lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2303119 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 juillet 2023 et deux mémoires complémentaires enregistrés les 21 août 2023 et 1er novembre 2024, M. et Mme B C demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 mars 2023 par laquelle le maire de la commune de Truyes a délivré à Mme A un permis d'aménager.
Ils soutiennent que la décision est illégale car elle va accentuer les nuisances sur leur propriété telles que le ruissellement, les inondations dans le sous-sol, des dégradations et des perturbations en raison de la forte déclivité et de l'absence d'aménagement des eaux pluviales.
Par un mémoire enregistré le 15 janvier 2024, la commune de Truyes, représentée par Me Bardon, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge du requérant la somme de 1.500 € en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requête est manifestement irrecevable au motif que :
- elle est tardive ;
- les requérants ne justifient pas avoir accompli les formalités prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- les requérants ne justifient pas de leur qualité pour agir au regard de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme.
Par un courrier en date du 10 août 2023, M. et Mme C ont été invités à régulariser leur requête au regard des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme dans un délai de 15 jours.
Par un courrier en date du 10 août 2023, M. et Mme C ont été invités à régulariser leur requête au regard des dispositions de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme dans un délai de 15 jours.
Vu la pièce produite par M. et Mme C le 21 août 2023 en réponse aux demandes de régularisation.
Par ordonnance du 2 octobre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 17 octobre 2024 à 12 heures en application des articles R. 613-1 et R. 613-3 du code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 mars 2023 par lequel le maire de la commune de Truyes (37320) a accordé au nom de la commune à Mme A un permis d'aménager n° PA0372632240006 destiné à la création d'un lotissement au 2, rue des Delanoues à Truyes sur les parcelles cadastrées section D n° 1434 et n° 1436 pour une surface de 4.592 m² portant sur une surface plancher maximale constructible de 950 m².
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
3. Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. ".
5. Il appartient à l'auteur d'un recours contentieux dirigé contre une telle décision d'adresser au greffe de la juridiction où le recours contentieux a été enregistré la preuve de la notification de ce recours à l'auteur de la décision contestée et au titulaire de l'autorisation.
6. Il appartient au juge, au besoin d'office, de rejeter le recours comme irrecevable, lorsque son auteur, après y avoir été invité par lui, n'a pas justifié de l'accomplissement des formalités requises par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
7. En troisième et dernier lieu, selon l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. () ".
8. D'une part, en dépit de la demande de régularisation qui leur ont été adressées par lettre en date du 10 août 2023 dont il a été accusé réception le 21 août 2023 suivie de la fin de non-recevoir opposée en défense par la commune de Truyes dans son mémoire en défense enregistré le 25 janvier 2024, M. et Mme C n'ont pas, à l'expiration du délai qui leur était imparti, justifié avoir accompli l'ensemble des formalités prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'ils n'ont produit que l'accusé de réception du recours contentieux notifié à la commune le 13 juillet 2023, sans justifier un tel envoi également au pétitionnaire.
9. D'autre part, et au surplus, la requête n'était pas accompagnée de l'une des pièces exigées par les dispositions précitées de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. Il a été demandé aux requérants d'en justifier sous 15 jours par courrier du 10 août 2023, ce qui n'a toutefois pas été le cas.
10. Il résulte de ce qui précède que cette requête qui n'a pas été régularisée à l'expiration du délai imparti est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Truyes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Truyes en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B C et à la commune de Truyes.
Fait à Orléans, le 9 décembre 2024.
Le président de la 5e chambre,
Samuel DELIANCOURT
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026