jeudi 28 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2304659 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | KEMPF |
Vu la procédure suivante :
I- Par une ordonnance du 17 novembre 2023 rendue sous le n° 2306129, la magistrate désignée du tribunal administratif de Rennes a renvoyé la requête de M. B A devant le tribunal administratif d'Orléans où elle a été enregistrée le 17 novembre 2023.
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 novembre 2023 et le 22 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Kempf, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 novembre 2023, par lequel le préfet du Cher lui a retiré son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de séjour d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Cher de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative la somme de 2 000 euros.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant retrait de son titre de séjour :
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 40 de la Chartre des droits fondamentaux de l'Union européenne en ce que le retrait de son titre de séjour n'a pas été précédé de la procédure contradictoire préalable et méconnaît également les articles L.121-1et L.121-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision contestée méconnaît l'article L.432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors, qu'il n'est pas établi qu'il constitue une menace pour l'ordre public, que les motifs généraux ayant trait à la situation géopolitique et au risque d'attentat sont inopérants et ne saurait fonder l'atteinte à l'ordre public, qu'en outre, les faits reprochés ne sont pas caractérisés ;
- la décision contestée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et à la liberté d'expression artistique ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 40 de la Chartre des droits fondamentaux de l'Union européenne en ce qu'elle n'a pas été précédée de la procédure contradictoire préalable ;
- elle méconnait l'article L.611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que, fondée sur le retrait de son titre de séjour, lequel est entaché d'illégalité, elle se trouve privée de base légale et doit être annulée par voie de conséquence ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle porte une atteinte disproportionnée à la liberté de création artistique garantie par l'article 10 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant du refus d'accorder un délai de départ volontaire :
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 40 de la Chartre des droits fondamentaux de l'Union européenne en ce qu'elle n'a pas été précédée de la procédure contradictoire préalable ;
- l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français prive de base légale la décision contestée qui doit dès lors être annulée ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire :
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 40 de la Chartre des droits fondamentaux de l'Union européenne en ce qu'elle n'a pas été précédée de la procédure contradictoire préalable ;
- la décision contestée doit être annulée en conséquence de l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle méconnaît en outre l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 décembre 2023, le préfet du Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
II- Par une requête enregistrée le 19 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Kempf demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 novembre 2023, notifié le 18 décembre 2023 à 15h38 par lequel le préfet du Cher l'a assigné à résidence dans le département du Cher pour une durée de 45 jours ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire préalable à son édiction ;
- la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, en ce qu'elle présente un caractère disproportionné à l'objectif poursuivi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2023, le préfet du Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Charte des droits fondamentaux de l'union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Defranc-Dousset pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu, au cours de l'audience publique,
- le rapport de Mme Defranc-Dousset, magistrate désignée,
- et les observations de Me Boxelé représentant M. A, présent, M. A a souhaité lire, avant que la parole ne soit donnée à son conseil, une courte déclaration par laquelle il a indiqué regretter profondément son geste et qualifiant son attitude d'immature et stupide.
Le conseil de M. A a largement développé le moyen mentionné dans ses écritures tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision de retrait du titre de séjour de M. A en l'absence d'atteinte à l'ordre public.
Considérant ce qui suit :
1. Les deux requêtes présentées pour M. A, enregistrées sous les n°s 2304659 et 2305157, concernent la situation d'un même étranger et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. M. B A, ressortissant chinois, né le 3 mars 1997, est entré en France le 6 février 2021 sous couvert de son passeport, revêtu d'un visa de long séjour " étudiant " valable du 12 octobre 2020 au 12 octobre 2021, afin de poursuivre des études au sein de l'école nationale supérieure d'art de Bourges. A l'expiration de son visa, il s'est vu délivrer deux cartes de séjour temporaire en qualité d'étudiant, valables respectivement du 13 octobre 2021 au 12 octobre 2022 puis du 14 novembre 2022 au 13 novembre 2023. Le 28 août 2023, il a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour et a été rendu destinataire, le 15 septembre 2023, d'une attestation de décision favorable dans l'attente de la fabrication de sa nouvelle carte de séjour dont le délai devait courir du 14 novembre 2023 au 13 novembre 2024. Ce document devait lui être remis en préfecture le 15 novembre 2023. Toutefois, dans la nuit du 17 au 18 octobre 2023 M. A a été filmé par les caméras de vidéo-surveillance de la ville de Bourges, des bombes de peinture en main, effectuant des allers-retours entre son domicile et les palissades de chantier situées place Cujas ainsi que le long de ces palissades et photographiant ces palissades. Le lendemain, tôt dans la matinée, des graffitis ont été découverts sur ces palissades. Au regard de la teneur de ces graffitis une enquête judiciaire pour apologie du terrorisme a été ouverte. Placé en garde à vue le 13 novembre à la suite de sa mise en cause comme auteur de ces graffitis, M. A a été placé en rétention au centre de rétention administrative de Rennes. Par un arrêté préfectoral du 13 novembre 2023 dont il demande l'annulation, par une première requête enregistrée sous le n° 2304659, le préfet du Cher lui a retiré son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de trois ans et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système Schengen.
