LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2302414

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2302414

mardi 12 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2302414
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL FREDERIC ALQUIER

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées sous le numéro 2302414, le 22 juin 2023 et le 23 juin 2023, Mme C E, représentée par Me Alquier, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros toutes taxes comprises (TTC) à verser à son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision portant refus de titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

- les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français portent une atteinte disproportionnée à sa situation personnelle et à sa vie privée et familiale ;

- l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2024, le préfet d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 11 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 12 juillet 2024.

Mme C E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juin 2023.

II. Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées sous le numéro 2302415, le 22 juin 2023 et le 23 juin 2023, M. D E, représenté par Me Alquier, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros toutes taxes comprises (TTC) à verser à son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision portant refus de titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour prévue à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

- les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français portent une atteinte disproportionnée à sa situation personnelle et à sa vie privée et familiale ;

- l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2024, le préfet d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 11 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 12 juillet 2024.

M. D E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juin 2023.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Keiflin a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D E, né le 7 avril 1971, et Mme C G épouse E, née le 24 octobre 1976, ressortissants arméniens, ont déclaré être entrés ensemble irrégulièrement en France le 23 septembre 2011 accompagnés de leurs deux premiers enfants, A et F. Ils ont déposé une demande d'asile, le 25 octobre 2011, qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 8 juillet 2014, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 4 février 2015. Ils ont fait l'objet de premières mesures d'éloignement, le 19 décembre 2014, validés par jugements du présent tribunal du 2 juillet 2015. M. E a ensuite présenté deux demandes d'admission au séjour, le 12 février 2015 et le 31 octobre 2019, qui ont toutes deux fait l'objet de nouvelles mesures d'éloignement, le 29 août 2016 et le 30 octobre 2020. M. et Mme E ont présenté de nouvelles demandes de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", le 18 mars 2023, sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par deux arrêtés du 24 avril 2023, notifiés le 28 avril suivant, dont M. et Mme E demandent l'annulation, le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de leur délivrer les titres de séjour sollicités, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

2. Les deux requêtes susvisées présentant à juger des situations liées et ayant fait l'objet d'une instruction commune, il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. ".

4. Il résulte de ces dispositions que l'article L. 435-1 permet la délivrance de deux titres de séjour de nature différente que sont, d'une part, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et, d'autre part, la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".

5. D'une part, les circonstances que Mme E travaille régulièrement chez des particuliers en qualité d'employée familiale et qu'elle a occupé divers emplois dont certains sous contrat à durée indéterminée sur la période 2019 à 2023, alors que M. E est sans emploi et ne justifie d'aucune insertion professionnelle, ne sont pas non plus suffisantes pour caractériser des motifs exceptionnels d'admission au séjour en qualité de salariés. D'autre part, les circonstances selon lesquelles ils vivaient depuis plus de dix années en France à la date des décisions attaquées, qu'ils ont suivi des cours de français, depuis septembre 2017 pour M. E et depuis son arrivée en France pour Mme E et que celle-ci justifie de sa maîtrise partielle de la langue française ainsi que de son engagement régulier en tant que bénévole au sein d'associations caritatives ne sont pas suffisantes pour caractériser des motifs exceptionnels d'admission au séjour sur le fondement de la vie privée et familiale. Par suite, le préfet d'Indre-et-Loire n'a entaché ses décisions d'aucune erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées en rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée par M. et Mme E.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du CESEDA : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".

7. M. et Mme E se prévalent de la durée de leur séjour en France depuis 2011, soit depuis douze ans, avec leurs trois enfants, A, né le 3 avril 1996, titulaire d'un titre de séjour pluriannuel portant la mention " vie privée et familiale ", marié et père d'un enfant né le 16 juin 2021, F, né le 26 juillet 1997, titulaire d'un titre de séjour portant la mention " étudiant programme de mobilité " et B, né le 25 mai 2013 en Eure-et-Loir. Toutefois, alors qu'ils se sont maintenus en France de façon irrégulière depuis le rejet de leur demande d'asile et la prise de mesures d'éloignement à leur encontre, le 19 décembre 2014, et le 30 octobre 2020 à l'encontre de M. E, ils ne se prévalent d'aucune attache en France en dehors de leur cellule familiale. Alors que leurs deux enfants aînés sont désormais majeurs, et que leur dernier enfant, B, a vocation à les suivre dans leur pays d'origine commun, l'Arménie, où il n'est pas établi qu'il ne pourrait poursuivre sa scolarité, et où il n'est pas contesté que M. et Mme E conservent des attaches, M. E y ayant vécu jusqu'à l'âge de 40 ans et y ayant sa mère et Mme E y ayant vécu jusqu'à l'âge de 35 ans et y ayant sa mère et ses sœurs. Dès lors, les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'ont pas porté à son droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ils ont été pris. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que les décisions contestées sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'ils emportent sur la situation personnelle et familiale de M. et Mme E doit également être écarté.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".

9. Il résulte de ces stipulations que l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

10. Ainsi qu'il a été dit au point 7, le fils aîné des requérants né en 1996 est titulaire d'un titre de séjour pluriannuel portant la mention " vie privée et familiale ", marié et père d'un enfant, le cadet, né en 1997, est titulaire d'un titre de séjour portant la mention " étudiant programme de mobilité " et le dernier, B, né en 2013, encore mineur, a vocation à les suivre vers leur pays d'origine commun, rien ne s'opposant à ce qu'il y poursuive sa scolarité. Dans ces conditions, quand bien même B ne connaît pas l'Arménie et parle à peine arménien, a suivi tout son cursus scolaire en France et devra se familiariser avec un autre système éducatif et alors que ses frères aînés titulaires de titres de séjour pourront y venir lui rendre visite, l'arrêté attaqué ne porte pas atteinte à son intérêt supérieur. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. et Mme E tendant à l'annulation des arrêtés du 24 avril 2023 ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction et celles qu'ils présentent sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes de M. et Mme E sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D E, à Mme C G épouse E et au préfet d'Indre-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 17 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,

Mme Keiflin, première conseillère,

M. Garros, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 novembre 2024.

La rapporteure,

Laura KEIFLIN

La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

Le greffier,

Vincent DUNET

La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2302414

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions