LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2302411

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302411

mardi 25 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302411
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantCABINET LEXGLOBE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 22 juin 2023, le 28 juin 2023, le 20 juillet 2023 et le 22 juillet 2023, Mme D A C, représentée par Lexgobe - SELARL Christelle Monconduit, avocat, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ainsi que la décision notifiée le 25 mai 2023 par laquelle le préfet a procédé à la rétention de son passeport marocain ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de lui restituer son passeport dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai ;

5°) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;

- cette décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision portant rétention de son passeport est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ;

- la décision d'assignation à résidence est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ;

- cette décision est disproportionnée par rapport à sa situation et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Le préfet d'Eure-et-Loir, à qui la requête a été communiquée le 3 juillet 2023, n'a pas produit de mémoire.

Le tribunal a été informé le 19 juillet 2023 que, par une décision du 7 juillet 2023, notifiée le 18 juillet suivant, le préfet d'Eure-et-Loir a assigné à résidence Mme A C pour une durée de quarante-cinq jours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Le Toullec, premier conseiller, pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Le Toullec,

- les observations de Me Veillat, représentant Mme A C, qui maintient ses conclusions, par les mêmes moyens et insiste sur le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Le préfet d'Eure-et-Loir n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B épouse A C, ressortissante marocaine, née le 31 décembre 1968, est entrée en France le 14 octobre 2017 munie d'un visa C de court séjour valable du 2 octobre au 21 novembre 2017. Elle s'est maintenue sur le territoire français après l'expiration de son visa et a, le 20 avril 2022, déposé une demande de titre de séjour en se prévalant de sa vie privée et familiale en France. Par un arrêté du 15 mai 2023, notifié le 25 mai suivant, le préfet d'Eure-et-Loir a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Lors de la notification du 25 mai 2023, le préfet a procédé à la rétention de son passeport marocain. Par une décision du 7 juillet 2023, notifiée le 18 juillet suivant, il l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, Mme A C demande l'annulation de ces deux arrêtés et de la décision de rétention de son passeport.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte des dispositions des articles L. 614-1, L. 614-3 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, qu'eu égard à l'assignation à résidence prise en cours d'instance par le préfet d'Eure-et-Loir le 7 juillet 2023, à l'encontre de Mme A C, il appartient à la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, portant rétention du passeport et assignant à résidence l'intéressée ainsi que, en tant qu'elles s'y rattachent, sur les conclusions accessoires à fin d'injonction. La formation collégiale du tribunal - qui statuera sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative - reste saisie des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour et, en tant qu'elles s'y rattachent, des conclusions accessoires à fin d'injonction.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi :

3. Mme A C soulève, à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour.

4. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

5. Il ressort des pièces du dossier que Mme A C est entrée en France le 14 octobre 2017. Elle s'est mariée le 8 janvier 2018 avec un compatriote, né le 25 novembre 1969, titulaire d'une carte de résident de dix ans, valable jusqu'au 29 novembre 2031. La requérante justifie, par la production de nombreux documents, d'une communauté de vie continue avec son époux depuis leur mariage. Il ressort des pièces du dossier que son époux réside régulièrement en France depuis 2001, qu'il a quatre enfants nés en France, respectivement en 2002, 2004, 2005 et 2010 d'un précédent mariage, de nationalité française. Il ressort du jugement du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Nanterre du 16 février 2021 que l'exercice de l'autorité parentale est conjoint et que M. A C dispose d'un droit de visite et d'hébergement. Les témoignages produits par la requérante attestent que M. A C entretien des relations régulières avec ses enfants et que la requérante les accueille et s'en occupe " bien affectueusement ". Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier et des débats à l'audience que l'époux de la requérante, qui a été victime d'un accident du travail le 1er avril 2011 et ne travaille plus depuis 2015, année de son licenciement, souffre d'une lombosciatique invalidante chronique. Il est reconnu travailleur handicapé et est titulaire d'une allocation pour adulte handicapé. Il ressort des certificats médicaux produits que son état de santé entraîne un handicap important et qu'il a ainsi besoin du soutien de son épouse au quotidien. La requérante fait également des efforts d'intégration notamment en prenant des cours d'alphabétisation et de français. Il ressort des débats à l'audience qu'elle comprend le français et souhaite travailler notamment comme femme de ménage. Enfin, elle a cinq enfants majeurs résidant au Maroc. Dans ces circonstances, eu égard aux conditions et à la durée du séjour en France de la requérante - et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle pourrait obtenir une mesure de regroupement familial - ainsi qu'à la vocation de son époux à demeurer en France, du fait de son ancienneté sur le territoire français et de la présence des enfants français de celui-ci nés d'un premier mariage dont une est encore mineure, le préfet a, en prenant le refus de titre de séjour contesté, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et a donc méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

6. Mme C est ainsi fondée à exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour à l'appui de sa demande d'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la requérante est fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ainsi que, par voie de conséquence, de la décision fixant le pays de renvoi.

En ce qui concerne la décision portant rétention du passeport :

8. Aux termes de l'article L. 721-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut prescrire à l'étranger auquel un délai de départ a été accordé la remise de son passeport ou de tout document justificatif de son identité, dans les conditions prévues à l'article L. 814-1 ". Aux termes de l'article L. 814-1 du même code : " L'autorité administrative compétente, les services de police et les unités de gendarmerie sont habilités à retenir le passeport ou le document de voyage des personnes de nationalité étrangère en situation irrégulière () ".

9. Le préfet d'Eure-et-Loir, au moment de la notification de l'obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours, le 25 mai 2023, a procédé à la rétention du passeport de la requérante. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision de rétention est illégale du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être accueilli.

En ce qui concerne la décision portant assignant à résidence :

10. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ".

11. Il résulte de ce qui a été dit au point 7, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens invoqués au soutien des conclusions dirigées contre cette décision, que l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a assigné Mme A C à résidence pour une durée de quarante-cinq jours doit être annulé par voie de conséquence de l'annulation des décisions du 15 mai 2023 par lesquelles le préfet d'Eure-et-Loir lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

12. D'une part, aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L.731-3, L.741-1 et L.743-13 et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".

13. Le présent jugement annulant l'obligation faite à l'intéressée de quitter le territoire français implique nécessairement, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le préfet d'Eure-et-Loir délivre à Mme A C une autorisation provisoire de séjour, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa situation. Il y a lieu de prescrire à cette autorité de procéder à la délivrance de cette autorisation dans un délai de sept jours et de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

14. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point 9, le préfet d'Eure-et-Loir a prescrit à Mme A C, par une décision révélée par sa notification le 25 mai 2023, de remettre son passeport. L'exécution du présent jugement implique nécessairement la restitution, à l'intéressé de son passeport. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de restituer à Mme A C son passeport dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.

D E C I D E :

Article 1er : La formation collégiale de ce tribunal reste saisie des conclusions de Mme A C dirigées contre le refus de titre de séjour du 15 mai 2023 ainsi que des conclusions à fin d'injonction qui s'y rattachent et des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 2 : Les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement, contenues dans l'arrêté du 15 mai 2023, la décision du 25 mai 2023 portant rétention du passeport de Mme A C et la décision du 7 juillet 2023 assignant celle-ci à résidence sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Eure-et-Loir de délivrer à Mme A C une autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours et de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : Il est enjoint au préfet d'Eure-et-Loir de restituer à Mme A C son passeport marocain dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A C et au préfet d'Eure-et-Loir.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juillet 2023.

La magistrate désignée,

Hélène LE TOULLEC

Le greffier,

Roger MBELANI

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions