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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2304405

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2304405

mardi 26 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2304405
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL ETHIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Gentilhomme, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 septembre 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration en ne l'invitant pas à compléter son dossier par la production d'un visa de long séjour ainsi qu'un contrat de travail visé par les autorités compétentes ;

- la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet ne pouvait rejeter sa demande de titre de séjour sur le fondement des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 sans attendre que les autorités compétentes aient statué sur sa demande d'autorisation de travail ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est estimé en situation de compétence liée pour refuser de lui délivrer un titre de séjour en l'absence de preuve de détention d'un visa de long séjour sans étudier les éventuelles conséquences d'un refus fondé sur ce défaut de visa ;

- le préfet a commis une erreur de droit en estimant qu'il ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale, en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale, en conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

- elle est illégale, en conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 janvier 2024, le préfet d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Garros.

Par une ordonnance du 24 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 9 octobre 2024.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant tunisien, est entré sur le territoire français le 14 octobre 2010 muni d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour. Le 22 janvier 2018, il a sollicité du préfet d'Indre-et-Loire la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ". Sa demande a été rejetée par un arrêté du 6 juin 2018 portant en outre obligation de quitter le territoire français et son recours introduit contre cet arrêté devant le tribunal administratif d'Orléans a été rejeté par un jugement du 8 novembre 2018. Le 17 mai 2023, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 28 septembre 2023, le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations () ".

3. Les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile constituent des dispositions spéciales régissant le traitement par l'administration des demandes de titres de séjour, en particulier les demandes incomplètes, que le préfet peut refuser d'enregistrer. Par suite, la procédure prévue à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration n'est pas applicable à ces demandes et le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ".

5. Si M. B soutient résider habituellement en France depuis 2010, il ne produit toutefois aucune pièce de nature à justifier sa présence continue sur le territoire français entre le 14 octobre 2010 et le 1er mars 2013. Par ailleurs, il ne produit au titre de l'année 2013 qu'une promesse d'embauche datée du 1er mars 2013, et cet élément ne saurait être suffisant à lui seul pour justifier de sa présence en France au cours de cette année. De la même manière, la promesse d'embauche datée du 1er février 2014 ne saurait non plus à elle seule établir la réalité de sa présence habituelle et continue sur le territoire français au titre de l'année 2014. Ainsi, la présence habituelle en France de M. B ne peut être regardée comme établie qu'à compter de septembre 2016, période à compter de laquelle il verse un contrat de travail à durée indéterminée conclu avec la société de restauration rapide IKK, ainsi que les fiches de paies de septembre 2016 à mars 2018 correspondant à cet emploi. Ainsi, il ne pouvait se prévaloir d'une durée de résidence habituelle en France de dix ans à date de la décision attaquée. Par suite le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure tenant en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an et renouvelable et portant la mention "salarié". () ". Aux termes de l'article 11 de ce même accord : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent Accord, dans les conditions prévues par sa législation ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".

7. Il résulte des articles 3 et 11 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 que celui-ci renvoie, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour autant qu'elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'accord. L'article 3 de cet accord ne traite que de la délivrance d'un titre de séjour pour exercer une activité salariée et cet accord ne comporte aucune stipulation relative aux conditions d'entrée sur le territoire français des ressortissants tunisiens. Par conséquent, l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonne de manière générale la délivrance de toute carte de séjour à la production par l'étranger d'un visa de long séjour, est applicable aux ressortissants tunisiens sollicitant un titre de séjour mention " salarié ".

8. Il ressort des pièces du dossier que M. B ne dispose pas d'un visa de long séjour et ne peut donc prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Dès lors, le préfet d'Indre-et-Loire pouvait refuser de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des stipulations précitées sans attendre que les services compétents se prononcent sur la demande d'autorisation de travail sollicitée par le requérant. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait ainsi commis une erreur de droit doit être écarté.

9. En quatrième lieu, M. B soutient que le préfet d'Indre-et-Loire s'est cru à tort en situation de compétence liée en refusant de lui délivrer un titre de séjour au seul motif qu'il ne disposait pas d'un visa de long séjour. En l'absence de production d'un visa de long séjour le préfet ne pouvait en effet délivrer de titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 au requérant. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le préfet a expressément examiné le droit au séjour de M. B sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile tout en appréciant les conséquences de sa décision sur sa situation personnelle indifféremment de la circonstance tirée de ce que celui-ci ne disposait pas d'un visa de long séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet se serait cru à tort en situation de compétence liée manque en fait et doit être écarté.

10. En cinquième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

11. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixe notamment les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien. Toutefois, bien que cet accord ne prévoie pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

12. M. B soutient que le préfet a commis une erreur de droit en considérant qu'il ne " pouvait prétendre au bénéfice des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Toutefois il ressort des motifs exposés au point précédent que les ressortissants tunisiens ne peuvent se prévaloir de ces dispositions dans le but d'obtenir un titre de séjour portant la mention " salarié ". Au demeurant, le préfet a entendu apprécier la situation du requérant en application de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Par suite le moyen doit être écarté.

13. En sixième lieu, le requérant soutient que le préfet d'Indre-et-Loire a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Il ressort des motifs exposés au point 5 de ce jugement que la présence du requérant sur le territoire français n'est établie qu'à compter du 1er septembre 2016, soit sept ans à la date de la décision attaquée. M. B ne saurait ainsi se prévaloir des deux promesses d'embauche qu'il verse au dossier, datée du 1er mars 2013 et du 1er février 2014, dans la mesure où sa présence sur le territoire français n'est pas établie sur ces périodes. Si M. B a conclu un contrat de travail à durée indéterminée avec une société de restauration rapide le 1er septembre 2016, et verse aux débats ses bulletins de paye de septembre 2016 à mars 2018, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait continué à travailler avec cette société postérieurement au mois de mars 2018. Il n'était par ailleurs titulaire d'aucun contrat de travail à la date de la décision attaquée. Enfin, la circonstance qu'il dispose d'une attestation d'hébergement chez un membre de sa famille ne constitue pas un non plus un motif exceptionnel d'admission au séjour. Par suite le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de son pouvoir de régularisation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité par voie de conséquence de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

16. Il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire et sans enfant à charge. Il résulte de ces éléments et des motifs exposés aux points 5 et 13 de ce jugement que le préfet n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'obligeant à quitter le territoire français. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas, en prenant cette décision, commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de celle-ci sur la situation personnelle de M. B.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

17. En premier lieu, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité par voie de conséquence de la décision fixant le pays de renvoi doit être écarté.

18. En deuxième lieu, il résulte des motifs exposés au point 16 de ce jugement que le préfet n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en fixant le pays de destination duquel il pourra être renvoyé d'office en l'absence d'exécution volontaire de la décision d'éloignement.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

19. En premier lieu, l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le moyen tiré de l'illégalité par voie de conséquence de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à son encontre doit être écarté.

20. En second lieu, il résulte des motifs exposés au point 16 de ce jugement que le préfet n'a pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prononçant à l'encontre du requérant qui s'était au demeurant soustrait à une précédente mesure d'éloignement, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à son encontre.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence ses conclusions à fin d'injonction et celles qu'il présente au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet d'Indre-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 5 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,

Mme Keiflin, première conseillère,

M. Garros, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 novembre 2024

Le rapporteur,

Nicolas GARROS

La présidente,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La greffière,

Nadine PENNETIER-MOINET

La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2304405

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