autorité le 19 juin 2020. Le 8 juin 2022, le requérant a présenté une demande d'admission au séjour auprès de la préfecture de Loir-et-Cher. Par l'arrêté du 18 janvier 2023 contesté, le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui accorder un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement.
2. Par un arrêté notifié à M. C le 26 mai 2023, et communiqué au greffe de ce tribunal le 30 mai 2023, le préfet de Loir-et-Cher a, sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, prononcé l'assignation à résidence du requérant pour une durée de quarante-cinq jours dans le département de Loir-et-Cher. Il appartient dès lors à la magistrate désignée par le président du tribunal administratif, en application des dispositions des articles L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-17 du code de justice administrative, de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le délai de départ volontaire et la décision fixant le pays de destination ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, sur les conclusions accessoires à fin d'injonction. La formation compétente du tribunal - qui statuera sur l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 - reste saisie des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour et, en tant qu'elles s'y rattachent, des conclusions accessoires à fin d'injonction.
3. En premier lieu, à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, M. C excipe de l'illégalité de la décision par laquelle le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
4. L'arrêté attaqué a été signé par M. Nicolas Hauptmann, secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher. Par un arrêté du 25 janvier 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. B A, préfet de Loir-et-Cher, a donné délégation à M. D à l'effet de signer notamment " tous arrêtés, décisions () correspondances () relevant des attributions de l'Etat dans le département de Loir-et-Cher ", ,cette délégation comprenant " notamment, la signature de tous les actes administratifs et correspondances relatifs au séjour et à la police des étrangers ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision de refus de titre de séjour manque en fait et doit être écarté.
5. L'arrêté attaqué, qui vise les stipulations et dispositions dont le préfet de Loir-et-Cher a fait application, notamment celles des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et celles du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qui indique de manière précise les considérations de fait propres à la situation de M. C sur lesquelles le préfet - qui n'était pas tenu de rappeler de manière exhaustive l'ensemble des éléments de la situation personnelle et familiale de l'intéressé - s'est fondé pour refuser de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait, est suffisamment motivé. Par suite, à supposer qu'en indiquant que sa durée de présence en France n'est pas évoquée dans la décision en cause, le requérant ait entendu soutenir que le préfet de Loir-et-Cher avait insuffisamment motivé sa décision, un tel moyen ne peut qu'être écarté.
6. A supposer également qu'en faisant état de " la présence non pas de trois de ses quatre sœurs mais de toutes ses sœurs sur le territoire " et de ce que " contrairement () à ce qu'indique le préfet, [ses] parents () sont décédés ", M. C ait entendu soutenir que le préfet a entaché sa décision d'erreurs de fait tenant à la composition de sa fratrie en France et en République du Congo et à la présence de ses parents dans son pays d'origine, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait pris une décision différente à l'égard du requérant s'il avait pris en compte ces éléments - alors au demeurant que, parmi les attestations produites à l'appui de ses écritures, seules trois attestations émanent de ses sœurs.
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine () ".
8. D'une part, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni des autres pièces du dossier que, pour refuser à M. C la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, le préfet de Loir-et-Cher lui aurait opposé une condition tenant à la détention d'un visa de long séjour.
9. D'autre part, si M. C se prévaut de sa présence en France depuis sept ans à la date de la décision attaquée, il ressort des pièces du dossier que la durée de son séjour est due à son maintien sur le territoire français en dépit de deux mesures d'éloignement successives auxquelles il n'a pas déféré. Par ailleurs, l'intéressé ne conteste pas être célibataire et sans charge de famille connue ou avérée en France. En outre, s'il fait valoir que ses quatre sœurs résident en France, alors que ses parents sont décédés en 2017 et 2020, les attestations qu'il produit, émanant de ses trois sœurs et des époux ou compagnon de deux d'entre elles, ainsi que de deux cousins, ne sont pas de nature à établir la réalité et l'intensité de ses relations avec les membres de sa famille résidant en France. Par ailleurs, les cinq autres attestations produites, au demeurant peu circonstanciées, ne sont pas de nature à elles seules à établir que M. C aurait en France un réseau amical stable et ancien. S'il fait également valoir que ses parents sont tous deux décédés et produit les certificats de décès de M. G C - en 2017 - et de Mme E F - en 2020 -, cette circonstance n'est pas de nature à justifier qu'il serait dépourvu d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-six ans. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour contestée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 421-3 du même code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée déterminée ou qui fait l'objet d'un détachement conformément aux articles L. 1262-1, L. 1262-2 et L. 1262-2-1 du code du travail se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ". Enfin aux termes de l'article L. 435-1 de ce code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
11. D'une part, alors même qu'il n'aurait été saisi que d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour fondée sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il était loisible au préfet de Loir-et-Cher d'examiner le droit au séjour de M. C, alors d'ailleurs que celui-ci avait, ainsi qu'il ressort des termes mêmes de sa requête, produit une demande d'autorisation de travail pour un contrat à durée indéterminée, remplie et signée par la société Efficlimat. En l'espèce, en indiquant que M. C ne remplissait aucune condition d'obtention d'un titre de séjour lui permettant d'exercer une profession sur le territoire français dès lors que, d'une part, il n'était pas en mesure de présenter un visa de long séjour, d'autre part, il ne justifiait d'aucune considération humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel permettant son admission exceptionnelle au séjour, le préfet de Loir-et-Cher a entendu répondre à la demande de titre de séjour successivement et distinctement sur le fondement de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puis sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code. Le moyen tiré de ce que le préfet de Loir-et-Cher aurait entaché la décision de refus de titre de séjour d'une erreur de droit en imposant une condition de détention d'un visa de long séjour pour l'admission exceptionnelle au séjour manque par suite en fait et doit être écarté.
12. D'autre part, si M. C se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis 2015, de la présence de ses sœurs, de la promesse d'embauche par contrat à durée indéterminée en qualité d'aide plombier chauffagiste dans l'entreprise Efficlimat, de telles circonstances ne suffisent pas à permettre de considérer que le préfet de Loir-et-Cher, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il se serait cru lié par l'avis émis par le service de la main d'œuvre étrangère, aurait entaché son appréciation d'une erreur manifeste en estimant que le requérant ne justifiait d'aucune considération humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel justifiant son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir, par la voie de l'exception, que la décision portant refus de titre de séjour prise à son encontre, serait illégale.
14. En deuxième lieu, par les mêmes motifs que ceux exposés au point 4 du présent jugement, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire aurait été prise par une autorité incompétente doit être écarté.
15. En troisième lieu, par les mêmes motifs que ceux exposés au point 9 du présent jugement, le moyen tiré de ce qu'en prenant la décision lui faisant obligation de quitter le territoire, le préfet de Loir-et-Cher aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. Il suit de là que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, ni celle de la décision fixant le pays de destination, contre laquelle il ne soulève aucun moyen propre.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C, tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement contenues dans l'arrêté du 18 janvier 2023 doivent être rejetées, ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, les conclusions à fin d'injonction dont elles sont assorties.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de M. C, tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement contenues dans l'arrêté du 18 janvier 2023 sont rejetées, ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, les conclusions à fin d'injonction dont elles sont assorties.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. I C et au préfet de Loir-et-Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juin 2023.
La magistrate désignée,
Véronique H
Le greffier,
Roger MBELANI
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026