lundi 18 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2303535 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | DUFAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 août 2023, M. A B, représenté par Me Dufaud, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 5 juillet 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée ;
2°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de réexaminer sa demande de renouvellement de carte professionnelle dans un délai de deux mois à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une autorisation provisoire d'exercer dans l'attente du réexamen de sa demande de renouvellement de carte professionnelle ;
4°) à défaut, d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une autorisation provisoire d'exercer dans l'attente du jugement au fond ;
5°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que sa carte professionnelle arrivant à expiration le 6 septembre 2023, il se trouve dans l'impossibilité, du fait du refus de renouvellement qui lui a été opposé, de postuler et d'exercer sa profession d'agent de sécurité privée ; il va être contraint de s'inscrire sur la liste des demandeurs d'emploi alors qu'il ne dispose d'aucune autre formation ; la décision attaquée aura également des conséquences sur le plan professionnel puisqu'il n'est pas sûr de retrouver un emploi d'agent de sécurité à l'issue de la procédure au fond ; cette décision préjudicie enfin à sa situation financière puisqu'il va être privé de salaires alors qu'il doit assumer les charges de son foyer ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée qui est entachée d'incompétence ainsi que d'un vice de procédure en l'absence de saisine des services de police ou de gendarmerie et du parquet en méconnaissance des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale et dès lors qu'il n'est pas établi que les données figurant sur le fichier TAJ, sur lesquelles s'est fondé le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité, étaient accessibles ;
- est également de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée le moyen tiré de ce qu'elle est entachée d'un vice de procédure au regard de l'article 230-8 du code de procédure pénale, le Conseil national des activités privées de sécurité n'étant pas autorisé à consulter les données figurant sur le fichier TAJ relatives à une mise en cause ayant fait l'objet d'un classement sans suite, ce qui est le cas des faits remontant à 2006 ;
- il en va de même du moyen tiré de ce que le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité, qui ne pouvait se fonder sur des mises en cause dont il ne pouvait avoir connaissance puisqu'elles n'avaient pas fait l'objet de poursuites, a commis une erreur de droit ;
- le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure est, de même, de nature à faire naître un doute sérieux quant à sa légalité dès lors que les faits reprochés ne sauraient caractériser un comportement incompatible avec les fonctions d'agent de sécurité privée :
* les faits d'usage illicite de stupéfiants retenus par le Conseil national des activités privées de sécurité, qui sont très anciens et isolés, se sont produits alors qu'il n'était pas encore agent de sécurité et n'ont empêché ni la délivrance de sa première carte professionnelle ni son renouvellement en 2018 ;
* s'il a été mis en cause en 2020 pour des faits d'appels malveillants, ces derniers n'ont pas fait l'objet de poursuites et n'ont pas davantage donné lieu à une condamnation ;
* il exerce la profession d'agent de sécurité depuis 2010 et donne entière satisfaction dans son travail.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2023, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'urgence n'est pas caractérisée dès lors que la décision attaquée entre dans le cadre de la mission qui lui est confiée de protection de l'ordre public ; le requérant a laissé s'écouler un délai de près d'un mois et demi avant de saisir le juge des référés ;
- aucun des moyens invoqués par le requérant n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* son signataire disposait d'une délégation régulière et publiée sur le site internet de l'établissement ;
* les services de police et le procureur de la République compétent ont été régulièrement saisis dans le cadre de l'instruction de la demande du requérant ; le traitement d'antécédents judiciaires le concernant ne comporte aucune mention relative à la non-accessibilité aux informations par les autorités administratives dans le cadre de leurs enquêtes ;
* les dispositions de l'article 230-8 du code de procédure pénale s'appliquent aux faits ayant donné lieu à une décision de non-lieu ou de classement sans suite ; or le requérant ne démontre pas que tel serait le cas pour les faits d'usage de stupéfiants commis en 2006 ; en tout état de cause, il aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur les faits à l'origine de la mise en cause de l'intéressé en 2022 ayant donné lieu à un rappel à la loi ;
* aucune erreur d'appréciation n'a été commise, les faits reprochés, en particulier s'agissant des appels téléphoniques malveillants, dont l'imputabilité et la matérialité ne sont pas sérieusement contestées par le requérant, étant manifestement incompatibles avec l'exercice d'une activité privée de sécurité.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 25 août 2023 sous le n° 2303522 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rouault-Chalier, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 septembre 2023 à 10 h 30 :
- le rapport de Mme Rouault-Chalier, juge des référés ;
- les observations de Me Girard, substituant Me Dufaud, représentant M. B, présent, qui a conclu aux mêmes fins que dans la requête avec les mêmes moyens qu'elle a développés, à l'exception des moyens tirés, d'une part, de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée et, d'autre part, du vice de procédure en l'absence de saisine des services de police ou de gendarmerie et du parquet, qu'elle a déclaré abandonner à la suite de la production par le Conseil national des activités privées de sécurité à l'appui de son mémoire en défense, des pièces justificatives ;
- le Conseil national des activités privées de sécurité n'étant ni présent ni représenté.
