vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2304014 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | GUEREKOBAYA |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire enregistrés le 30 septembre 2023 et le 30 octobre 2023 sous le numéro 2304014, Mme C E, représentée par Me Guerekobaya, avocat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 août 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et dans cette attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation eu égard aux conséquences qu'elle emporte sur sa situation ainsi que d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
Sur la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions et stipulations combinées des articles L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire enregistré le 23 janvier 2024, le préfet d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Le bénéfice de l'aide juridictionnelle a été refusé à Mme E par une décision du 23 février 2024.
II. Par une requête enregistrée le 25 septembre 2023 sous le numéro 2304042, Mme C E demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 août 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen attentif et personnalisé de sa situation ;
- l'arrêté est entaché d'erreurs de droit et de fait ;
- le principe du respect des droits de la défense a été méconnu ;
- une atteinte excessive est portée à son droit à mener une vie privée et familiale normale.
La requête a été communiquée au préfet d'Indre-et-Loire qui n'a pas produit.
Le bénéfice de l'aide juridictionnelle a été refusé à Mme E par une décision du 23 février 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Lardennois a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes enregistrées sous les numéros 2304014 et 2304042 concernent une même requérante, sont formées contre la même décision et ont fait l'objet d'une instruction commune, dès lors il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. Mme E, ressortissante de la République du Congo née le 13 janvier 1987, est, selon ses déclarations, entrée sur le territoire français de manière irrégulière le 20 décembre 2018. Le 21 janvier 2019, elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile. Par une décision du 27 février 2019, confirmée par une décision du 29 septembre 2019 de la Cour nationale du droit d'asile, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande. Se maintenant irrégulièrement sur le territoire français malgré un arrêté du 21 février 2021 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, Mme E a déposé le 12 août 2022 une demande d'admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en se prévalant d'un pacte civil de solidarité conclu le 6 décembre 2021 avec M. D, ressortissant de la République du Congo séjournant régulièrement sur le territoire français. Par l'arrêté attaqué du 24 août 2023, le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.
Sur la demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Le bénéfice de l'aide juridictionnelle a été refusé à Mme E par une décision du 23 février 2024, dès lors il n'y a pas lieu de statuer sur la demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire présentée dans le cadre de la requête n° 2304042.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux deux requêtes :
4. En premier lieu, l'arrêté a été signé par Mme Nadia Seghier, secrétaire générale de la préfecture d'Indre-et-Loire. Par un arrêté du 16 janvier 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, M. B A, préfet d'Indre-et-Loire, a donné délégation à Mme Nadia Seghier à l'effet de signer " tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département ou de l'exercice des pouvoirs de police administrative, générale ou spéciale, du préfet, y compris : / les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
6. L'arrêté attaqué vise l'accord conclu le 31 juillet 1993 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1, L. 611-1 (1° et 3°), L. 612-1, L. 612-12 et L. 721-3, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le code des relations entre le public et l'administration. Il rappelle les conditions d'entrée et de séjour de la requérante sur le territoire français et mentionne les circonstances de fait propres à sa situation personnelle et familiale et notamment qu'elle a conclu un pacte civil de solidarité avec un compatriote titulaire d'une carte de résident. Le préfet, qui n'était pas tenu d'indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments de la situation personnelle et familiale de la requérante, a indiqué de manière précise les motifs pour lesquels Mme E ne pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour. Il a en outre indiqué les motifs pour lesquels l'arrêté attaqué ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, alors que la motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, dès lors que, comme en l'espèce, ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de mention spécifiques pour respecter les exigences de motivation des actes administratifs, l'arrêté attaqué, qui énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles il repose, est suffisamment motivé au regard des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté manque en fait et doit être écarté.
7. En dernier lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des mentions de l'arrêté contesté que le préfet d'Indre-et-Loire aurait manqué à son obligation de procéder à un examen particulier de la situation personnelle de la requérante avant de refuser de lui délivrer un titre de séjour et l'obliger à quitter le territoire français.
En ce qui concerne les moyens propres à la requête n° 2304014 :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
8. En premier lieu, la requérante se prévaut des liens personnels et familiaux qu'elle a établis depuis plusieurs années avec M. D, compatriote titulaire d'une carte de résident valable jusqu'en 2024, avec lequel elle a conclu un pacte civil de solidarité le 6 décembre 2021. Toutefois, les documents produits ne permettent d'établir ni l'ancienneté et la réalité de la vie commune alléguée, ni une quelconque intégration sociale ou professionnelle particulière de la requérante. Dans ces circonstances, alors que Mme E, célibataire et sans charge de famille, n'est arrivée sur le territoire français qu'à l'âge de trente et un ans et qu'elle n'établit pas ne plus disposer d'attache dans son pays d'origine, le préfet d'Indre-et-Loire, en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive au regard des buts en vue desquels cette mesure a été prise, et n'a par suite pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En deuxième lieu, Mme E ne peut utilement se prévaloir des énonciations de la circulaire INT/D/04/00134/C du ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales du 30 octobre 2004 sur les conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions de l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée, qui sont dépourvues de caractère réglementaire.
10. En dernier lieu, la situation de Mme E, telle qu'elle résulte des éléments exposés au point 8, ne caractérise l'existence d'aucun motif exceptionnel ni d'aucune considération humanitaire au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet a pu, sans entacher son appréciation d'une erreur manifeste, refuser de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, la requérante n'est pas fondée à solliciter l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
12. En second lieu, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse porte une atteinte grave et disproportionnée au droit protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de même que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait portée le préfet eu égard aux conséquences que sa décision emporte sur la situation personnelle de la requérante, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :
13. En premier lieu, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, la requérante n'est pas fondée à solliciter l'annulation de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions.
14. En second lieu, si la requérante en se prévalant de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devenu l'article L. 721-4 du même code depuis le 1er mai 2021, et des stipulations de l'article 2 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales entend soutenir que sa vie serait menacée en cas de retour dans son pays d'origine, elle n'apporte à l'appui de ses allégations aucun élément de nature à établir la réalité de cette menace. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la requête n° 2304042 :
15. En premier lieu, les moyens tirés de ce que l'arrêté serait entaché d'erreurs de droit et de fait et que le principe du respect des droits de la défense aurait été méconnu ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. Par, suite ils doivent être écartés.
16. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8, la requérante n'est pas fondée à solliciter l'annulation de l'arrêté attaqué au motif qu'il porterait une atteinte excessive à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme E doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquences, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire présentée par Mme E dans la requête enregistrée sous le n° 2304042.
Article 2 : Les requêtes nos 2304014 et 2304042 sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E et au préfet d'Indre-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Dorlencourt, président,
Mme Le Toullec, première conseillère,
M. Lardennois, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
Le rapporteur,
Stéphane LARDENNOIS
Le président,
Frédéric DORLENCOURT
Le greffier,
Alexandre HELLOT
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2304014
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026