jeudi 30 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2302711 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | KONATE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juillet 2023, M. B, représenté par Me Konaté, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 janvier 2023, notifié le 4 avril 2023, par lequel la préfète du Loiret a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer, dans le délai de deux mois, à titre principal, une carte de résident en sa qualité de parent d'enfant mineur ayant obtenu le statut de réfugié sur le fondement des dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à titre subsidiaire, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre infiniment subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et méconnaît les dispositions des articles L. 424-3 et L. 561-2 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il est père de deux enfants dont le statut de réfugié a été reconnu ;
- elle méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle induit sur sa situation personnelle ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'un défaut d'examen sérieux pour les mêmes raisons que celles qui ont été exposées s'agissant de la décision de refus de séjour ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée à la préfète du Loiret qui n'a pas présenté d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Gasnier a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant ivoirien né le 26 août 1975, allègue être entré en France le 21 octobre 2015. Le 16 avril 2021, M. B a présenté une demande de titre de séjour qui a été rejetée. Il a présenté une nouvelle demande de titre de séjour le 1er juin 2022 en qualité de parent d'enfant français sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par arrêté du 16 janvier 2023, la préfète du Loiret a refusé de faire droit à sa demande et a assorti cette décision d'une obligation de quitter le territoire. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 27 juillet 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Loiret du même jour, la préfète du Loiret a donné délégation à M. Benoît Lemaire, secrétaire général de la préfecture du Loiret, signataire de l'arrêté attaqué, aux fins de signer " tous arrêtés, décisions, () relevant des attributions de l'État dans le département du Loiret ", à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les arrêtés portant refus de titre. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait, notamment les textes applicables et les conditions d'entrée et de séjour de M. B en France, qui en constituent le fondement. Il est, par suite, motivé conformément aux exigences des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
4. En troisième lieu, d'une part, le requérant n'établit pas qu'il a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que l'arrêté attaqué mentionne que seule une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, sur le fondement de l'article L. 423-7 a été formulée. D'autre part, la préfète du Loiret n'a pas examiné d'office son droit au séjour à l'aune de l'article L. 424-3. Dès lors, il ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de cet article. Pour les mêmes motifs, la préfète n'a pas entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux en n'examinant pas sa demande de titre de séjour sur ce fondement.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
6. En l'espèce, d'une part, la simple production d'une facture d'achat d'une console " Nintendo Switch " en décembre 2021 ne saurait suffire à elle-seule à établir que M. B contribuerait à l'entretien et à l'éducation de sa fille, au demeurant née le mois de cet achat. D'autre part, si M. B produit également trois preuves de virements effectués au bénéfice de la mère de sa fille, de 53,90 euros en mai 2023, de 104 euros en août 2023 et de 140 euros en septembre 2023 ainsi que de trois tickets de caisse datés de juillet et août 2023 ces éléments sont postérieurs à l'arrêté attaqué et ne peuvent donc établir qu'il contribuait à l'entretien et à l'éducation de ses enfants à la date de l'arrêté contesté. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut donc qu'être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. D'une part, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. B n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de sa fille de nationalité française. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. B a reconnu en 2019 deux autres enfants, A et D, nées en 2011. Il ressort d'un jugement du juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Tours du 20 décembre 2019 que l'autorité parentale est exercée seule par la mère des deux enfants, Mme F C, et que l'impécuniosité de M. B a fait obstacle à ce que soit versée mensuellement une pension alimentaire aux deux enfants. Or, si M. B se prévaut de deux attestations d'amis qui font état de la proximité du père avec ses enfants et des efforts qu'il accomplirait pour s'en occuper, ces éléments, au demeurant rédigés postérieurement à l'arrêté attaqué, ne sauraient suffire à démonter qu'il entretiendrait des liens suffisamment intenses et récurrents avec elles. Le moyen doit donc être écarté.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. En l'espèce, si M. B allègue être entré en France au cours de l'année 2015, il ne produit aucun élément au soutien de ses allégations. Eu égard aux pièces produites par le requérant, sa durée de présence en France n'est établie qu'à compter du 10 avril 2019, date de reconnaissance de ses enfants A et D. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est célibataire, qu'il est entré irrégulièrement en France, s'est maintenu sur ce territoire sans être titulaire d'un titre de séjour et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine dans lequel il a vécu la majeure partie de sa vie. Par ailleurs, comme relevé précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B contribuerait à l'entretien et à l'éducation de ses enfants ni qu'il entretiendrait des liens intenses avec eux. Enfin, s'il justifie avoir travaillé de juillet à septembre 2022, en novembre 2022 et en janvier 2023, pour des missions de garde d'enfants, ces seuls éléments ne suffisent pas à établir, compte tenu de sa faible ancienneté dans cet emploi et de l'instabilité de ses revenus, une insertion significative en France. Dès lors, l'arrêté attaqué ne porte pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale.
11. Enfin, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, la préfète du Loiret n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation s'agissant des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle du requérant.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. D'une part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit ".
13. Lorsque la loi prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français.
14. D'autre part, aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel la qualité de réfugié a été reconnue en application du livre V se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans ". Aux termes de l'article L. 424-3 du même code : " La carte de résident prévue à l'article L. 424-1, délivrée à l'étranger reconnu réfugié, est également délivrée à : () / 4° Ses parents si l'étranger qui a obtenu le bénéfice de la protection est un mineur non marié, sans que la condition de régularité du séjour ne soit exigée. / L'enfant visé au présent article s'entend de l'enfant ayant une filiation légalement établie, y compris l'enfant adopté, en vertu d'une décision d'adoption, sous réserve de la vérification par le ministère public de la régularité de cette décision lorsqu'elle a été prononcée à l'étranger ".
15. Il résulte de ces dispositions que l'étranger qui a été reconnu réfugié bénéficie de plein droit d'une carte de résident et que, lorsque celui-ci est un enfant mineur non marié, ses ascendants directs au premier degré bénéficient également de plein droit de cette carte sans qu'il soit exigé qu'ils contribuent à son entretien et à son éducation.
16. Il ressort des pièces du dossier que les enfants, A et D, nées le 19 août 2011 et reconnues par M. B le 10 avril 2019, ont obtenu le statut de réfugié par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 23 octobre 2017. Dès lors que l'établissement de la filiation n'est pas contesté par la préfète du Loiret, qui n'a pas produit de mémoire en défense dans la présente instance, M. B est fondé à soutenir qu'il bénéficie d'un droit au séjour au titre de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que, par conséquent, cette circonstance fait obstacle à son éloignement.
17. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, M. B est fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Cette annulation entraine, par voie de conséquence, l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
19. Les motifs du présent jugement qui prononce uniquement l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi, n'impliquent pas nécessairement que soit délivré à M. B un titre de séjour mais uniquement, conformément aux dispositions citées au point précédent, de réexaminer sa situation. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Loiret de procéder à un réexamen de la situation de M. B dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
20. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros à Me Konaté au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État
D E C I D E :
Article 1er : Les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi, contenues dans l'arrêté du 16 janvier 2023, sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Loiret de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera la somme de 1 500 euros à Me Konaté en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. E B, à la préfète du Loiret et à Me Konaté.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Lacassagne, président,
M. Gasnier, conseiller,
Mme Ploteau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.
Le rapporteur,
Paul GASNIER
Le président,
Denis LACASSAGNE
La greffière,
Frédérique GAUTHIER
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026