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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2400709

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2400709

mardi 20 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2400709
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET CASADEI-JUNG

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 14 février 2024 du président du conseil départemental du Loiret lui retirant son agrément d'assistante maternelle. En cours d'instance, le département a retiré cette décision contestée et restitué l'agrément, rendant les conclusions à fin d'annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné le département à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 février 2024, Mme B... A..., représentée par Me Casadei, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 14 février 2024 par laquelle le président du conseil départemental du Loiret a retiré l’agrément d’assistante maternelle dont elle bénéficiait au titre de l’accueil de quatre mineurs à la journée ;

2°) de mettre à la charge du département du Loiret la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 12 avril 2024, Mme A... conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation de sa requête après que le président du conseil départemental du Loiret a procédé au retrait de la décision du 14 février 2024 et à la restitution de l’agrément d’assistante maternelle dont elle bénéficiait et indique maintenir ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (...) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou à la charge des dépens (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le président du conseil départemental du Loiret a par une décision du 5 avril 2024, devenue définitive, procédé au retrait de la décision contestée du 14 février 2024 retirant à Mme A... l’agrément d’assistante maternelle dont elle bénéficiait au titre de l’accueil de quatre mineurs à la journée. Par suite, les conclusions de Mme A... à fin d’annulation de la décision contestée sont devenues sans objet. Dès lors, il n’y a plus lieu pour le tribunal d’y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge du département du Loiret le versement à Mme A... de la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation présentées par Mme A....

Article 2 : Le département du Loiret versera à Mme A... la somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au département du Loiret.

Fait à Orléans, le 20 août 2024.


La présidente de la 4ème chambre,






Patricia ROUAULT-CHALIER


La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



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