Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302358
mardi 6 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2302358 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID |
Résumé IA
Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale". En cours d'instance, la préfète du Loiret lui a délivré une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocate.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 juin 2023, M. B... A..., représenté par Me Madrid, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Loiret sur sa demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » ;
2°) d’annuler la décision de rejet prise par la préfète du Loiret sur sa demande de délivrance d’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » ;
3°) d’annuler la décision de la préfète du Loiret portant « classement sans suite » de ses demandes, ensemble sa décision du 13 mars 2023 confirmant ce classement à la suite de la présentation de son recours gracieux ;
4°) d’enjoindre à la préfète du Loiret, à titre principal, de lui délivrer une carte pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale », sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement à intervenir et, à titre subsidiaire, de lui enjoindre de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » sous les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour celui-ci de renoncer à percevoir l’aide juridictionnelle.
Par un courrier, enregistré le 28 novembre 2023, M. A... conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de sa requête aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte, après s’être vu délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » par la préfecture du Loiret, mais déclare maintenir sa demande présentée sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou à la charge des dépens (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Loiret a délivré à M. A... une carte de séjour temporaire d’une durée d’un an valable du 27 novembre 2023 au 26 novembre 2024. Cette décision a implicitement mais nécessairement eu pour effet d’abroger la décision prise par la préfète le 13 mars 2023 en réponse au recours gracieux formé par le requérant et confirmant le « classement sans suite » de ses demandes de délivrance d’un titre de séjour. Par suite, les conclusions présentées par M. A... tendant à l’annulation de ce refus ainsi que ses conclusions aux fins d’injonction sous astreinte ont perdu leur objet en cours d’instance. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.
3. M. A... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle. Son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce et sous réserve que Me Madrid, avocate de M. A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, de mettre à la charge de l’Etat le versement au conseil du requérant de la somme de 1 000 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte présentées par M. A....
Article 2 : L’Etat versera à Me Madrid une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à la préfète du Loiret et à Me Madrid.
Fait à Orléans, le 6 août 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 19 juin 2023, M. B... A..., représenté par Me Madrid, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Loiret sur sa demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale » ;
2°) d’annuler la décision de rejet prise par la préfète du Loiret sur sa demande de délivrance d’une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » ;
3°) d’annuler la décision de la préfète du Loiret portant « classement sans suite » de ses demandes, ensemble sa décision du 13 mars 2023 confirmant ce classement à la suite de la présentation de son recours gracieux ;
4°) d’enjoindre à la préfète du Loiret, à titre principal, de lui délivrer une carte pluriannuelle portant la mention « vie privée et familiale », sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement à intervenir et, à titre subsidiaire, de lui enjoindre de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » sous les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour celui-ci de renoncer à percevoir l’aide juridictionnelle.
Par un courrier, enregistré le 28 novembre 2023, M. A... conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de sa requête aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte, après s’être vu délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » par la préfecture du Loiret, mais déclare maintenir sa demande présentée sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou à la charge des dépens (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète du Loiret a délivré à M. A... une carte de séjour temporaire d’une durée d’un an valable du 27 novembre 2023 au 26 novembre 2024. Cette décision a implicitement mais nécessairement eu pour effet d’abroger la décision prise par la préfète le 13 mars 2023 en réponse au recours gracieux formé par le requérant et confirmant le « classement sans suite » de ses demandes de délivrance d’un titre de séjour. Par suite, les conclusions présentées par M. A... tendant à l’annulation de ce refus ainsi que ses conclusions aux fins d’injonction sous astreinte ont perdu leur objet en cours d’instance. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.
3. M. A... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle. Son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce et sous réserve que Me Madrid, avocate de M. A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, de mettre à la charge de l’Etat le versement au conseil du requérant de la somme de 1 000 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte présentées par M. A....
Article 2 : L’Etat versera à Me Madrid une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à la préfète du Loiret et à Me Madrid.
Fait à Orléans, le 6 août 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.