Par une ordonnance du 12 septembre 2023, la juge des référés a différé la clôture de l'instruction au 13 septembre 2023 à 12 h 00.
Un mémoire et des pièces, présentés pour M. B, ont été enregistrés le 13 septembre 2023 et ont été communiqués.
Une note en délibéré, présentée pour M. B, a été enregistrée le 14 septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B est agent de sécurité privée depuis 2010. La carte professionnelle dont il était titulaire expirant le 7 septembre 2023, il en a sollicité le renouvellement par courrier du 2 mai 2023. Par une décision du 5 juillet 2023, notifiée le 11 juillet suivant, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a refusé le renouvellement sollicité. Par sa requête ci-dessus analysée, M. B demande à la juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
3. Aux termes de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : () / 2° S'il résulte de l'enquête administrative () que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées () ".
4. Pour prendre la décision attaquée de refus de renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B, le Conseil national des activités privées de sécurité s'est fondé sur un unique motif tiré de ce que l'enquête administrative réalisée dans le cadre de l'instruction du dossier, faisant suite à la consultation des traitements automatisés de données personnelles gérés par les services de police et de gendarmerie nationale, a révélé qu'il a été mis en cause pour des faits d'usage illicite de stupéfiants le 1er juillet 2006 et d'appels téléphoniques malveillants réitérés et harcèlement d'une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité sans incapacité, du 23 juillet au 5 septembre 2020. Le Conseil national des activités privées de sécurité a considéré que ces agissements, d'autant plus graves qu'ils ont été commis à une période où le requérant était déjà titulaire d'une carte professionnelle, et donc soumis à une exigence déontologique particulièrement élevée, étaient incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité. En l'espèce, compte tenu du caractère ancien et isolé de ces faits commis en dehors de son activité professionnelle et sans lien avec cette dernière et de ce qu'ils n'apparaissent pas d'une gravité telle qu'ils seraient par eux-mêmes inconciliables avec l'exercice d'une activité privée de sécurité, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation paraît, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 5 juillet 2023 contestée.
En ce qui concerne l'urgence :
5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire, à la date à laquelle le juge des référés se prononce.
6. En l'espèce, pour caractériser l'urgence à statuer sur ses conclusions à fin de suspension, M. B fait valoir qu'il exerce les fonctions d'agent de sécurité depuis 2010 et ne dispose d'aucune autre formation. Il précise qu'après avoir été employé en contrat à durée indéterminée par la société Falcon Security, il a choisi d'exercer son activité, à compter du 19 septembre 2019, dans le cadre de contrats à durée déterminée successifs conclus avec la société Objectif Sécurité et avec la société ESP Sécurité pour assurer la sécurité et la surveillance lors d'évènements, sportifs notamment, ainsi que de prestations exceptionnelles. Il justifie par les pièces versées au dossier qu'après avoir bénéficié d'un tel contrat conclu avec la société ESP Sécurité pour la période du 2 mai au 17 juin 2023 inclus, il a conclu avec cette même entreprise, le 4 septembre 2023, un nouveau contrat courant jusqu'au 31 octobre 2023 inclus. Toutefois, il est constant que cet emploi rend nécessaire la détention de la carte professionnelle prévue par l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, l'article 10 du contrat de travail prévoyant une rupture de plein droit lorsque le salarié ne remplit plus les conditions posées. M. B, dont la carte professionnelle est arrivée à échéance le 7 septembre 2023, se trouve ainsi privé de rémunération, alors qu'il ressort par ailleurs des pièces du dossier, et en particulier de l'attestation établie par l'assistante du pôle actions sociales et famille de la commune de Chalette-sur-Loing, qu'il se trouve déjà dans une situation de grande précarité ayant justifié la mise en place d'un accompagnement social. Dans ces conditions, le refus opposé à sa demande de renouvellement de carte professionnelle est susceptible, dans les circonstances de l'espèce, de porter une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de M. B. Par suite, les effets de la décision litigieuse sont de nature à caractériser, à la date de la présente ordonnance, une situation d'urgence au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
7. Il résulte de ce qui précède que les deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension d'une décision administrative étant réunies, il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision du 5 juillet 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé de renouveler sa carte professionnelle.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Eu égard à ses motifs, la présente décision implique nécessairement que M. B soit autorisé à exercer l'activité d'agent de sécurité privée jusqu'à ce que le Conseil national des activités privées de sécurité ait à nouveau statué sur sa demande ou qu'il soit statué sur sa requête au fond. Par conséquent, il y a lieu de faire application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative et d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de le munir d'une autorisation provisoire d'exercice de cette activité, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité du 5 juillet 2023 refusant d'accorder à M. B le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité est suspendue jusqu'à ce que le tribunal ait statué au fond sur la légalité de cette décision.
Article 2 : Il est enjoint au Conseil national des activités privées de sécurité d'autoriser provisoirement M. B, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, à exercer sa profession d'agent privé de sécurité.
Article 3 : Le Conseil national des activités privées de sécurité versera à M. B la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Orléans, le 18 septembre 2023.
La juge des référés,
Patricia ROUAULT-CHALIER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026