mercredi 4 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2302538 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | AUBRY |
Vu la procédure suivante :
I° Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 30 juin et 22 septembre 2023 sous le n° 2302538, M. B A, représenté par Me Fabienne Aubry, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2023 du préfet de Loir-et-Cher rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixant la Russie comme pays de destination de sa reconduite et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros HT au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- le refus de titre de séjour a été pris par une autorité incompétente et méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire a été prise par une autorité incompétente, doit être annulée en conséquence de l'annulation du refus de séjour, méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de renvoi a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français a été prise par une autorité incompétente, doit être annulée en conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire et elle est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2023, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés.
II° Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 30 juin et 22 septembre 2023 sous le n° 2302545, Mme C A, représentée par Me Fabienne Aubry, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2023 du préfet de Loir-et-Cher rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixant la Russie comme pays de destination de sa reconduite et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros HT au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- le refus de titre de séjour a été pris par une autorité incompétente et méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire a été prise par une autorité incompétente, doit être annulée en conséquence de l'annulation du refus de séjour, méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de renvoi a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français a été prise par une autorité incompétente, doit être annulée en conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire et elle est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2023, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requérante ne sont pas fondés.
M. et Mme A ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 5 juin 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant singée à New-York le
26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delandre, magistrat désigné ;
- et les observations de M. et Mme A, assistés par Mme D, interprète en langue russe.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A, ressortissants russes nés le 14 décembre 1990 et le 27 mai 1992, ont déclaré être entrés sur le territoire français le 19 juin 2016 sans pouvoir justifier d'une entrée régulière. Ils ont sollicité leur admission au séjour au titre de l'asile. Leurs demandes ont été rejetées par des décisions du 24 août 2018 et du 22 janvier 2019 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides puis le 17 septembre 2020 par la cour nationale du droit d'asile. Ils ont fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 30 octobre 2020 à laquelle ils n'ont pas déféré. Les requérants ont sollicité le réexamen de leurs demandes d'asile à deux reprises. Ces demandes ont été rejetées, pour irrecevabilité, par des décisions des 7 décembre 2020 et 28 décembre 2021 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides puis les 8 et 10 mars 2021 et 7 juin 2022 par la cour nationale du droit d'asile. Le 18 juillet 2022, ils ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour. Par les arrêtés attaqués du 21 avril 2023, le préfet de Loir-et-Cher a rejeté leur demande d'admission exceptionnelle au séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination de la Russie et leur a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
2. Les deux requêtes susvisées ont pour objet le droit au séjour d'un couple d'étrangers. Elles présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les refus de séjour et les obligations de quitter le territoire :
3. En premier lieu, les arrêtés attaqués ont été signés par M. Nicolas Hauptmann, secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher. Par un arrêté du 25 janvier 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. F E, préfet de Loir-et-Cher, a donné délégation à M. G à l'effet de signer notamment " tous arrêtés, décisions () correspondances () relevant des attributions de l'Etat dans le département de Loir-et-Cher ", , cette délégation comprenant " notamment, la signature de tous les actes administratifs et correspondances relatifs au séjour et à la police des étrangers ". Cette délégation de signature n'est pas générale et mentionne le nom du délégataire. Dès lors que l'arrêté du 27 juillet 2021, qui constitue un acte réglementaire, a été régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Loir-et-Cher, l'administration n'a pas à produire cet arrêté que le tribunal n'a pas davantage l'obligation de communiquer au requérant. Au demeurant, l'arrêté attaqué vise la décision de délégation de signature précitée. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire des refus de séjour et obligations de quitter le territoire attaquées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de cet article, l'autorité administrative doit d'abord vérifier si des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifient la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale ", ensuite, en cas de motifs exceptionnels, si la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " est envisageable. En outre, les dispositions précitées laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Dans ces conditions, il appartient seulement au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'elle a portée sur l'un ou l'autre de ces points. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces dernières stipulations que l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
