LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2303261

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2303261

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2303261
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE
Avocat requérantECHARD-JEAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 août 2023 et 1er juillet 2024, M. C B, représenté par Me Pierre Echard-Jean, demande au tribunal :

1) d'annuler l'arrêté du 26 avril 2023 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de neuf mois à compter de la date de retrait du titre, ensemble la décision du 13 juin 2023 rejetant son recours gracieux ;

2) d'enjoindre au préfet d'Eure-et-Loir de procéder à la restitution de son permis de conduire dans les huit jours suivant la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est dépourvue de base légale dès lors qu'il n'était pas au volant d'un véhicule lors de la constatation de l'infraction reprochée ;

- la réalité de l'infraction n'est pas établie ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2023, le préfet d'Eure-et-Loir conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 224-2 du code de la route, dans sa rédaction applicable à la date de l'arrêté attaqué : " I. - Le représentant de l'Etat dans le département peut, dans les soixante-douze heures de la rétention du permis prévue à l'article L. 224-1, ou dans les cent vingt heures pour les infractions pour lesquelles les vérifications prévues aux articles L. 234-4 à L. 234-6 et L. 235-2 ont été effectuées, prononcer la suspension du permis de conduire lorsque : 1° L'état alcoolique est établi au moyen d'un appareil homologué, conformément au 1° du I de l'article L. 224-1, ou lorsque les vérifications mentionnées aux articles L. 234-4 et L. 234-5 apportent la preuve de cet état ou si le conducteur ou l'accompagnateur de l'élève conducteur a refusé de se soumettre aux épreuves et vérifications destinées à établir la preuve de l'état alcoolique ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que par l'arrêté attaqué du 26 avril 2023, le préfet d'Eure-et-Loir a prononcé, sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route, la suspension du permis de conduire du requérant pour une durée de neuf mois au motif que celui-ci avait fait l'objet le 23 avril 2023 à 15 heures 15 sur la commune de Nogent-le-Rotrou d'une mesure de rétention de son permis de conduire pour avoir commis une infraction au code de la route punie de la peine complémentaire de suspension du permis de conduire en refusant de se soumettre aux vérifications destinées à établir la preuve de son état alcoolique.

3. Le requérant soutient qu'il est propriétaire d'un deux roues, que ce deux roues a fait l'objet d'un contrôle pour excès de vitesse, qu'il s'est rendu dans les locaux de la gendarmerie de Nogent-le-Rotrou à la suite de la convocation qui lui a été adressée en vue d'être entendu en sa qualité de propriétaire du véhicule, qu'à la suite d'un échange houleux dans les locaux de la gendarmerie au cours duquel il a nié être en état d'ivresse manifeste et a refusé de se soumettre à un test éthylométrique, il a quitté les locaux de la gendarmerie, que les forces de l'ordre sont venues l'interpeller à son domicile et lui ont notifié un avis de rétention de permis de conduire et que, par suite, la décision attaquée manque de base légale dès lors que l'infraction a été constatée hors de toute activité de conduite.

4. Toutefois, il ressort du procès-verbal établi le 23 avril 2023 par les gendarmes de Nogent-le-Rotrou que le requérant s'est rendu à la gendarmerie à 15 heures, que les gendarmes ont constaté qu'il sentait l'alcool, qu'il a refusé de se soumettre à un dépistage d'alcoolémie, qu'après un échange houleux avec les gendarmes, il a quitté les locaux de la gendarmerie en repartant au volant de son véhicule automobile, que les gendarmes, partis à sa recherche, l'ont retrouvé à son domicile et que l'intéressé a, de nouveau, refusé de se soumettre à un dépistage d'alcoolémie. Contrairement à ce que soutient le requérant, le gendarme A D était au nombre des fonctionnaires qui ont constaté les faits. Dès lors, l'intéressé ne conteste pas qu'il est venu à la gendarmerie avec son véhicule automobile et qu'il est reparti de celle-ci avec ce véhicule. Par suite, il ne peut sérieusement soutenir que l'infraction a été constatée en dehors de toute activité de conduite. Il suit de là que la décision attaquée n'est pas dépourvue de base légale.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris, par voie de conséquence, ses conclusions en injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet d'Eure-et-Loir.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2024.

Le magistrat désigné,Le greffier,

Jean-Michel DELANDRE Laurent BOUSSIERES

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions