jeudi 12 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2303929 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MOYSAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 septembre 2023, la SARL Brama, représentée par Me Moysan, avocat, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le maire de Tours a décidé la fermeture au public du magasin qu'elle exploite au 52 rue Nationale à Tours ;
2°) de mettre une somme de 3 000 euros à la charge de la commune de Tours, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SARL Brama soutient que :
- la condition d'urgence est remplie en l'espèce, dès lors que sa situation financière est très délicate et que la prolongation de la fermeture l'amènerait au licenciement de ses salariés et au dépôt de bilan ;
- elle fait état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté contesté : le signataire de cet arrêté ne justifie pas d'un pouvoir à cette fin ; cet arrêté est insuffisamment motivé en droit comme en fait ; il se limite à prétendre que les observations apportées par la requérante ne répondent pas de manière satisfaisante aux exigences requises, alors pourtant qu'elle satisfait à toutes les exigences administratives et que tous les travaux ont été réalisés ; l'arrêté fait uniquement référence aux " graves non-conformités constatées par la commission communale de sécurité " en juillet 2021, qui n'existent plus aujourd'hui ; en outre, les travaux ont été réalisés sous le contrôle des autorités administratives compétentes, ainsi qu'en attestent les courriers de suivi des travaux.
Par un mémoire enregistré le 4 octobre 2023, la commune de Tours, représentée par la SARL Hubert Veauvy Avocat, demande au juge des référés de rejeter la requête de la SARL Brama et de mettre à la charge de la requérante une somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Tours soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie en l'espèce : la seule attestation produite par la SARL Brama ne permet pas de démontrer que celle-ci serait menacée à brève échéance, alors que la fermeture contestée est temporaire ; par ailleurs, la SARL Brama s'est elle-même placée dans la situation d'urgence qu'elle invoque ; en outre, elle n'a saisi le juge des référés que près de deux mois après la notification de l'arrêté litigieux ; enfin un intérêt public s'attache à l'exécution immédiate de l'arrêté de fermeture ;
- aucun des moyens invoqués n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige : le signataire de cet arrêté bénéficiait à cet effet d'une délégation par arrêté du 21 juillet 2023, publié et transmis au contrôle de légalité le même jour ; la même délégation lui avait été précédemment accordée par un arrêté du 23 mars 2022 ; l'arrêté en litige est suffisamment motivé ; la société requérante n'apporte pas la preuve qu'elle aurait réalisé l'ensemble des travaux prescrits par la commission de sécurité, alors au surplus que les travaux qu'elle a entrepris, loin d'avoir été menés sous la surveillance des autorités de contrôle, ont été effectués sans autorisation, en violation de la réglementation applicable et notamment de l'alinéa 1er de l'article L. 122-3 du code de la construction et de l'habitation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond n° 2303913, enregistrée le 23 septembre 2023, par laquelle la SARL Brama demande l'annulation de l'arrêté du 21 juillet 2023 susvisé du maire de Tours.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, en qualité de juge des référés présentés sur le fondement des dispositions des articles L. 521-1 à L. 521-4 de ce code.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 10 octobre 2023 à 14 heures, le juge des référés a présenté son rapport et entendu les observations de Me Veauvy, avocat de la commune de Tours, qui persiste dans les conclusions de son mémoire en défense, par les mêmes moyens.
La SARL Brama n'étant ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique à 14 heures 30.
Une note en délibéré présentée pour la commune de Tours a été enregistrée le 11 octobre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par la SARL Brama, analysés ci-dessus, n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le maire de Tours a décidé la fermeture au public du magasin qu'elle exploite, situé 52 rue Nationale à Tours. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que les conclusions présentées par la société requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions au profit de la commune de Tours et de mettre à la charge de la société requérante le versement d'une somme de 1 500 euros à la commune au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la SARL Brama est rejetée.
Article 2 : La SARL Brama versera à la commune de Tours une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Brama et à la commune de Tours.
Fait à Orléans, le 12 octobre 2023.
Le juge des référés,
Frédéric A
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026