mercredi 17 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2301686 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MARIETTE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 mai 2023, M. B D, représenté par Me Mariette, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 avril 2023 notifié le 4 mai 2023, par lequel la préfète d'Eure-et-Loir a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination, ensemble l'arrêté du 19 avril 2023 notifié le 4 mai 2023, par lequel cette même autorité l'a assigné à résidence dans le département d'Eure-et-Loir pour une durée de 45 jours ;
2°) d'enjoindre à la préfète d'Eure-et-Loir, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte d'un montant de 150 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 48 heures et sous les mêmes conditions d'astreinte ;
3°) de l'admettre à titre provisoire à l'aide juridictionnelle ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au profit de son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de séjour :
- la décision est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité du refus de séjour ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- la décision est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
- l'arrêté est illégal du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire enregistré le 10 mai 2023, la préfète d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de M. D, qui a fait état de son concubinage avec une ressortissante française âgée de vingt-deux ans, de l'état de grossesse de cette dernière remontant à un mois, de l'absence de contact avec son père depuis son départ vers la France en 2017, du maintien de contacts réguliers avec sa mère restée en Côte d'Ivoire et reconnu s'être rendu coupable de faits de conduite sans assurance commis en 2022 à une époque où il s'est vu infliger de nombreuses amendes pour des infractions au code de la route.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, ressortissant ivoirien né le 10 août 2000, est entré irrégulièrement en France le 21 avril 2017, alors qu'il était mineur. A sa majorité, il a été mis en possession d'une carte de séjour temporaire en qualité de travailleur temporaire du 11 octobre 2018 au 10 octobre 2019 puis en tant qu'entrepreneur à compter du 4 octobre 2019 renouvelée jusqu'au 7 décembre 2021. Le 2 décembre 2021, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour, ainsi qu'un changement de statut en faveur de l'obtention d'une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire ". Par un arrêté du 19 avril 2023, la préfète d'Eure-et-Loir a refusé le renouvellement de son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par un arrêté du même jour, la préfète d'Eure-et-Loir l'a assigné à résidence dans le département d'Eure-et-Loir pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable. M. D demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 susvisé : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, en application de ces dispositions, d'admettre M. D à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur l'étendue du litige :
4. Ainsi qu'il a été dit au point 1, M. D a fait l'objet d'une mesure d'assignation à résidence sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application des dispositions des articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, il appartient au magistrat désigné par le président du tribunal administratif de statuer sur les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. La formation collégiale du tribunal reste saisie des conclusions de la requête de M. D tendant à l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour et des conclusions accessoires à celles-ci ainsi que de celles relatives au frais de l'instance.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
S'agissant des moyens tirés, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Le caractère suffisant de la motivation d'une décision ne dépend pas du bien-fondé de ses motifs.
6. En l'espèce, la décision de refus de séjour attaquée vise les textes applicables à la situation de M. D et indique les éléments de sa situation qui sont déterminants pour l'appréciation de son droit au séjour et au maintien sur le territoire national. La décision mentionne notamment que l'intéressé, célibataire et sans enfant, ne justifie pas de liens privés et familiaux particulièrement stables, intenses et anciens sur le territoire français et n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où résident ses parties. La décision mentionne également que le requérant, qui fournit un contrat de mission temporaire se rapportant à la période du 1er septembre 2022 au 3 octobre 2022, un contrat de mise à disposition à compter du 16 août 2022 et une attestation d'activité intérimaire en qualité de surveillant de nuit depuis le 11 août 2022, ne justifie d'aucun diplôme, ni qualification dans un métier caractérisé par des difficultés de recrutement, qu'il ne présente aucun motif exceptionnel ni aucune circonstance humanitaire et qu'il ne peut ainsi se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, la décision précise que M. D, a fait l'objet d'une inscription au fichier des antécédents judiciaires pour des faits de conduite sans assurance. Il résulte de ce qui précède que la décision est suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
8. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de ces dispositions par un étranger, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. D réside sur le territoire français depuis 2017. Toutefois, s'il justifie, à la suite de la cessation de son activité de livraison de repas à domicile exercée en qualité d'autoentrepreneur au chiffre d'affaires quasi-nul depuis 2020, travailler depuis le 11 août 2022, en qualité de veilleur de nuit dans le cadre de missions intérimaires, eu égard tant à l'absence de qualifications professionnelles de l'intéressé, qui n'a pas souhaité poursuivre son apprentissage en CAP boulangerie débuté en octobre 2018, et à la faible ancienneté dans son emploi, qu'à sa situation personnelle, en l'absence d'élément permettant d'établir qu'il est démuni d'attaches dans son pays d'origine, la préfète d'Eure-et-Loir a pu sans erreur manifeste d'appréciation estimer que sa situation ne relevait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens et pour l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et lui refuser la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " sur leur fondement. Par suite, il n'est pas fondé, pour contester la légalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français pris à son encontre, à soutenir que la préfète aurait commis une erreur de droit au une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui accorder un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français et tirés, par voie d'exception, de l'illégalité du refus de séjour opposé à M. D doivent être écartés.
