mardi 21 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2305206 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL SIMON ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 18 décembre 2023 et le 15 novembre 2024, Mme C A demande au tribunal d'annuler l'arrêté n° PC03700323A001 du 23 mai 2023 par lequel le maire de la commune d'Amboise a délivré un permis de construire à la société en commandite par actions (SCA) Foncière Esprit " Béguinage ".
Elle soutient que :
- la parcelle BA n° 584 est entièrement végétalisée et couverte d'arbres dont le projet prévoit la destruction irréversible ;
- elle est propriétaire de la parcelle BA n° 925 jouxtant le terrain d'assiette ;
- le bâtiment construit sur la parcelle BA n° 584, d'une hauteur de plus de 8 mètres, aura des conséquences sur les conditions d'occupation de son logement ;
- le trafic de la rue Grégoire de Tours va être aggravé ;
- le dossier de permis de construire est incomplet : le plan de masse ne fait pas apparaître les plantations supprimées ;
- le constat relatif au mauvais entretien des arbres en place est inexact ;
- il n'est pas possible d'identifier dans la notice les arbres supprimés ou conservés ;
- les dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme sont méconnues ;
- les prescriptions de l'OAP de la Marnière sont méconnues, qui imposent la conservation d'une ceinture boisée, laquelle borde une portion de la limite ouest de la parcelle BA n° 584 et l'intégralité de ses limites Nord et Est ;
- seule la végétation longeant la limite Nord sera partiellement conservée ;
- la connexion piétonne donnant sur la rue Grégoire de Tours (partie Ouest) ne sera pas réalisée et un accès pour les véhicules est au contraire prévu ;
- aucun accès piéton en direction de la parcelle BA n° 585 donnant sur la rue Georges d'Amboise n'est prévu ;
- l'aggravation du trafic routier par le projet, qui comptabilise 23 places de stationnement, porte atteinte à la sécurité publique des usagers de la voie et de ceux empruntant l'accès.
Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024, la SCA Foncière Esprit Béguinage, représentée par Me Robert-Védie, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable, la requérante ne pouvant se borner à produire les accusés de réception pour justifier, s'agissant du recours gracieux et contentieux, l'accomplissement de l'obligation prévue par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- les éléments invoqués par la requérante ne caractérisent pas une atteinte aux conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien, alors que le projet vise à accueillir des personnes âgées ; l'aggravation de la circulation automobile n'est pas avérée ;
- le dossier décrit avec exhaustivité la végétation présente sur le projet, la suppression envisagée et la localisation de la végétation conservée ;
- la zone de conservation des arbres est identifiée par l'indication " jardin à préserver " ;
- aucun article du code l'urbanisme n'impose la transmission d'un état sanitaire des arbres ;
- l'OAP la Marnière est implantée en zone " aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine " et à proximité du périmètre du plan de sauvegarde et de mise en valeur de la commune : or, les arbres situés au nord et à l'ouest de la frange boisée seront maintenus et mis en valeur ;
- une partie des arbres de la frange est maintenue, la surface des espaces verts est de 1 442 m² ;
- la surface boisée de l'OAP sera maintenue et plusieurs jardins d'agrément seront créés ;
- le projet intègre l'aménagement de connexions piétonnes qui traverseront le terrain du projet d'Est en Ouest et du Nord au Sud : aucune disposition de l'OAP ne contient de disposition prohibant la création d'un accès véhicule depuis la rue Grégoire de Tours et le projet ne couvre pas l'intégralité de l'OAP ;
- le projet ne met pas en cause l'objectif de désenclavement posé par l'OAP, notamment vers la parcelle BA n° 585 ;
- la requérante n'établit pas en quoi le maire aurait commis une erreur manifeste en délivrant le permis de construire au regard des conditions de circulation des véhicules dans la rue Grégoire de Tours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Lombard, rapporteur public,
- et les observations de Me Agossou-Coffi, représentant la SCA Foncière Béguinage.
Considérant ce qui suit :
1. La SCA Foncière Esprit " Beguinage " a déposé le 18 janvier 2023 auprès des services de la commune d'Amboise (37400) une demande de permis portant sur la construction de résidences de " béguinage ", comprenant la création de 21 logements individuels dédiés aux personnes âgées autonomes portant sur une surface totale d'habitation de 1 239 m², incluant la destruction d'un bâtiment, sur les parcelles cadastrées section OA n° 39, 40 et BA n° 583, 584 et 793 d'une superficie totale de 3 960 m². Par l'arrêté litigieux du 23 mai 2023, le maire de la commune d'Amboise a fait droit à sa demande. Mme A, propriétaire de la parcelle BA n° 925 sise rue Grégoire de Tours, jouxtant immédiatement la parcelle BA n° 584, demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, Mme A soutient que le terrain d'assiette du projet est entièrement végétalisé et couvert d'arbres et que le plan de masse du dossier de permis de construire ne fait pas apparaître les arbres qui seront supprimés.
3. D'une part, l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dispose : " Le projet architectural comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ".
4. Selon, d'autre part, l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu./ Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement./ Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder./ Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les cotes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan. ".
5. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
6. En l'espèce, le plan décrivant la volumétrie 3D du projet, les plans de toiture et de chacun des étages, au 1/200ème, indiquent précisément l'emplacement des arbres qui seront conservés. La notice descriptive du projet précise qu'un soin particulier sera apporté au traitement des espaces verts, les arbres malades étant supprimés et remplacés par des sujets endémiques et que la bande " Parcs et Jardins à préserver " située au Nord, au fond du terrain, sera maintenue. Ainsi que le fait valoir la commune d'Amboise, le plan de repérage relevé topographique comporte des photographies des arbres présents sur le terrain d'assiette et indique leur localisation et l'examen de ce document à l'aune des plans du projet permet de déterminer les arbres qui seront supprimés. Par suite, le moyen doit être écarté. Au demeurant, ainsi que le fait valoir la commune d'Amboise en défense, aucune disposition n'impose l'établissement d'un état sanitaire des arbres dans le dossier de permis de construire.
7. En deuxième lieu, en vertu de l'article L. 151-2 du code de l'urbanisme, le plan local d'urbanisme comprend un rapport de présentation, un projet d'aménagement et de développement durables, des orientations d'aménagement et de programmation, un règlement et des annexes, chacun de ces éléments pouvant comprendre des documents graphiques. Aux termes de l'article L. 151-6 du même code : " Les orientations d'aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l'aménagement, l'habitat, les transports, les déplacements () ". Selon le I de l'article L. 151-7 de ce code : " Les orientations d'aménagement et de programmation peuvent notamment : / () 2° Favoriser la mixité fonctionnelle en prévoyant qu'en cas de réalisation d'opérations d'aménagement, de construction ou de réhabilitation un pourcentage de ces opérations est destiné à la réalisation de commerces () ". Enfin, aux termes de l'article L. 152-1 du même code : " L'exécution par toute personne publique ou privée de tous travaux, constructions, aménagements, plantations, affouillements ou exhaussements des sols, et ouverture d'installations classées appartenant aux catégories déterminées dans le plan sont conformes au règlement et à ses documents graphiques. / Ces travaux ou opérations sont, en outre, compatibles, lorsqu'elles existent, avec les orientations d'aménagement et de programmation ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les orientations d'aménagement et de programmation d'un plan local d'urbanisme et, en particulier, en contrarient les objectifs. Cette compatibilité s'apprécie en procédant à une analyse globale des effets du projet sur l'objectif ou les différents objectifs d'une orientation d'aménagement et de programmation, à l'échelle de la zone à laquelle ils se rapportent.
8. En l'espèce, Mme A soutient, tout d'abord, que les prescriptions de l'orientation d'aménagement et de programme (OAP) de la Marnière qui imposent la conservation d'une ceinture boisée bordant une portion de la limite ouest de la parcelle BA n° 584 et l'intégralité de ses limites Nord et Est seraient méconnues. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le terrain d'assiette de la résidence béguinage est partiellement inclus à l'est du territoire de cette OAP, en zone UA, laquelle est marquée par un caractère patrimonial remarquable et dont l'un des objectifs est la conservation d'une frange boisée constituant une interface avec le périmètre du secteur sauvegardé de la commune et que les arbres situés au nord et à l'ouest de la frange boisée ainsi que sur une partie de la frange est seront maintenus par le projet. La requérante soutient ensuite que la connexion piétonne sur un axe ouest/est, prévue par l'OAP, ne sera pas réalisée. Cependant, la notice de présentation du projet mentionne que les cheminements piétons mentionnés dans l'OAP et les possibilités de raccordements futurs avec des parcelles voisines sont prévus et que le projet prend en compte les hypothèses de raccordement des circulations piétonnes. Le plan de masse du projet indique la présence de voies de circulation piétonnes d'est en ouest, comportant notamment un accès vers la rue Grégoire de Tours. Il ne ressort enfin pas non plus des éléments fournis au dossier que le désenclavement des parcelles adjacentes au projet, notamment la parcelle AB n° 585, serait compromis par le projet litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'incompatibilité avec les objectifs de l'OAP doit être écarté.
9. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Il résulte de ces dispositions que les risques d'atteinte à la sécurité publique qui, en application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, justifient le refus d'un permis de construire ou son octroi sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales sont aussi bien les risques auxquels peuvent être exposés les occupants de la construction pour laquelle le permis est sollicité que ceux que l'opération projetée peut engendrer pour des tiers. Il appartient par ailleurs à l'autorité d'urbanisme compétente et au juge de l'excès de pouvoir, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent. Les considérations relatives à la commodité du voisinage ne relèvent pas de la salubrité publique au sens de ces dispositions.
10. Il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux concerne la création de 21 logements individuels destinés à des personnes âgées autonomes. Mme A se prévaut de l'étroitesse de la rue Grégoire de Tours, vers laquelle un accès véhicule est prévu, ainsi que la fréquentation actuelle de cette rue par les usagers de l'antenne du réseau aide à domicile en milieu rural (ADMR). Toutefois, il ne ressort nullement des pièces du dossier que le projet serait de nature ou même susceptible d'entraîner un afflux de véhicules qui serait de nature à porter atteinte à la sécurité des usagers.
10. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du maire d'Amboise du 23 mai 2023. Sa requête doit être rejetée, sans qu'il y ait lieu de statuer sur sa recevabilité.
Sur les frais d'instance :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Amboise, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la requérante. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Mme A versera à la commune d'Amboise la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à la commune d'Amboise et à la SCA Foncière Béguinage.
Délibéré après l'audience du 7 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Samuel Deliancourt, président,
M. Jean-Luc Jaosidy, premier conseiller,
Mme Aurore Bardet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 janvier 2025.
Le rapporteur,
Jean-Luc B
Le président,
Samuel DELIANCOURT
La greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026