LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2304502

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2304502

jeudi 26 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2304502
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantPUYENCHET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés le 7 novembre 2023 et le 1er mars 2014, M. B A, représenté par Me Gaillard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 1er septembre 2023 par lequel la communauté de communes du Bonnevalais l'a radié des cadres pour abandon de poste ;

2°) d'enjoindre à la communauté de commune du Bonnevalais de le réintégrer avec effet rétroactif au 1er septembre 2023 et de procéder à la reconstruction de sa carrière ;

3°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Bonnevalais le versement d'une somme de 2.000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la procédure de radiation des cadres est irrégulière, faute de notification de la mise en demeure préalable ;

- le délai de 15 jours accordé pour reprendre son poste est insuffisant ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'il n'a pas abandonné son poste de travail avant la notification de la décision ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors que l'administration ne s'est pas s'assurée du caractère non équivoque de son intention de rompre tout lien avec l'administration ;

- il s'agit d'une sanction déguisée qui aurait dû être précédée d'une procédure disciplinaire.

Par deux mémoires en défense enregistrés le 31 janvier 2024 et 22 mars 2024, la communauté de communes du Bonnevalais conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2.000 euros soit mise à la charge de M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens du requérant ne sont pas fondés.

Par une première ordonnance du 7 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 7 mars 2024. Par une seconde ordonnance du 4 mars 2024, la clôture d'instruction a été reportée au 5 avril 2024 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2006-1691 du 22 décembre 2006 ;

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bardet, rapporteur,

- les conclusions de M. Lombard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, adjoint technique principal de 1ère classe à temps complet, exerçait la fonction d'agent de surveillance de la voie publique (ASVP) au sein de la communauté de communes du Bonnevalais depuis le 1er janvier 2001. La communauté de communes, par un courrier du 16 août 2023, l'a mis en demeure de rejoindre son poste le jeudi 31 août 2023 à 8 h 15. Par un arrêté du 1er septembre 2023, il a été radié des cadres pour abandon de poste. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête :

2. Une mesure de radiation de cadres pour abandon de poste ne peut être régulièrement prononcée que si l'agent concerné a, préalablement à cette décision, été mis en demeure de rejoindre son poste ou de reprendre son service dans un délai approprié qu'il appartient à l'administration de fixer. Une telle mise en demeure doit prendre la forme d'un document écrit, notifié à l'intéressé, l'informant du risque qu'il encourt d'une radiation de cadres sans procédure disciplinaire préalable. Lorsque l'agent ne s'est ni présenté ni n'a fait connaître à l'administration aucune intention avant l'expiration du délai fixé par la mise en demeure, et en l'absence de toute justification d'ordre matériel ou médical, présentée par l'agent, de nature à expliquer le retard qu'il aurait eu à manifester un lien avec le service, cette administration est en droit d'estimer que le lien avec le service a été rompu du fait de l'intéressé.

3. M. A soutient que la mise en demeure de rejoindre son poste préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué le radiant des cadres pour abandon de poste en date du 16 août 2023 ne lui a pas été notifiée. La communité de commune, qui supporte la charge de la preuve, soutient que cette mise en demeure lui a été notifiée le 19 août 2023, sans toutefois apporter aucun élément au soutien de cette allégation. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir qu'il n'a pas été mis régulièrement en demeure de reprendre son service avant d'être radié des cadres pour abandon de poste. Pour ce motif, l'arrêté attaqué doit être annulé.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 1er septembre 2023 par lequel le président de la communauté de communes du Bonnevalais a prononcé la radiation des cadres de M. A pour abandon de poste à compter de la notification de l'arrêté litigieux doit être annulé.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

5. En cas d'annulation par le juge de l'excès de pouvoir d'une mesure illégale d'éviction, l'agent doit être regardé comme n'ayant jamais été évincé de son emploi et cette annulation a pour effet de replacer l'agent dans la situation administrative où il se trouvait avant l'intervention de la mesure contestée. Ainsi, le présent jugement implique nécessairement la réintégration juridique de M. A auprès de la communauté de communes du Bonnevalais à compter du 6 septembre 2023, date à compter de laquelle a pris effet la mesure de radiation des cadres en litige. Il y a ainsi lieu d'enjoindre au président de la communauté de communes du Bonnevalais d'y procéder, dans un délai qu'il convient de fixer à un mois à compter de la date de notification du présent jugement. Il n'y a en revanche pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais d'instance :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. A, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la communauté de communes du Bonnevalais la somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de ladite communauté de communes une somme de 1.500 euros à verser à M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 1er septembre 2023 du président de la communauté de communes de Bonnevalais est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la communauté de communes de Bonnevalais de procéder à la réintégration juridique de M. A à compter du 6 octobre 2023 dans un délai d'un mois.

Article 3 : La communauté de communes de Bonnevalais versera la somme de 1.500 euros à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté de communes du Bonnevalais.

Délibéré après l'audience du 26 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Samuel Deliancourt, président,

M Jean-Luc Jaosidy, premier conseiller,

Mme Aurore Bardet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2024.

La rapporteure,

Aurore BARDET

Le président,

Samuel DELIANCOURT La greffière,

Aurore MARTIN

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions