jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2301806 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | LAGIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 mai 2023 et le 19 avril 2024, l'association One Voice demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 12 mai 2023 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 mai au 14 septembre 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, en méconnaissance des dispositions des articles R. 424-5 du code de l'environnement et R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors d'une part qu'il n'est pas démontré que la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) a été convoquée cinq jours avant la tenue de sa séance du 9 mai 2023 et que la convocation était accompagnée de tous les documents nécessaires à l'examen des sujets abordés ;
- la procédure de consultation du public est entachée d'un vice de procédure, dès lors que le public consulté n'a eu accès à aucune note de présentation du projet pendant une partie de la consultation publique, soit du 7 au 17 avril 2023 et que le préfet a ainsi méconnu les dispositions de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 424-10 du code de l'environnement, interdisant de porter atteinte aux petits et aux portées, qui sont présents dans les terriers à la période concernée, dès lors que la vénerie ne permet pas une chasse sélective entre les animaux adultes et les petits ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions des articles L. 420-1 et L. 425-4 du code de l'environnement, dès lors d'une part que le préfet n'apporte pas d'éléments de nature à démontrer que les populations de blaireaux dans le département se caractérisent par un dynamisme ou des dégâts tels qu'elles porteraient à l'équilibre agro-sylvocynégétique une atteinte justifiant l'ouverture d'une période complémentaire de vénerie sous terre, d'autre part qu'il ne démontre pas en quoi les autres moyens d'intervention seraient insuffisants pour limiter les risques de dégâts ;
- l'arrêté attaqué méconnaît le principe de précaution tel que garanti par l'article
L. 110-1 du code de l'environnement ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article L. 411-1 du code de l'environnement dès lors que les terriers de blaireaux peuvent servir d'habitat à des espèces protégées ;
- l'arrêté attaqué est privé de base légale du fait de l'illégalité de l'article L. 424-5 du code de l'environnement.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 avril 2024 et le 6 mai 2024, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.
Par des mémoires en intervention, enregistrés le 2 juin 2023 et le 9 février 2024, la fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir, représentée par Me Lagier et
Me Bonzy, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- elle a intérêt direct et indiscutable à agir dans la présente instance au soutien de l'arrêté litigieux ;
- la requête de l'association requérante est irrecevable dès lors qu'elle ne démontre pas son intérêt à agir ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bernard ;
- et les conclusions de M. Eric Gauthier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 12 mai 2023, le préfet d'Eure-et-Loir a autorisé l'exercice de la chasse par vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 15 mai au 14 septembre 2023. Par la requête ci-dessus analysée, l'association One Voice demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'intervention de la fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir :
2. La fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir a intérêt au maintien de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir dont l'annulation est demandée. Ainsi son intervention en défense, régulièrement présentée, est recevable.
Sur la fin de non-recevoir soulevée par la fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir :
3. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'environnement : " Toute association ayant pour objet la protection de la nature et de l'environnement peut engager des instances devant les juridictions administratives pour tout grief se rapportant à celle-ci. / Toute association de protection de l'environnement agréée au titre de l'article L. 141-1 ainsi que les fédérations départementales des associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique et les associations agréées de pêcheurs professionnels justifient d'un intérêt pour agir contre toute décision administrative ayant un rapport direct avec leur objet et leurs activités statutaires et produisant des effets dommageables pour l'environnement sur tout ou partie du territoire pour lequel elles bénéficient de l'agrément dès lors que cette décision est intervenue après la date de leur agrément. ". Aux termes de l'article L. 141-1 du même code : " Lorsqu'elles exercent leurs activités depuis au moins trois ans, les associations régulièrement déclarées et exerçant leurs activités statutaires dans le domaine de la protection de la nature et de la gestion de la faune sauvage, de l'amélioration du cadre de vie, de la protection de l'eau, de l'air, des sols, des sites et paysages, de l'urbanisme, ou ayant pour objet la lutte contre les pollutions et les nuisances et, d'une manière générale, œuvrant principalement pour la protection de l'environnement, peuvent faire l'objet d'un agrément motivé de l'autorité administrative. (). Ces associations sont dites "associations agréées de protection de l'environnement ".
4. Il résulte de l'application combinée des dispositions des articles L. 141-1 et L. 142-1 du code de l'environnement que les associations de protection de l'environnement titulaires d'un agrément attribué dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État justifient d'un intérêt à agir contre toute décision administrative ayant un rapport direct avec leur objet et leurs activités statutaires et produisant des effets dommageables pour l'environnement sur tout ou partie du territoire pour lequel elles bénéficient de l'agrément, dès lors que cette décision est intervenue après la date de leur agrément.