3. Libéré par le juge des libertés et de la détention le 16 novembre 2023, M. A a regagné Bourges. Par un arrêté du 22 novembre 2023, notifié le 18 décembre 2023, le préfet du Cher l'a assigné à résidence dans le département pour une durée de 45 jours. Par une seconde requête, enregistrée sous le n° 2305157, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'étendue du litige :
4. Il résulte des dispositions des articles L. 614-1, L. 614-3 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, qu'en cas d'assignation à résidence du requérant, il appartient au magistrat désigné par le président du tribunal administratif de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour et assignant à résidence, dont il pourrait être saisi. Toutefois, il ne lui appartient pas de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision relative au séjour.
5. Il s'ensuit que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Cher du 13 novembre 2023, en tant qu'il porte retrait du titre de séjour accordé à M. A, doivent être renvoyées devant une formation collégiale du tribunal, ainsi que les conclusions aux fins d'injonction afférentes à cette décision et les conclusions relatives aux frais d'instance.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. M. A doit être regardé comme soulevant à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter sans délai le territoire français le moyen tiré de l'exception d'illégalité du retrait de son titre de séjour.
7. Aux termes de l'article L.432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être retirée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ".
8. La décision prononçant le retrait du titre de séjour de M. A est fondée sur le comportement du requérant dont la présence, dans un contexte géopolitique sensible, est de nature à porter atteinte à l'ordre public. Lorsque l'administration oppose un tel motif, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
9. Il ressort des mentions de l'arrêté attaqué que M. A a été mis en cause dans une enquête judiciaire pour apologie du terrorisme, comme auteur de tags antisémites et racistes sur une palissade située place Cujas, face à l'école des beaux-arts de Bourges, ayant été filmé par la vidéo surveillance de la ville, des bombes de peinture à la main, effectuant des allers et retours entre le lieu de commission de ces faits et son appartement et photographiant ces tags, lesquels selon le préfet constituent des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine et à la violence contre la communauté juive. Une perquisition, opérée au domicile de M. A sur requête du procureur de la République, a permis de retrouver les bombes de peinture ayant servi à la réalisation des tags. M. A, qui ne conteste pas être l'auteur de ces dessins et inscriptions, conteste cependant leur caractère antisémite et dément avoir fait l'apologie du terrorisme. Il ressort des pièces du dossier et plus spécialement des photographies de la palissade taguée produites par le préfet que M. A y a représenté des avions bombardant des constructions, l'un d'entre eux dont la carlingue était décorée d'une étoile de David bombardant un hôpital. Il a également inscrit des slogans " Arrêtez le génocide contre les palestiniens ! " et " A bas le Zionisme ! " et a associé à deux reprises l'étoile de David au svastika nazi par le signe égal. Si les dessins de bombardements et l'appel à y mettre un terme ne sauraient être regardés comme des provocations ou des appels à la haine et à la violence contre la communauté juive, il n'en est pas de même du slogan visant le sionisme. Plus encore, l'association de l'étoile de David et du svastika assimilent la communauté juive et l'Etat d'Israël au nazisme, idéologie raciste et totalitaire. Cependant, pour choquante que soit l'association de ces deux symboles parfaitement identifiables, laquelle présente un caractère provocateur, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est présent sur le territoire depuis plus de deux ans et suit de manière assidue son cursus universitaire et obtient de très bons résultats, n'a jamais manifesté de comportement raciste ni violent et n'a jamais appelé à la haine envers quelque communauté que ce soit. Les tags reprochés relèvent d'un acte isolé de la part d'un étudiant qualifié de brillant et de prometteur par ses enseignants, de généreux, sensible et profondément pacifiste par ses camarades, et qui a en outre sincèrement déclaré regretter son action. Au surplus, ces graffitis, réalisés en pleine nuit, ont été effacés dès le lendemain matin 9 heures et il n'est pas allégué qu'ils auraient entrainés des réactions.
10. Eu égard à l'ensemble de ce qui est dit au point précédent, en estimant que l'intéressé constitue une menace pour l'ordre public justifiant le retrait de son titre de séjour, le préfet a commis une erreur d'appréciation. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à exciper de l'illégalité de la décision lui retirant son titre de séjour à l'appui de de sa demande d'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français.
11. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision du 13 novembre 2023 par laquelle le préfet du Cher a fait obligation à M. A de quitter sans délai le territoire français doit être annulée, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de destination, prononçant à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans, ensemble l'arrêté du 22 novembre 2023 l'assignant à résidence.
Sur les conclusions à fin d'injonction
12. Aux termes de l'article L.614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ".
13. Alors que le présent jugement annule l'obligation faite à l'intéressé de quitter le territoire et les décisions accessoires, il implique nécessairement, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il soit enjoint au préfet du Cher de réexaminer la situation administrative de M. A et de lui délivrer sans délai, dans l'attente de ce réexamen et de la décision à intervenir, une autorisation provisoire de séjour. Ce réexamen devra intervenir dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de M. A dirigées contre la décision du 13 novembre 2023 portant retrait de son titre de séjour, ainsi que les conclusions accessoires à fin d'injonction qui s'y rattachent et les conclusions relatives aux frais de l'instance sont renvoyées devant la formation collégiale de ce tribunal.
Article 2 : Les décisions du 13 novembre 2023, prises à l'encontre de M. A, portant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi que l'arrêté du 22 novembre 2023 l'assignant à résidence sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Cher de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement et de le munir, dans l'attente de ce réexamen et sans délai, d'une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.
La magistrate désignée,
Hélène DEFRANC-DOUSSET
La greffière,
Nathalie ARCHENAULT
La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2304659..
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026