mercredi 4 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2302035 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | SCP PETIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er juin 2023, M. A B, représenté par la SCP Petit, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 du préfet d'Indre-et-Loire rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant la République Démocratique du Congo comme pays de destination de sa reconduite ;
2) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, durant cette attente, une autorisation provisoire de séjour et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
La requête a été communiquée au préfet d'Indre-et-Loire qui n'a pas produit de mémoire.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du
1er septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant de la République Démocratique du Congo né le
29 septembre 1995, a déclaré être entré sur le territoire français le 10 février 2011 sans pouvoir justifier d'une entrée régulière. Il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département du Haut-Rhin en qualité de mineur non accompagné. Le 26 juillet 2012, il a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile. Sa demande a été rejetée par une décision du 30 avril 2013 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides puis le 17 décembre 2013 par la cour nationale du droit d'asile. Par un arrêté du 14 avril 2014, le préfet du Haut-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français. A sa majorité, il a sollicité un titre de séjour qui lui a été refusé par un arrêté du 18 novembre 2016 du préfet d'Indre-et-Loire, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le recours contre cet arrêté a été rejeté par le tribunal administratif d'Orléans par un jugement n° 1604038 du 2 février 2017 et le 26 juin 2017 par un arrêt n° 17NT00773 de la cour administrative d'appel de Nantes. Le 16 octobre 2019, le requérant a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié, en se prévalant de la demande d'autorisation de travail présentée en sa faveur par la société La Patrona avec laquelle il avait conclu un contrat à durée indéterminée pour occuper un emploi de cuisinier. Cette société ayant été placée en liquidation judiciaire le 30 janvier 2020, la préfète
d'Indre-Loire a rejeté sa demande par un arrêté du 13 mars 2020 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire dans le délai de trente jours et fixation du pays de destination. Par un jugement n° 2001815 du 17 juin 2021, le tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande d'annulation de ces décisions. Ce jugement a été confirmé par un arrêt n° 21VE01983 du 6 décembre 2022 de la cour administrative d'appel de Versailles. Le 2 mars 2021, le requérant a sollicité la délivrance d'une carte de séjour sur le fondement des articles L. 313-10 et L. 313-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par une décision implicite de la préfète d'Indre-et-Loire. Par un jugement n° 2103399 du 27 octobre 2022, le tribunal administratif d'Orléans a annulé cette décision implicite au motif que la décision n'était pas motivée et a enjoint à la préfète d'Indre-et-Loire de réexaminer la demande de titre de séjour de l'intéressé. Par l'arrêté attaqué du 15 mai 2023 pris en exécution de ce jugement, le préfet d'Indre-et-Loire a rejeté la demande de titre de séjour du requérant et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination de la République Démocratique du Congo.
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".
3. La requête de M. B ne contient pas l'exposé des faits et moyens qu'il entend invoquer pour contester l'arrêté attaqué ainsi que l'exigent les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Il suit de là que cette requête est irrecevable.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, ses conclusions en injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet d'Indre-et-Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
Jean-Michel DELANDRE
Le greffier,
Florence PINGUET-COMMEREUCLa République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026