5. L'association One Voice, qui a notamment pour objet la protection et la défense des animaux quelle que soit l'espèce à laquelle ils appartiennent, la " généralisation d'un mode de vie non destructeur et non-violent à l'égard des animaux " et la défense d'une société " non-violente, respectueuse des animaux ", est titulaire d'un agrément au titre de l'article L. 141-1 du code de l'environnement depuis le 5 janvier 2019, ainsi qu'il ressort de la liste des associations agréées dans le cadre national au titre de la protection de l'environnement, publiée en annexe de l'arrêté du 31 mai 2021 portant publication de la liste des associations agréées au titre de la protection de l'environnement dans le cadre national. Par conséquent, même si l'association requérante ne fournit pas de bilan quant à son action en faveur du blaireau, elle dispose d'un intérêt pour agir à l'encontre de l'arrêté contesté autorisant une période de chasse complémentaire du blaireau. La fin de non-recevoir opposée par la fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir doit ainsi être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
6. Aux termes de l'article L. 420-1 du code de l'environnement : " La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d'intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l'équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique. / Le principe de prélèvement raisonnable sur les ressources naturelles renouvelables s'impose aux activités d'usage et d'exploitation de ces ressources. Par leurs actions de gestion et de régulation des espèces dont la chasse est autorisée ainsi que par leurs réalisations en faveur des biotopes, les chasseurs contribuent au maintien, à la restauration et à la gestion équilibrée des écosystèmes en vue de la préservation de la biodiversité. Ils participent de ce fait au développement des activités économiques et écologiques dans les milieux naturels, notamment dans les territoires à caractère rural. ". Aux termes de l'article L. 424-10 du même code : " Il est interdit de détruire, d'enlever ou d'endommager intentionnellement les nids et les œufs, de ramasser les œufs dans la nature et de les détenir. Il est interdit de détruire, d'enlever, de vendre, d'acheter et de transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux susceptibles d'occasionner des dégâts. () ". Aux termes de l'article
R. 424-5 de ce code : " La clôture de la vénerie sous terre intervient le 15 janvier. / Le préfet peut, sur proposition du directeur départemental de l'agriculture et de la forêt et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et de la fédération des chasseurs, autoriser l'exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai. ".
7. Il résulte ainsi des dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 424-5 du code de l'environnement que, si elles permettent au préfet d'autoriser une période de chasse complémentaire par vénerie sous terre du blaireau du 15 mai au 14 septembre 2023, elles n'ont pas pour effet d'autoriser la destruction de petits blaireaux ou de nuire au maintien de l'espèce dans un état de conservation favorable, le préfet étant notamment tenu, pour autoriser cette période de chasse complémentaire, de s'assurer, en considération des avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage et des circonstances locales, qu'une telle prolongation n'est pas de nature à porter atteinte au bon état de la population des blaireaux ni à favoriser la méconnaissance, par les chasseurs, de l'interdiction légale de destruction des petits blaireaux.
8. D'une part, pour justifier de l'instauration d'une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 15 mai au 14 septembre 2023, le préfet d'Eure-et-Loir s'est fondé sur les circonstances que " les populations de blaireaux en Eure-et-Loir sont en expansion , () / que le blaireau n'a pas de prédateur dans le département et qu'ainsi ses populations ne sont pas menacées, " que le blaireau peut être porteur de la tuberculose engendrant des risques sanitaires engendrés sur les bovins ", sur " l'augmentation des terriers à proximité d'ouvrages autoroutiers mettant ceux-ci en péril " et sur " les risques occasionnés sur la ligne SNCF LGV par la présence de terriers à proximité des voies ".
9. Si la note de présentation du projet d'arrêté litigieux fait état de l'amélioration du recensement des blaireaux, avec une hausse du nombre de mailles enquêtées, elle n'apporte pas d'éléments probants sur une évolution notable du nombre de blaireaux dans le département. Elle indique en conclusion que : " La présence du blaireau est confirmée sur la quasi-totalité du département et la colonisation de la Beauce depuis quelques années est un fait marquant de l'évolution de ces populations " sans autre précision. Les données relatives au nombre moyen de prises par équipage, avec une tendance stable depuis 2013-2014, ne sont pas davantage de nature à démontrer une hausse notable de la population de blaireaux.