5. En se prévalant de ces dispositions et stipulations, les requérants font valoir qu'ils sont originaires de Tchétchénie, qu'ils sont parents de quatre enfants dont deux sont nés en France et le plus âgé n'a pas dix ans, que les journalistes et observateurs nationaux et européens rendent régulièrement compte du traitement particulier des hommes tchétchènes par l'exécutif russe et local dans la mobilisation sur le front ukrainien, que s'ils sont renvoyés dans leur pays d'origine, il est fort probable que monsieur sera enrôlé de force laissant son épouse et ses enfants seuls et dans des conditions de vie nécessairement précaires ce qui aurait dû conduire à leur reconnaître des considérations humanitaires, qu'ils respectent l'obligation scolaire pour leurs enfants. Toutefois, ils sont entrés assez récemment en France et se sont maintenus irrégulièrement sur le territoire français malgré les décisions dont il est fait état au point 1. Les articles de La Nouvelle République sur la mobilisation des tchétchènes pour la guerre en Ukraine qu'ils produisent sont insuffisants pour démontrer que le requérant serait nécessairement enrôlé de force en cas de retour dans son pays. Les deux convocations pour une audition
qui lui ont été adressées les 8 avril 2021 et 24 mai 2022 par les services de police de Tchétchénie sont dépourvues d'authenticité dès lors que l'intéressé ne justifie pas des conditions dans lesquelles il les a obtenues alors qu'il était en France aux dates auxquelles elles ont été établies. Rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale composée d'eux-mêmes et de leurs quatre enfants mineurs se reconstitue en Russie et les décisions attaquées n'ont pas pour objet ou pour effet de séparer les requérants de leurs enfants. Ils n'établissent pas que leurs enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité en Russie. Ainsi, même s'ils ont un frère, un oncle et une tante résidant en France, eu égard notamment aux conditions d'entrée et de séjour des requérants, les refus de séjour et les obligations de quitter le territoire attaqués ne méconnaissent ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Par ailleurs, les refus de séjour n'étant pas entachés d'illégalité, les requérants ne peuvent demander l'annulation des obligations de quitter le territoire en conséquence de l'annulation des refus de séjour.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des motifs des arrêtés attaqués, que le préfet de Loir-et-Cher se serait cru lié par les décisions de l'office français de protection des réfugiés et apatrides et de la cour nationale du droit d'asile et aurait ainsi méconnu sa compétence.
7. Enfin, les refus de séjour n'étant pas entachés d'illégalité, les requérants ne peuvent demander l'annulation des obligations de quitter le territoire en conséquence de l'annulation des refus de séjour.
Sur les décisions fixant le pays de renvoi :
8. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 3, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions fixant le pays de renvoi ont été prises par une autorité incompétente.
Sur les interdictions de retour sur le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 621-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Aux termes de l'article L. 613-2 du code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7,
L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
10. En premier lieu, il ressort de ce qui été dit ci-dessus que les obligations de quitter le territoire ne sont pas entachées d'illégalité. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions d'interdiction de retour sur le territoire français en conséquence de l'annulation des obligations de quitter le territoire.
11. En second lieu, les requérants soutiennent que les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français méconnaissent l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation et disproportionnées en faisant valoir que la seule circonstance qu'ils n'ont pas exécuté les précédentes mesures d'éloignement prises à leur encontre ne saurait suffire à leur interdire le retour sur le territoire français où vivent leur frère et oncle avec lesquels ils entretiennent des relations intenses pour être quotidiennes et permanentes et que leur comportement ne trouble pas l'ordre public. Toutefois, en indiquant que les requérants ne justifient d'aucune circonstance humanitaire ou circonstance exceptionnelle et qu'au regard de leur situation personnelle et administrative, qui est rappelée dans les arrêtés attaqués, et de leur soustraction à une précédente mesure d'éloignement, il y avait lieu d'assortir ses décisions d'une interdiction de retour d'un an, le préfet de Loir-et-Cher, qui était en droit de prendre ces décisions en vertu des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'ils faisaient l'objet d'obligations de quitter le territoire assorties d'un délai de départ volontaire de trente jours, n'a pas pris une mesure disproportionnée ou entachée d'erreur ses décisions d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an même si les intéressés ne troublent pas l'ordre public.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. et Mme A doivent être rejetées y compris, par voie de conséquence, leurs conclusions en injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B et C A et au préfet de Loir-et-Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
Jean-Michel DELANDRE
La greffière,
Florence PINGUET-COMMEREUCLa République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2302538
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026