mercredi 13 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2400263 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | URGENCES -JUGE UNIQUE |
| Avocat requérant | PAPAZIAN |
Vu la procédure suivante :
I° Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2024 sous le n° 2400263, M. D C, représenté par Me Catherine Papazian, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 28 décembre 2023 du préfet de Loir-Cher l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixant l'Arménie comme pays de destination de sa reconduite et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en vue du réexamen de sa situation ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire a été signée par une personne incompétente, n'est pas motivée, méconnaît les articles L. 743-1, L. 743-2 et R. 733-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision de refus d'un délai de départ volontaire a été prise par une autorité incompétente et n'est pas motivée ;
- la décision fixant le pays de renvoi a été prise par une autorité incompétente et méconnaît l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français a été prise par une autorité incompétente et elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 février 2024, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens du requérant ne sont pas fondés.
II° Par une requête, enregistrée le 19 janvier 2024 sous le n° 2400264, Mme A B épouse C, représentée par Me Catherine Papazian, demande au tribunal :
1) d'annuler l'arrêté du 28 décembre 2023 du préfet de Loir-Cher l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixant l'Arménie comme pays de destination de sa reconduite et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2) d'enjoindre au préfet de Loir-et-Cher lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en vue du réexamen de sa situation ;
3) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire a été signée par une personne incompétente, n'est pas motivée, méconnaît les articles L. 743-1, L. 743-2 et R. 733-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision de refus d'un délai de départ volontaire a été prise par une autorité incompétente et n'est pas motivée ;
- la décision fixant le pays de renvoi a été prise par une autorité incompétente et méconnaît l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français a été prise par une autorité incompétente et elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 février 2024, le préfet de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 modifié portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C et Mme B épouse C, ressortissants arméniens nés les 26 janvier 1993 et 21 janvier 1993, ont déclaré être entrés en France le 28 octobre 2021 accompagnés de leurs enfants sans pouvoir justifier d'une entrée régulière. Placés en procédure Dublin et suite à l'échec de cette procédure, leurs demandes d'asile ont été rejetées par des décisions du 14 juin 2023 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides puis le
31 octobre 2023 par la cour nationale du droit d'asile. Par les arrêtés attaqués du 28 décembre 2023, le préfet de Loir-et-Cher les a obligés à quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination de leur pays d'origine et leur ont interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
2. Les deux requêtes de M. C et Mme B épouse C ont pour objet le droit au séjour d'un couple d'étrangers. Elles présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 62 du décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'admission provisoire peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué. ".
4. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire des requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les obligations de quitter le territoire :
5. En premier lieu, les arrêtés attaqués ont été signés par M. Faustin Gaden, secrétaire général de la préfecture de Loir-et-Cher. Par l'article 1er d'un arrêté n° 41-2023-08-21-00023 du 21 août 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 41-2023-08-015 et mis en ligne sur le site de la préfecture, le préfet de Loir-et-Cher a donné délégation à M. Faustin Gaden, secrétaire général, " à l'effet de signer tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département de Loir-et-Cher à l'exclusion des déclinatoires de compétence, des arrêtés de conflits et ce qui concerne l'exercice du droit de passer outre à un avis défavorable du contrôle financier a priori et à l'exercice du droit de réquisition du comptable. ". Cet article précise " qu'à ce titre cette délégation comprend donc, notamment, la signature de tous les actes administratifs et correspondances relatifs au séjour et à la police des étrangers () ". Cette délégation de signature n'est pas générale et absolue. Dès lors que l'arrêté du 21 août 2023, qui constitue un acte réglementaire, a été régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Loir-et-Cher, l'administration n'a pas à produire cet arrêté que le tribunal n'a pas davantage l'obligation de communiquer aux requérants. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués manque en fait.
6. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire est motivée. ".
7. En l'espèce, les obligations de quitter le territoire attaquées du 28 décembre 2023 visent la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention internationale relative aux droits de l'enfant, la convention de Schengen, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration et mentionne les éléments de fait propres à la situation des requérants, notamment en indiquant que leurs demandes d'asile avaient été rejetées par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et la cour nationale du droit d'asile ainsi que les éléments relatifs à leur situation familiale, à raison desquels le préfet les a obligés à quitter le territoire français à destination de leur pays d'origine. Ainsi, les obligations de quitter le territoire sont suffisamment motivées en application des dispositions précitées de l'article
L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :/ ()/ 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code, reprenant les dispositions de l'ancien article L. 743-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. /. Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article R. 532-57 du code, reprenant les dispositions de l'ancien article R. 723-19 du même code : " La date de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile qui figure dans le système d'information de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire ".