S'agissant des autres moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. S'il ressort effectivement des pièces du dossier que l'intéressé est entré en France à l'âge de dix-sept ans, qu'il a alors été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance et qu'il justifie ainsi d'une durée de séjour remontant à près de six ans à la date de la décision attaquée, il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où réside sa mère. Par ailleurs, si M. D fait état de la relation qu'il entretient avec Mme E C, ressortissante française et de la circonstance que le couple attend depuis le mois d'avril 2023 la naissance d'un enfant, il ressort des pièces du dossier et notamment de l'examen comparé de l'attestation de cette concubine et de sa carte nationale d'identité que cette vie commune, à la supposer même établie, remonte au plus tôt à six mois à la date de la décision en litige et que cette relation implique une personne mineure âgée de dix-sept ans pour être née le 23 avril 2006 et non de vingt-deux ans comme indiqué faussement au jour de l'audience et sur ladite attestation. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, quand bien même M. D exerce une activité intérimaire depuis septembre 2022, à l'issue d'une période de trois années d'exercice d'une activité indépendante, occupe un logement en sous-location appartenant au CCAS, maîtrise la langue française et a participé avec assiduité en 2022 à une formation civique à la suite de la signature d'un contrat d'intégration républicaine, la mesure d'éloignement prise à son encontre ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette mesure est intervenue. Par suite, la préfète d'Eure-et-Loir, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. En second lieu, dans les mêmes circonstances que celles déjà exposées au point 12, la préfète d'Eure-et-Loir n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
14. En premier lieu, il résulte des éléments exposés aux points 4 à 13 que la décision de refus de séjour prise à l'égard de M. D n'est pas illégale. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale. Ce moyen doit donc être écarté.
15. En second lieu, l'arrêté attaqué, qui vise notamment les articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relève que M. D est de nationalité ivoirienne et précise qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. La décision fixant le pays de destination est ainsi suffisamment motivée.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui est dit aux points 4 à 13 ci-dessus que l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de M. D n'est pas établie. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté portant assignation à résidence est dépourvu de base légale. Ce moyen doit donc être écarté.
17. En dernier lieu, il ressort des termes de l'arrêté litigieux que M. D est assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable, sans pouvoir excéder une durée totale de cent-quatre-vingts jours et s'étendre au-delà de la date limite du délai de transfert, qu'il ne peut quitter les limites d'Eure-et-Loir sans autorisation des services préfectoraux, et qu'il devra se présenter quatre fois par semaine, les lundis, mardis, mercredis et jeudis hormis les jours fériés, au commissariat de police de Chartres. M. D ne fait état d'aucune contrainte ou impératif de sa vie privée de nature à faire obstacle à ce qu'il puisse satisfaire à ses obligations en qualité d'assigné à résidence. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et eu égard aux effets d'une mesure d'assignation à résidence, l'arrêté susvisé n'a pas porté au droit de M. D à sa liberté d'aller et venir, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Les mêmes circonstances ne sont pas davantage de nature à faire regarder l'arrêté contesté comme entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. D dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, la décision refusant le délai de départ volontaire, la décision fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement contenues dans l'arrêté du 19 avril 2023 susvisé doivent être rejetées, ainsi que celles dirigées contre l'arrêté du même jour portant assignation à résidence. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent sont également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. D tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision refusant le délai de départ volontaire et de la décision fixant le pays de destination contenues dans l'arrêté du 19 avril 2023 susvisé de la préfète d'Eure-et-Loir, ainsi que les conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent, sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de la requête de M. D tendant à l'annulation de l'arrêté de la préfète d'Eure-et-Loir du 19 avril 2023 portant assignation à résidence, ainsi que les conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent, sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et à la préfète d'Eure-et-Loir.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.
Le magistrat désigné,
Emmanuel A
La greffière,
Florence PINGUET
La République mande et ordonne à la préfète d'Eure-et-Loir en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026