LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2301464

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2301464

mercredi 24 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2301464
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantNAITALI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 avril 2023, la société privée à responsabilité limitée (SPRL) Illeria, représentée par Me Naitali, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret de lui communiquer l'ensemble des documents et échanges, notamment de courriels, relatifs à la suspension d'agrément de l'établissement à l'égard du Foyer Psychothérapeutique et occupationnel dénommé Illeria ainsi que tout document et de toute correspondance faisant état d'une quelconque suspension d'agrément concernant Illeria, dans un délai de cinq jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- son foyer d'accueil médicalisé sis en Belgique, agrée par l'Agence pour une Vie de Qualité (AVIQ), accueille des patients français en raison de l'insuffisance des places disponibles dans les établissements français ; les dispositions des articles L. 114-1-1 et L. 241-8 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 20 du règlement n° 883/ 2004 du 29 avril 2004 font obligation à l'Etat français de rembourser les soins perçus dans un autre Etat membre de l'UE si ces soins ne peuvent être dispensés dans un délai acceptable dans son Etat d'origine compte tenu de l'état actuel de santé du patient et de l'évolution probable de la maladie ;

- depuis plusieurs mois, l'établissement constate que les frais de prestations de soins dispensés à des patients français, dont une patiente sise dans le Loiret, ne font l'objet d'aucun remboursement de la part du Centre National des Soins à l'Etranger (CNSE) ; l'association tutélaire en charge de la mesure de protection juridique de cette patiente a été destinataire d'un courrier de la CPAM lui indiquant que les remboursements des frais de soins de celle-ci ne seront pas pris en charge au motif que l'agrément délivré à Illeria aurait été suspendu ; à ce jour, aucune suspension d'agrément n'a été prononcée par l'AVIQ ;

- elle souhaite former un recours contre le refus implicite du CNSE de procéder aux remboursements, lequel se fonde sur un refus d'orientation de la patiente pris par la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret ; la communication des documents demandés est utile pour former ce recours ; elle entend également former un recours contre le refus d'orientation pris par la CPAM à l'égard de la patiente ;

- la demande est urgente, utile et ne se heurte à aucune contestation sérieuse.

Par un mémoire enregistré le 22 mai 2023, la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- La notification de suspension adressée à l'établissement Illeria n'est pas en possession de la CPAM du Loiret, car seule l'agence régionale de santé des Hauts-de-France est compétente pour l'envoi des décisions de suspension ;

- l'Apajh du Loiret, curatrice de Madame B A, disposait d'un délai de deux mois à compter de la date de réception du courrier de refus de prise en charge de son placement dans l'établissement Illeria pour contester le bien-fondé de la décision auprès de la CPAM du Loiret, caisse d'affiliation de l'assurée ; aucune contestation n'a été reçue par la CPAM du Loiret.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord-cadre du 21 décembre 2011 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la région wallonne du Royaume de Belgique sur l'accueil des personnes handicapées ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l'instruction que la SPRL Illeria gère un foyer d'accueil médicalisé sis en Belgique où elle accueille des patients français reconnus handicapés. Cette société bénéficiait d'un agrément délivré par l'Agence pour une Vie de Qualité, organisme de droit belge prévu par l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la région wallonne du Royaume de Belgique sur l'accueil des personnes handicapées. Par une lettre du 27 octobre 2021, la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret a informé une ressortissante française, accueillie dans l'établissement de la société requérante, que ses frais de séjour ne seraient désormais plus pris en charge, dès lors que l'établissement ne bénéficiait pas d'une autorisation de prise en charge ou d'un agrément par les autorités wallonnes. La société requérante demande au juge des référés d'enjoindre à la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret de lui communiquer l'ensemble des documents et échanges, notamment de courriels, relatifs à la suspension d'agrément de l'établissement.

2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Saisi sur ce fondement d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

3. La société requérante soutient que la communication de ces informations lui permettra de former un recours contre le refus implicite du centre national des soins à l'étranger (CNSE) de procéder aux remboursements des frais de prise en charge des ressortissants français. Toutefois, un tel contentieux ressort au contentieux de la sécurité sociale, dont il ne revient pas au juge administratif de connaître. Il en va de même de la décision de la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret refusant la prise en charge des frais de la patiente française.

4. En outre, la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret soutient que seule l'agence régionale de santé des Hauts de France est compétente pour notifier les refus d'agrément des établissements régis par la convention franco-wallonne et qu'elle ne possède aucune décision de suspension de l'agrément de la société requérante. Au demeurant, la caisse primaire d'assurance maladie produit dans la présente instance un document de l'agence régionale de santé des Hauts de France daté de mai 2022 mentionnant une proposition de suspension en cours de l'établissement géré par Illeria à compter du 23 novembre 2020.

5. Il résulte de ce qui précède que la mesure demandée par la société requérante ne peut être regardée comme utile au sens des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il y a lieu dès lors de rejeter la requête.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la SPRL Illeria est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SPRL Illeria et à la caisse primaire d'assurance maladie du Loiret.

Fait à Orléans le 24 mai 2023.

Le juge des référés,

Jean-Luc C

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions