Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302119

mercredi 13 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302119
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE
Avocat requérantMANLA AHMAD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 juin 2023, M. C B, représenté par Me Manla Hamad, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 décembre 2022 par laquelle le préfet de Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire turc contre un permis de conduire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de procéder à l'échange de son permis de conduire turc contre un permis de conduire français ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente de la délivrance du permis de conduire français, de lui remettre immédiatement une attestation de dépôt d'une demande d'échange de permis de conduire l'autorisant à conduire jusqu'à la délivrance du permis sollicité ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Manla Ahmad sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire enregistré le 29 août 2023, le préfet de Loire-Atlantique demande au tribunal de constater un non-lieu à statuer.

Il soutient que la décision litigieuse est abrogée et que le requérant est invité à présenter une nouvelle demande.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 juillet 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

1. Par la présente requête, M. B, ressortissant turc, demande au tribunal d'annuler la décision du 20 décembre 2022 par laquelle le préfet de Loire-Atlantique a refusé de procéder à l'échange de son permis de conduire turc contre un permis de conduire français. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le préfet a abrogé la décision litigieuse et invité le requérant à présenter une nouvelle demande. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions susvisées.

Sur les frais de l'instance :

2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Manla Ahmad, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête.

Article 2 : L'Etat versera à Me Manla Ahmad la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de Loire-Atlantique.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2023.

Le magistrat désigné,

Jean-Luc A

La greffière,

Céline BOISGARDLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.