jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2302640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP CARIOU LEVEQUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juillet 2023, M. B D, représenté par Me Cariou, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2023 par lequel le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit, lui a enjoint de restituer son passeport et lui a fait obligation de se rendre deux fois par semaine au commissariat de police de Blois pour justifier de ses démarches en vue de quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou la mention " salarié ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et dans cette attente, de lui remettre sous un délai de 8 jours une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, et ce, sous les mêmes conditions d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Cariou de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble
- il est entaché d'incompétence de son signataire dès lors que la délégation de signature qui lui a été accordée le 25 janvier 2021 ne l'autorisait pas à signer les décisions l'obligeant à restituer son passeport aux services de police et à se présenter deux fois par semaine au commissariat de police pour justifier de ses démarches en vue de quitter le territoire, lesquelles ne sont applicables que depuis le 1er mai 2021 soit postérieurement à cette délégation ;
En ce qui concerne le refus de titre de séjour
- il méconnait les dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L.421-1 du CESEDA ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH) ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la CEDH ;
- elle est entachée d'illégalité en ce qu'elle ne lui accorde qu'un délai de trente jours pour quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 août 2023, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (55%) par une décision du 5 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Defranc-Dousset a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, ressortissant turc né le 12 avril 1972, déclare être entré en France pour la première fois le 16 décembre 2001. Sa demande d'admission au séjour au titre de l'asile a été rejetée par une décision du 13 février 2003 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. En janvier 2003, il a présenté une demande d'admission au séjour en se prévalant de son mariage avec Mme A, ressortissante française. Par arrêté du 5 mai 2004, le préfet de Loir-et-Cher a rejeté sa demande et a assorti ce refus de titre d'une mesure d'éloignement. Son mariage avec Mme A a été annulé le 10 janvier 2006 par le tribunal de grande instance de Blois pour défaut d'intention matrimoniale. M. D a déposé le 11 juillet 2008 une nouvelle demande de titre de séjour. Par arrêté du 3 novembre 2009, le préfet de Loir-et-Cher a refusé de faire droit à cette demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un jugement du 27 mai 2010 du présent tribunal. Le 28 avril 2014, M. D a de nouveau présenté une demande de titre de séjour sur laquelle la commission du titre de séjour a émis un avis favorable. Par arrêté du 28 novembre 2014, le préfet de Loir-et-Cher a rejeté cette demande et a assorti ce refus de titre d'une obligation de quitter le territoire français. Cet arrêté a été validé par le présent tribunal et M. D a quitté le territoire français en 2015. Il est entré pour la dernière fois en France en 2020 muni d'un visa délivré par les autorités slovènes. Il a épousé le 25 juin 2022 en mairie de Blois Mme C, ressortissante française qu'il indique avoir rencontrée sur un site de rencontre au mois de juin 2021, avec laquelle il s'est installé en décembre 2021 et a conclu un pacte civil de solidarité le 5 janvier 2022. Il a présenté, le 13 octobre 2022, une demande de titre de séjour en se prévalant de sa qualité de conjoint de française et des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La communauté de vie avec Mme C a été établie par une enquête diligentée le 25 janvier 2023. Par un arrêté du 7 avril 2023, dont il demande l'annulation, le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit et lui a également fait obligation de restituer son passeport et de se rendre deux fois par semaine au commissariat de police de Blois pour justifier de ses démarches en vue de quitter le territoire français.
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble
2. L'arrêté contesté a été signé par M. Nicolas Hauptmann, secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher, lequel disposait, aux termes d'un arrêté du 25 janvier 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture sous le numéro 41-2021-01-25-001, d'une délégation de signature accordée par M. F E, préfet de Loir-et-Cher, à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () correspondances () relevant des attributions de l'Etat dans le département de Loir-et-Cher ", comportant notamment " la signature de tous les actes administratifs et correspondances relatifs au séjour et à la police des étrangers ". Par ailleurs, les dispositions relatives aux décisions portant obligation de présentation aux services de police ou unités de gendarmerie et de remise de passeport ont été introduites dans le CESEDA antérieurement au 25 janvier 2021 et ont fait l'objet d'une nouvelle codification entrée en vigueur le 1er mai 2021. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté en ses deux branches.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du CESEDA : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 423-1 dudit code : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies :1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. " et aux termes de l'article L. 423-2 du même code : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".
