jeudi 26 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2400125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | VIEILLEMARINGE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 11 janvier 2024 et 9 septembre 2024, Mme D C, représentée par Me Vieillemaringe, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2023 par lequel le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 72 heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par heure de retard, ou à défaut, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1.500 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le moyen dirigé contre l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont insuffisamment motivées ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de fait quant à la date à laquelle elle a déposé sa demande de titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen dès lors que le préfet n'a pas examiné sa demande sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour,
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de destination et octroyant un délai de départ volontaire de trente jours :
- elles sont illégales à raison de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 juillet 2024, le préfet d'Indre-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les moyens ne sont pas fondés ;
- il n'est pas établi que le requérante pouvait bénéficier d'un renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par une décision du 23 février 2024, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire d'Orléans a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale et a désigné Me Vieillemaringe pour l'assister.
Par ordonnance du 5 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 27 septembre 2024.
Vu :
- l'ordonnance n° 2400151du 30 janvier 2024 par laquelle le juge des référés du tribunal a suspendu l'exécution de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de l'entrée et séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a décidé de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D C, ressortissante sierra-léonaise née le 3 avril 2003 à Freetown (Sierra Léone), déclare être entrée irrégulièrement en France en octobre 2019 alors qu'elle était mineure. Elle s'est vue délivrer le 11 mai 2022 un titre de séjour portant la mention " travailleur temporaire " valable pour une durée d'un an. Elle a sollicité le 1er août 2023 le renouvellement de son titre puis a complété sa demande le 27 octobre 2023 en formulant également sa demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 20 décembre 2023, le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de lui renouveler le titre sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 23 février 2024 susvisée, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire d'Orléans a admis Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, ses conclusions étant devenues sans objet, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur la demande de Mme C tendant à l'annulation de l'arrêté du 20 décembre 2023 :
Sans qu'il soit besoin de statuer sur l'ensemble des moyens de la requête :
3. En premier lieu, Mme C produit une copie de la demande de renouvellement rédigée en son nom le 7 mars 2023 par la référente socioprofessionnelle du service d'insertion sociale du centre communal d'action sociale de Tours, ainsi que la copie d'un formulaire de demande de titre de séjour, datée du 1er mars 2023 et signée par elle, qui précise qu'elle demande le renouvellement de sa carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire ". Le préfet d'Indre-et-Loire, qui ne conteste pas que ce formulaire était joint au courrier du centre communal d'action sociale dont les services de la préfecture ont accusé réception le 10 mars 2023, ne peut utilement se prévaloir de la circonstance selon laquelle il aurait pris la même décision s'il avait effectivement examiné ce fondement. Dans ces conditions, Mme B est fondée à soutenir que le préfet d'Indre-et-Loire n'a pas procédé à un examen complet de sa demande avant de prendre l'arrêté attaqué.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" ou "travailleur temporaire", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".
5. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions dans le cadre de l'admission exceptionnelle au séjour, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans et qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Disposant d'un large pouvoir d'appréciation, il doit ensuite prendre en compte la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient seulement au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'il a portée.
6. Mme C soutient avoir été prise en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE) en 2019 alors qu'elle était âgée de 16 ans, qu'elle a obtenu un diplôme d'Etat en langue française niveau A2 le 20 septembre 2021 et un certificat de formation générale le 24 juin 2021 et qu'elle a été inscrite à une formation à l'institut européen de formation d'adultes et conseil de Tours entre le 7 juin et 30 octobre 2023. Elle ne produit cependant aucun élément permettant d'attester qu'elle aurait effectivement suivi cette formation pendant au moins six mois. Dès lors, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /() ".
8. Mme C fait valoir sa durée de présence sur le territoire français depuis octobre 2019, sa relation avec un compatriote en situation régulière, la présence de leurs deux enfants nés les 18 janvier 2022 et 6 août 2023 et se prévaut d'un contrat à durée déterminée à mi-temps pour une durée de quatre mois signé le 9 avril 2024. Toutefois, par ces seuls éléments, elle n'établit pas que son admission au séjour répondrait à des considérations humanitaires et elle ne fait valoir aucun élément relevant de circonstances exceptionnelles au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à la date de la décision attaquée, le moyen tiré de ce que la décision contestée méconnaît ces dispositions doit être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du CESEDA : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./() ".
10. Il ressort des pièces du dossier que Mme C est entrée en France en octobre 2019, soit quatre ans avant la date de l'arrêté en litige. Si elle est en couple avec un compatriote en situation régulière, cette seule circonstance ne lui donne confère pas un droit à la délivrance d'un titre de séjour. En outre, si elle justifie être mère de deux enfants mineurs, elle n'établit pas entretenir d'autres relations stables et intenses avec d'autres personnes sur le territoire français ni être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et alors que rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale se reconstitue en Sierra Leone, le moyen tiré de ce que la décision en litige méconnaît l'article 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Pour les mêmes motifs qu'énoncés au point 9 et dès lors qu'elle ne justifie pas d'une intégration professionnelle particulière sur le territoire français en ne produisant qu'un contrat à durée déterminée pour une durée de quatre mois à temps partiel postérieur à la décision attaquée, le moyen tiré de ce que la décision en litige méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui a été dit au point 3 que la décision portant refus de titre de séjour du 20 décembre 2023, et sans qu'il soit besoin de statuer sur l'ensemble des moyens de la requête, doit être annulée ainsi que par voie de conséquence celles portant obligation de quitter le territoire, fixant le pays de destination et octroyant un délai de départ volontaire.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Eu égard au motif retenu pour prononcer l'annulation des décisions contestées et alors qu'en l'état du dossier aucun autre moyen n'est susceptible d'être accueilli, le présent jugement implique seulement que le préfet d'Eure-et-Loir procède au réexamen de la demande de titre présentée par Mme C. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Indre-et-Loire de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1.500 euros à verser à Me Vieillemaringe, avocat de Mme C, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme C tendant à obtenir le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 20 décembre 2023 du préfet d'Indre-et-Loire est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Indre-et-Loire de procéder au réexamen de la demande de Mme C dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera au conseil de Mme C une somme de 1.500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et au préfet d'Indre-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 26 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Samuel Deliancourt, président,
M. Jean-Luc Jaosidy, premier conseiller,
Mme Aurore Bardet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2024.
La rapporteure,
Aurore A
Le président,
Samuel DELIANCOURT
La greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026