LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2304551

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2304551

vendredi 18 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2304551
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantSCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 10 novembre 2023, le 1er février 2024 et le 17 septembre 2024, Mme A C, représentée par Me B, avocate, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision par laquelle la préfète du Loiret a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ainsi que l'arrêté du 2 janvier 2024 par laquelle cette même autorité a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, ou subsidiairement de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions d'astreinte et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dès la notification du jugement à intervenir ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui restituer son passeport ou tout autre document d'identité en sa possession, dès la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

- la décision de refus de titre de séjour attaquée du 2 janvier 2024 est insuffisamment motivée au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- cette décision est entachée d'un vice de procédure, la préfète ne justifiant pas que la consultation du fichier de traitement des antécédents judicaires a été effectuée conformément à l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;

- cette décision est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- la préfète a manqué à ses obligations en ne lui délivrant pas de récépissé en méconnaissance des dispositions de l'article L. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français et celle fixant le pays de renvoi seront annulées par voie de conséquence de l'annulation de la décision de refus de titre de séjour ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision d'accorder un délai de départ de trente jours est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation particulière et de ses efforts d'intégration.

Par un mémoire enregistré le 17 juillet 2024, la préfète du Loiret, représentée par la SELARL Actis Avocats, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 septembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Le Toullec,

- et les observations de Mme B, représentant Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante arménienne, née le 3 juin 1990, est entrée en France le 10 août 2018, selon ses déclarations. Elle a, le 18 août 2018, déposé une demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 31 janvier 2020, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 28 juillet 2020. Elle a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 14 mai 2020. Elle a sollicité le réexamen de sa demande d'asile qui a été rejetée à nouveau par une décision de l'OFPRA du 12 novembre 2020, laquelle a été confirmée par la CNDA le 8 avril 2021. Elle a fait l'objet d'une nouvelle obligation de quitter le territoire français le 4 février 2021. Elle s'est maintenue sur le territoire français et a, le 2 mai 2022, présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en qualité de salarié. Le silence gardé par la préfète du Loiret pendant plus de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet. Mme C demande l'annulation de cette décision ainsi que de l'arrêté du 2 janvier 2024 par laquelle cette même autorité a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement.

Sur l'étendue du litige :

2. Lorsqu'un requérant conteste, dans les délais de recours, une décision implicite de rejet et une décision expresse de rejet intervenue postérieurement, ses conclusions doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la seconde décision, qui s'est substituée à la première. En l'espèce, par un arrêté du 2 janvier 2024, la préfète du Loiret a expressément rejeté la demande de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " formée par Mme C. Par suite, les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante doivent être regardées comme dirigées uniquement contre l'arrêté 2 janvier 2024, qui s'est substitué à la décision implicite de rejet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les textes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont la préfète a fait application, notamment l'article L. 435-1, et précise, au regard de cet article, que l'intéressée a produit une promesse d'embauche au sein de la société SAS VDL Le 17 en qualité de vendeuse de prêt-à-porter, que le fait de disposer d'une promesse d'embauche ne saurait constituer à lui seul un motif exceptionnel au sens des dispositions de l'article L. 435-1 et qu'elle ne justifie d'aucune ancienneté dans le travail. Elle indique également que les membres de sa famille présents sur le territoire français sont en situation irrégulière. La décision de refus de titre de séjour est ainsi suffisamment motivée.

4. En deuxième lieu, il résulte des dispositions de l'article 40-29 du code de procédure pénale que l'autorité administrative, à l'occasion de la délivrance, du renouvellement ou du retrait de certains titres de séjour, peut procéder à des enquêtes administratives donnant lieu à la consultation de traitements automatisés de données à caractère personnel, au nombre desquels figure le traitement des antécédents judiciaires, par des agents investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat. En l'espèce, si la préfète a indiqué, dans son arrêté, que la requérante était défavorablement connue des services de police pour une accusation de vol en réunion commis le 31 décembre 2009, il résulte de l'instruction que la préfète aurait pris la même décision si elle ne s'était pas fondée sur ce motif qui n'était pas déterminant, la référence faite à la mise en cause étant ajoutée " en sus " des autres motifs. Par suite, la circonstance, à la supposer même établie, que la consultation du fichier du traitement des antécédents judiciaires n'aurait pas été effectuée dans le respect des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, n'est pas de nature à entacher d'irrégularité la décision de refus de titre de séjour contestée.

5. En troisième lieu, si la préfète a indiqué à tort, dans son arrêté, que la requérante se prévalait d'une promesse d'embauche, alors qu'elle disposait d'un contrat de travail, il ressort des pièces du dossier qu'elle aurait pris la même décision si elle n'avait pas commis cette erreur de fait. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titre de séjour contestée est entachée d'une erreur de fait doit être écarté.

6. En quatrième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que la préfète aurait entaché sa décision de refus de titre de séjour d'un défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante.

7. En cinquième lieu, la circonstance que la préfète a méconnu les dispositions de l'article L. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne délivrant pas à la requérante un récépissé de demande de titre de séjour est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.

8. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale " () ".

9. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger, ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément relatif à sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

10. Pour justifier de motifs exceptionnels d'admission au séjour pour raisons professionnelles au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme C se prévaut d'un contrat de travail à durée indéterminée pour un emploi de vendeuse de prêt-à-porter conclu le 19 décembre 2022 avec la société SAS VLD qui a également présenté une demande d'autorisation de travail. Toutefois, un demandeur qui justifie d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des motifs exceptionnels exigés par la loi. Par ailleurs, la requérante ne justifie d'aucune intégration professionnelle en France, alors qu'elle y réside depuis plus de cinq ans. Dans ces circonstances, la préfète du Loiret, en refusant de délivrer à la requérante un titre de séjour pour motif professionnel sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

11. En septième lieu, la requérante fait valoir qu'elle réside en France depuis près de six ans à la date de l'arrêté attaqué, avec sa mère, qui a déposé une demande de titre de séjour le 31 juillet 2023, et son frère, qui est inscrit à l'Université d'Orléans en L 1 de droit pour l'année 2023/2024. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que sa mère et son frère étaient en situation régulière à la date de l'arrêté attaqué. Par ailleurs, la requérante n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales en Arménie où elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-huit ans. Dans ces conditions et eu égard aux éléments exposés au point 10 - et malgré les efforts d'intégration sociale dont elle fait preuve -, la décision de refus de titre de séjour attaquée ne porte pas au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

12. En huitième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 et 11, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titre de séjour contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante doit être écarté.

13. En neuvième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 et 11, les moyens tirés de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante doivent être écartés.

14. En dixième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas () ".

15. La situation de la requérante, telle qu'exposée dans les points précédents, n'est pas de nature à justifier que la préfète du Loiret aurait dû à titre exceptionnel accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision d'accorder un délai de départ de trente jours est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation particulière et de ses efforts d'intégration doit être écarté.

16. En dernier lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision de refus de titre de séjour n'est pas illégale, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français et celle fixant le pays de renvoi doivent être annulées par voie de conséquence de l'annulation de la décision de refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 2 janvier 2024 doivent être rejetées.

Sur le surplus des conclusions :

18. Par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la préfète du Loiret.

Délibéré après l'audience du 4 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Dorlencourt, président,

Mme Le Toullec, première conseillère,

M. Lardennois, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2024.

La rapporteure,

Hélène LE TOULLEC

Le président,

Frédéric DORLENCOURTLa greffière,

Isabelle METEAU

La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2304551

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions