Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2301750

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2301750
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL FELTESSE WARUSFEL PASQUIER & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par plusieurs associations et un particulier d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 avril 2023 autorisant l'usage de drones pour prévenir les rodéos urbains en Eure-et-Loir. Le préfet a retiré cet arrêté le 17 mai 2023, rendant sans objet les conclusions en annulation. Par ordonnance du 13 septembre 2024, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté les demandes de frais de justice, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 10 mai 2023, le 18 janvier 2024 et le 10 juillet 2024, l'association de défense des libertés constitutionnelles, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature et M. A B, représentés par Me Soufron, avocat, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs conclusions :

1°) d'annuler l'arrêté référencé PREF-CABINET-SDS-SIDPC 23-04/20 du 29 avril 2023 de la préfète d'Eure-et-Loir autorisant la direction départementale de la sécurité publique d'Eure-et-Loir à procéder à la captation, l'enregistrement et la transmission d'images au moyen de caméras installées sur des aéronefs dans le cadre de la prévention des rodéos urbains ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à chacun d'eux d'une somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 17 juin 2024, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et au rejet des conclusions relatives aux frais de l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Par un arrêté référencé Préf-Cabinet-SDS-SIDPC 23-05/09 du 17 mai 2023, publié le lendemain sur le site internet de la préfecture, la préfète d'Eure-et-Loir a retiré son précédent arrêté référencé PREF-CABINET-SDS-SIDPC 23-04/20 du 29 avril 2023. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 29 avril 2023 ont perdu leur objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête à fin d'annulation.

Article 2 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association de défense des libertés constitutionnelles, pour les requérants, et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée pour information au préfet d'Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 13 septembre 2024.

Le président,

Frédéric DORLENCOURT

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.