lundi 8 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2301705 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 mai 2023, M. A B :
1°) conteste la décision de mise en fourrière de son véhicule ainsi que la procédure de véhicule gravement endommagé dont ce véhicule a fait l'objet ;
2°) demande le remboursement d'une somme de 332,58 euros représentant les frais de fourrière ainsi que les frais de location d'un camion porte-voiture.
Par un mémoire enregistré le 29 mai 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et au rejet des conclusions indemnitaires.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Le 8 mars 2023, le véhicule de M. B a été mis en fourrière, en application de l'article L. 325-1 du code de la route, pour infraction aux dispositions de l'article R. 417-12 du même code. Par un courrier du 10 mars 2023, le ministre de l'intérieur a informé M. B de cette mise en fourrière ainsi que, d'une part, du classement du véhicule dans la catégorie " véhicule à livrer à la destruction " en cas d'abandon, d'autre part, du fait que le véhicule faisait l'objet, compte tenu de son caractère gravement endommagé, d'une décision d'interdiction de circuler et d'une opposition au transfert du certificat d'immatriculation.
3. En premier lieu, la mise en fourrière d'un véhicule, prescrite en exécution des articles L. 325-1 et suivants du code de la route, dans les conditions prévues par les articles R. 325-12 et suivants du même code, a le caractère d'une opération de police judiciaire. Il n'appartient dès lors qu'aux juridictions judiciaires de connaître des litiges qui s'y rapportent. Par suite, les conclusions de la requête par lesquelles M. B conteste la décision de mise en fourrière de son véhicule ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il y a lieu de les rejeter, par application des dispositions du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître. Il doit en être de même des conclusions indemnitaires de la requête, dès lors que les frais de fourrière payés par le requérant ainsi que les frais de location d'un camion porte-voiture qu'il indique avoir dû exposer, en l'absence de contrôle technique en cours de validité, pour pouvoir retirer son véhicule de la fourrière, et dont il demande le remboursement, se rattachent à la décision de mise en fourrière.
4. En second lieu, si le requérant, qui demande " le retrait de la procédure VGE qui pèse sur [son] véhicule ", doit être regardé comme demandant ainsi l'annulation de la décision d'interdiction de circulation et d'opposition au transfert du certificat d'immatriculation prise le 10 mars 2023 par le ministre de l'intérieur, il ressort des pièces produites en défense que cette décision a été retirée. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à son annulation.
O R D O N N E :
Article 1er : Les conclusions dirigées contre la décision de mise en fourrière du 8 mars 2023 ainsi que les conclusions indemnitaires de la requête sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 10 mars 2023 du ministre de l'intérieur.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Fait à Orléans, le 8 septembre 2025.
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026