Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2304891

mardi 10 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2304891
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDEZALLE

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 novembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français et signalement aux fins de non-réadmission dans le système d'information Schengen. En cours d'instance, le préfet d'Eure-et-Loir a abrogé cet arrêté par une décision du 13 juin 2024, devenue définitive et non exécutée. Constatant que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2023, Mme B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 17 novembre 2023 du préfet d'Eure-et-Loir portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et signalement à fin de non-réadmission dans le système d'information Schengen, en tant seulement qu'il porte obligation de quitter le territoire français et signalement à fin de non-réadmission dans le système d'information Schengen.

Par un mémoire en production de pièce, enregistré le 25 juillet 2024, le préfet d'Eure-et-Loir transmet l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel il a abrogé l'arrêté attaqué du 17 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".

2. En l'espèce, par arrêté du 17 novembre 2023, le préfet d'Eure-et-Loir a, notamment, fait obligation à Mme A de quitter le territoire français et l'a signalée à fin de non-réadmission dans le système d'information Schengen. Par arrêté du 13 juin 2024, le préfet a abrogé l'arrêté du 17 novembre 2023. Cette abrogation est devenue définitive et il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 17 novembre 2023 n'a pas été exécuté. Par conséquent, les conclusions d'annulation de la requête de Mme A ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu pour le tribunal d'y statuer.

3. Si, par un courrier enregistré le 27 août 2024, Me Dézallé indique maintenir " fermement sa demande [au titre de] l'article L. 761-1 du code de justice administrative ", il ressort des pièces du dossier qu'aucun mémoire concluant à cette fin n'a été précédemment enregistré et qu'aucune production n'a été enregistrée présentée pour Mme A par un avocat. Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de mettre une somme à la charge de l'Etat au titre des dispositions précitées.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions d'annulation de la requête de Mme A.

Article 2 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet d'Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 10 septembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.