9. En l'espèce, le préfet de Loir-et-Cher a pris les obligations de quitter le territoire attaquées aux motifs, d'une part, que les requérants étaient entrés irrégulièrement sur le territoire français le 28 octobre 2021 et s'étaient maintenus sur ce territoire sans être munis des documents et visa exigés par les textes en vigueur pour y demander l'asile et, d'autre part, que leurs demandes d'asile avaient été rejetées par des décisions du 14 juin 2023 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides notifiées le 19 juin 2023 et par des décisions du 31 octobre 2023 de la cour nationale du droit d'asile, notifiées le 16 novembre 2023 et que les intéressés ne disposaient plus du droit de se maintenir sur le territoire français.
10. Les requérants soutiennent que le préfet n'apporte pas la preuve de la lecture en audience publique des décisions de la cour nationale du droit d'asile. Toutefois, la cour nationale du droit d'asile a statué par ordonnance et le préfet de Loir-et-Cher produit la copie du système d'information de l'office français de protection des réfugiés et apatrides relatif à la situation des dossiers des requérants qui mentionnent que les ordonnances du 31 octobre 2023 de la présidente de la cour nationale du droit d'asile rejetant leurs demandes d'asile avaient été notifiées le
16 novembre 2023 à l'adresse à laquelle les requérants avaient élus domicile lors de leur demande d'asile. Les requérants n'apportent pas la preuve contraire, qui leur incombe en vertu des dispositions précitées de l'article R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de ce que les ordonnances n'auraient pas été notifiées à la date précitée, laquelle est antérieure à celle des arrêtés attaqués du 28 décembre 2023. Dans ces conditions, en application des dispositions précitées du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de Loir-et-Cher était en droit de prendre les arrêtés attaqués dès lors que les requérants ne bénéficiaient plus du droit de séjourner en France.
11. Enfin, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 743-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprises à l'article
L. 542-2 du même code depuis le 1er mai 2021, dès lors que les obligations de quitter le territoire ont été prises en application de l'article L. 542-1 du code.
Sur les décisions de refus de délai de départ volontaire :
12. Il ressort des termes mêmes des arrêtés attaqués du 28 décembre 2023 que le préfet de Loir-et-Cher a accordé aux requérants un délai de départ volontaire de trente jours. Par suite, les requérants ne sont pas recevables à demander l'annulation d'une prétendue décision de refus de délai de départ volontaire.
Sur les décisions fixant le pays de renvoi :
13. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés au point 5, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions fixant le pays de renvoi ont été prises par une autorité incompétente.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprenant les termes de l'ancien article L. 513-2 du même code : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. Les requérants soutiennent que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation concernant le pays de renvoi. Toutefois, ils ne produisent aucun élément ou document à l'appui de leur moyen. D'ailleurs, les demandes d'asile des intéressés ont été rejetées par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et la cour nationale du droit d'asile. Par suite, les décisions fixant le pays de renvoi ne méconnaissent pas les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur les interdictions de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés au point 5, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français ont été prises par une autorité incompétente.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
18. Les requérants soutiennent que les interdictions de retour sur le territoire français sont entachées d'erreur d'appréciation en faisant valoir que le préfet ne s'est fondé sur aucun critère sérieux, qu'ils n'ont jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement, qu'ils ont de fortes attaches personnelles et familiales en France, pays dans lequel ils résident depuis 2021 et vivent avec leurs deux fils qui sont scolarisés et qu'ils ne constituent pas une menace à l'ordre public. Toutefois, en indiquant dans son arrêté que les requérants sont entrés récemment en 2021 en France, qu'ils n'ont pas de liens anciens, avérés et stables avec la France, qu'ils n'ont pas exécuté leur éloignement dans le cadre de la procédure Dublin et qu'une interdiction de retour d'un an ne portait pas une atteinte disproportionnée à leur droit à une vie privée et familiale dès lors qu'ils n'établissaient pas être dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine, le préfet n'a pas pris une mesure disproportionnée et entachée d'erreur d'appréciation alors même que les intéressés ne constitueraient pas une menace pour l'ordre public et qu'ils n'ont jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement.
19. Il résulte de ce qui précède que les requêtes de M. C et de
Mme B épouse C doivent être rejetées, y compris, par voie de conséquence, leurs conclusions en injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C et Mme B épouse C sont admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les requêtes présentées par M. C et Mme B épouse C sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Mme A B épouse C et au préfet de Loir-et-Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2024.
Le magistrat désigné,
Jean-Michel DELANDRE
La greffière,
Nathalie ARCHENAULTLa République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2400263
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026