4. Il ressort des pièces du dossier qu'ainsi qu'il a été dit au point 1, M. D est entré sur le territoire français pour la dernière fois en 2020, muni d'un visa de court séjour délivré par les autorités slovènes. Ainsi, il n'a pas présenté de visa de long séjour à l'appui de sa demande de titre en qualité de conjoint de française, alors que la délivrance de la carte de séjour temporaire prévue à l'article L. 423-1 de ce code est subordonnée à la production d'un tel visa. Par suite, c'est par une exacte application des dispositions de cet article que le préfet de Loir-et-Cher a refusé de lui délivrer le titre sollicité.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du CESEDA : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. " et aux termes de l'article L.435-1 de ce même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
6. M. D se prévaut de ce qu'il a quitté la Turquie à l'âge de 29 ans en raison des persécutions dont il était victime, après s'être séparé de la mère de ses deux enfants, afin de la protéger et éviter que sa famille ne subisse également des persécutions. Il indique qu'il parle très bien le français, qu'il a de nombreux amis en France, ainsi qu'un oncle, qu'il est marié à une ressortissante française, qu'il dispose d'une promesse d'embauche en qualité d'ouvrier qualifié, qu'il n'a plus de lien avec son pays d'origine et que, s'il est retourné en Turquie en 2015 en exécution d'une obligation de quitter le territoire français, il en est reparti très vite n'ayant pas réussi à trouver un emploi du fait de ses origines kurdes. Toutefois, d'une part, ainsi qu'il a été dit au point 1, sa demande de reconnaissance du statut de réfugié a été rejetée, il a fait l'objet de plusieurs obligations de quitter le territoire français, il a regagné la Turquie en 2015 et n'est entré en France pour la dernière fois qu'en 2021. D'autre part, s'il épousé le 25 juin 2022 une ressortissante française avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité le 5 janvier 2022, cette union était, à la date du refus de titre en litige, récent. Enfin le requérant n'établit pas l'intensité, l'ancienneté et la stabilité des liens dont il allègue, la seule production d'une promesse d'embauche n'étant pas suffisante à démontrer une insertion professionnelle. Par suite, au regard des éléments relatifs à sa situation personnelle, il n'établit pas que le préfet de Loir-et-Cher, en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, aurait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du CESEDA. De même, alors qu'il n'établit pas que sa situation, qui ne relève pas de considérations humanitaires, présente un caractère exceptionnel, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du CESEDA doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du CESEDA : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an./La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail./Par dérogation aux dispositions de l'article L. 433-1, elle est prolongée d'un an si l'étranger se trouve involontairement privé d'emploi. Lors du renouvellement suivant, s'il est toujours privé d'emploi, il est statué sur son droit au séjour pour une durée équivalente à celle des droits qu'il a acquis à l'allocation d'assurance mentionnée à l'article L. 5422-1 du code du travail. ".
8. Lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Si M. D soutient que la décision le refusant la délivrance d'un titre de séjour méconnaît les dispositions précitées, il n'établit pas avoir présenté sa demande de titre de séjour sur le fondement de ces dispositions. Dès lors, le moyen est inopérant et doit donc être écarté.
9. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 6, M D n'établit pas que la décision contestée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH). Ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français
10. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de la CEDH : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
11. Si M D soutient que du fait de ses origines kurdes, il risque d'être persécuté en cas de retour en Turquie, pays dans lequel il a au demeurant vécu de 2015 à 2021, il ne l'établit nullement. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la CEDH, opérant à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.
12. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du CESEDA : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".
13. M. D soutient que le délai de trente jours qui lui a été accordé pour quitter le territoire français est insuffisant au regard de sa vie privée et de son insertion sur le territoire. Toutefois, les circonstances invoquées ne suffisent pas à établir que le préfet de Loir-et-Cher, en lui accordant le délai de départ volontaire de droit commun de trente jours, a entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
14. Il résulte de tout ce précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles qu'il présente au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet de Loir-et-Cher.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Defranc-Dousset, première conseillère,
Mme Keiflin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
La rapporteure,
Hélène DEFRANC-DOUSSET
La présidente,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSALa greffière,
Nadine PENNETIER MOINET
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2302640
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026