Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2303538
mercredi 12 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2303538 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL TEN FRANCE |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire complémentaire et des pièces enregistrés le 28 août 2023, le 2 avril 2024 et le 23 mai 2024, Mme C B demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 13 juillet 2023 du conseil d'administration restreint de l'université d'Orléans et la décision la confirmant (ou refusant le recrutement) du président de cette université en date du 17 juillet 2023 ;
2°) d'enjoindre à l'université d'Orléans de lui proposer un recrutement ou, à défaut, de reprendre la procédure de recrutement ;
3°) de mettre à la charge de l'université d'Orléans le paiement d'une somme de 1 456 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret du 11 juin 2024 portant nomination de présidents (tribunaux administratifs et cours administratives d'appel) publié au Journal officiel de la République française du 12 juin 2024 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 312-5 du code de justice administrative : " Lorsque le président d'un tribunal administratif saisi d'un litige relevant de sa compétence constate qu'un des membres du tribunal est en cause ou estime qu'il existe une autre raison objective de mettre en cause l'impartialité du tribunal, il transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat qui en attribue le jugement à la juridiction qu'il désigne. ".
2. Compte tenu des relations personnelles et familiales que la requérante a établies et entretient avec M. A D, nommé président du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, dans les fonctions de vice-président au tribunal administratif d'Orléans, à compter du 1er septembre 2024, par le décret du 11 juin 2024 susvisé, il existe une raison objective de mise en cause de l'impartialité du tribunal. Dans ces conditions, il y a lieu de transmettre le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat afin qu'il en attribue le jugement à la juridiction qu'il désignera.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de Mme B est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Fait à Orléans, le 12 juin 2024.
Le président,
B. GUÉVEL 2