mardi 6 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2400688 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | VEAUVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 février 2024, le syndicat Force Ouvrière des municipaux et du CCAS de la ville de Tours, représenté par Me Gentilhomme, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la délibération en date du 18 décembre 2023 par laquelle le conseil municipal de la commune de Tours a approuvé la transformation du poste n° 14987 - Poste permanent à temps complet relevant du cadre d'emploi de catégorie B des rédacteurs territoriaux en cadre d'emploi de catégorie A des attachés territoriaux exerçant les missions d'acheteur à la Direction des Moyens Généraux, des Achats et de la Logistique, ensemble la décision de mise en œuvre de la réorganisation de la direction des Moyens Généraux, des Achats et de la Logistique ;
2°) d'enjoindre la commune de Tours de procéder à une nouvelle saisine du Comité social territorial dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Tours la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 9 juillet 2024, la commune de Tours, représentée par Me Veauvy conclut au non-lieu à statuer sur la requête et demande au tribunal de mettre à la charge du syndicat requérant 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 27 juillet 2024, le syndicat Force Ouvrière des municipaux et du CCAS de la ville de Tours à titre principal maintient l'intégralité des conclusions de sa requête, à titre subsidiaire dans l'hypothèse d'un non-lieu à statuer maintient sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Il ressort des pièces du dossier que par une nouvelle délibération en date du 27 mai 2024 prise après consultation du CST réuni les 11 et 18 avril 2024, le conseil municipal de la commune de Tours a, d'une part, approuvé la suppression d'un emploi permanent à temps complet relevant du cadre d'emploi de catégorie B des rédacteurs territoriaux au sein de la direction des moyens généraux, des achats et de la logistique, et à compter du 1er janvier 2024, et, d'autre part, approuvé la création d'un emploi permanent de catégorie A à temps complet relevant du cadre d'emploi des attachés, pour exercer les fonctions d'acheteur - poste n° 14987 au sein de la direction des moyens généraux, des achats et de la logistique, et ce à compter du 1er janvier 2024. Cette délibération abroge nécessairement la délibération et la décision en litige. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par le syndicat Force Ouvrière des municipaux et du CCAS de la ville de Tours ont perdu leur objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du syndicat Force Ouvrière des municipaux et du CCAS de la ville de Tours, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Tours demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Tours la somme de 1 000 euros à verser au syndicat Force Ouvrière des municipaux et du CCAS de la ville de Tours en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par le syndicat Force Ouvrière des municipaux et du CCAS de la ville de Tours.
Article 2 : La commune de Tours versera au syndicat Force Ouvrière des municipaux et du CCAS de la ville de Tours la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Tours au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat Force Ouvrière des municipaux et du CCAS de la ville de Tours
Fait à Orléans, le 6 août 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
La République mande et ordonne au préfet d'Indre-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026