10. Par ailleurs, le préfet n'apporte aucun élément sur l'évolution des dégâts sur les cultures agricoles, se bornant à constater que les dégâts causés par les blaireaux n'étant pas indemnisés, ils ne sont pas déclarés par les agriculteurs et pas comptabilisés. Quant aux dégâts causés aux infrastructures, il n'est pas démontré qu'ils sont conséquents ni qu'ils connaissent une aggravation, dès lors que le préfet ne mentionne que deux interventions par des lieutenants de louveterie en 2020-2021 pour tout le département, suite à des dégradations de voiries occasionnées par des blaireautières, et un signalement de dégâts sur un pont autoroutier, sans préciser le montant des travaux de remise en état. Quant aux dangers pour les infrastructures ferroviaires, aucun dégât spécifique n'est signalé, le responsable en charge de la sécurité des voies étant en contact régulier avec la direction départementale des territoires pour prévenir tout danger pour la ligne grande vitesse. En conséquence, par les éléments qu'il produit, le préfet d'Eure-et-Loir ne démontre pas l'intérêt de l'arrêté attaqué au regard de l'objectif de régulation, ni au regard de la lutte contre les nuisances agricoles et hydrauliques.
11. D'autre part, sur l'atteinte aux blaireautins, le préfet affirme que la période complémentaire de vénerie sous terre instituée par l'arrêté attaqué n'est pas de nature à menacer la présence de l'espèce dans le département d'Eure-et-Loir, dès lors que " Selon les années et les régions, la période de sevrage des jeunes, qui peut servir de base pour statuer d'une relative indépendance des jeunes vis-à-vis de leurs mères va s'étaler entre mi-avril et mi-juin, avec un pic mi-mai. " Toutefois, il n'apporte aucun élément de nature à évaluer l'impact de l'arrêté attaqué sur la population de blaireautins ni aucune mesure de nature à le limiter. Par ailleurs, si la fédération départementale des chasseurs soutient que la préservation des blaireautins est garantie par le fait que tout équipage de vénerie sous terre doit obtenir une attestation de conformité, elle-même conditionnée par la délivrance d'un certificat de l'association française des équipages de vénerie sous terre après signature d'une charte, il ne ressort toutefois pas des termes de cette charte, que celle-ci évoque l'interdiction de tuer des blaireautins. Enfin, il ressort de la littérature scientifique produite par l'association requérante concernant la reproduction des blaireaux et leur comportement parental, que les mises-bas interviennent principalement en février et que le sevrage intervient généralement dans les quatre premiers mois de vie des blaireautins, alors par ailleurs que ceux-ci n'atteignent leur taille adulte et ne sont pleinement émancipés de leur mère qu'à la fin de leur premier automne. Une note de l'office national des forêts datée de 2008 produite par l'association One Voice indique également que : " La période de reproduction (mise-bas, allaitement, sevrage et début de l'indépendance des jeunes) s'étale de janvier à début août. " Or, par les pièces qu'il produit, le préfet n'établit pas que l'espèce serait dans un état de conservation et présenterait une dynamique de reproduction ainsi qu'une densité actuelle tels que serait caractérisé, localement, un déséquilibre agro-sylvo-cynégétique. Ainsi, l'arrêté, qui ne fixe par ailleurs aucune limite de prélèvement dans le cadre de la période complémentaire autorisée, est de nature à porter atteinte au bon état de conservation de cette espèce, et à affecter durablement son équilibre biologique.
12. Dans ces conditions, le préfet d'Eure-et-Loir ne peut être regardé comme justifiant de la nécessité d'instituer une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du
15 mai au 14 septembre 2023. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 420-1 et L. 424-10 du code de l'environnement précités doivent être accueillis.
13. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'association One Voice est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a autorisé l'exercice de la chasse par vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 15 mai au 14 septembre 2023.
Sur les frais liés au litige :
14. L'association One Voice n'a pas eu recours au service d'un avocat et ne justifie pas des frais qu'elle aurait engagés pour présenter sa requête. Par suite, les conclusions tendant à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention de la fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir est admise.
Article 2 : L'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a autorisé l'exercice de la chasse par vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 15 mai au 14 septembre 2023 est annulé.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association One Voice, à la fédération départementale des chasseurs d'Eure-et-Loir et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet d'Eure-et-Loir.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Palis De Koninck, première conseillère faisant fonction de présidente,
Mme Bernard, première conseillère,
M. Nehring, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
La rapporteure,
Pauline BERNARD
La première conseillère faisant fonction de présidente,
Mélanie PALIS DE KONINCK
La greffière,
Agnès BRAUD
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026