mardi 5 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2400815 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SELAS BOUZID AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 février 2024 et le 5 mars 2024, M. E B, retenu au centre de rétention administrative d'Olivet, représenté par Me Bouzid, avocat, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 février 2024 par lequel la préfète de la Mayenne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois, en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et d'une erreur de fait en ce qu'il justifie d'une communauté de vie avec sa compagne ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
-Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Sur la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant inscription sur le système d'information Schengen :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mars 2024, la préfète de la Mayenne, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-21 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- et les observations de Me Bouzid, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;
- et les observations de M. B.
La préfète de la Mayenne n'étant ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien, né le 16 janvier 1988, déclare être entré pour la première fois sur le territoire français en 2015 et y avoir séjourné jusqu'en 2018 avant de revenir pour la dernière fois en 2021. Par un arrêté du 27 février 2024, la préfète de la Mayenne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de douze mois, en l'informant qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
2. La préfète de la Mayenne a donné délégation, selon un arrêté du 30 octobre 2023, dûment publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, à Mme C D, signataire de l'arrêté attaqué, en l'absence de la directrice de la citoyenneté, aux fins, notamment, de signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. (). "
4. La décision attaquée vise les dispositions légales sur lesquelles elle se fonde, la préfète mentionne également les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. B. Ainsi, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
5. Si le requérant soutient que la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle et d'une erreur de fait en ce qu'il justifie d'une communauté de vie avec sa compagne, il ressort toutefois des pièces du dossier et notamment des procès-verbaux établis les 27 septembre 2023, 23 et 24 octobre 2023 que le requérant n'était pas présent au domicile de sa compagne et que seul le nom de sa compagne était inscrit sur la boîte aux lettres, cette dernière ayant en outre le 27 septembre 2023 indiqué, tel que cela ressort du procès-verbal qu'elle a signé, qu'elle ne l'avait pas vu depuis quelque temps et qu'elle ignorait son lieu de résidence. En outre, il ressort des écritures contradictoires du mémoire enregistré le 5 mars 2024, que si le requérant soutient qu'il vit en concubinage avec sa compagne, il indique également qu'il se déplace régulièrement voir sa compagne qui vit chez sa mère lorsqu'il a les moyens pour payer le train. Par suite, les moyens de l'erreur de fait et du défaut d'examen doivent être écartés.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. Par ailleurs, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant susvisée : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
7. Il est constant que M. B est entré pour la dernière fois sur le territoire français en 2021 de manière irrégulière et qu'il n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. S'il soutient qu'il réside avec sa compagne, ressortissante française, depuis avril 2022, il ne justifie toutefois pas d'une communauté de vie effective avec cette dernière, ainsi qu'il a été dit au point 5. S'il ressort des pièces du dossier que M. B est le père d'un enfant français, né le 15 janvier 2024, il ne démontre pas participer à l'entretien et à l'éducation de son fils et ce alors que la communauté de vie avec sa compagne et celui-ci n'est pas établie. Par ailleurs, il ne justifie pas d'une insertion sociale et professionnelle sur le territoire français particulière, se bornant à indiquer, sans l'établir, qu'il a travaillé quelque mois au sein d'un restaurant. En outre, il est constant que ses parents et ses frères et sœurs résident toujours en Tunisie, pays où il a vécu jusqu'à l'âge vingt sept ans, date de sa première entrée sur le territoire français en 2015. Dans ces conditions, eu égard à la durée et aux éléments d'insertion dont il est en mesure de faire état, M. B n'est pas fondé à soutenir que la préfète de la Mayenne aurait porté une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale en l'obligeant à quitter le territoire. Pour les mêmes motifs, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée des illégalités soulevées par le requérant. Par suite, la décision attaquée n'est pas illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
10. Il ne ressort pas des termes de l'arrêté que celle-ci serait entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.
11. Le requérant ne peut invoquer le bénéfice des stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi, dès lors que la décision n'a ni pour objet ni pour effet, en tant que telle, de le séparer de son enfant et de sa compagne.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 613-2 de ce même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".
14. En l'espèce, il ressort de la décision attaquée que sont visés notamment les articles L. 612-2 et L. 612-3 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les considérations de fait justifiant le refus du préfet d'accorder un délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée des illégalités soulevées par le requérant. Par suite, la décision attaquée n'est pas illégale à raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
16. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
17. Il résulte des termes de la décision litigieuse que celle-ci a été motivée par les circonstances qu'il existe un risque que M. B se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée dès lors qu'il a déclaré être entré irrégulièrement sur le territoire français et ne pas être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, qu'il a déjà fait l'objet de deux précédentes obligations de quitter le territoire français en 2016 et 2022 sans en tirer les conséquences en quittant volontairement le territoire français et, qu'il n'a pas respecté deux assignations à résidences de 2022 et 2023. Dans ces conditions et à supposer même que le requérant ait effectivement exécuté l'obligation de quitter le territoire français de 2016, il n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur de fait, susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision ni d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision attaquée doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
19. En l'espèce, il ressort de la décision attaquée qu'elle comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement conformément aux articles L. 613-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté.
20. Il résulte de ce qui a été dit aux points 10 et 18 que la décision portant obligation de quitter le territoire français et la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ne sont pas entachées des illégalités soulevées par le requérant. Par suite, la décision attaquée n'est pas illégale à raison de l'illégalité ces décisions.
21. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
22. Pour interdire le retour sur le territoire français à M. B pour une durée de douze mois, la préfète a notamment considéré qu'il ne démontre pas la stabilité, ni la durée de la relation qu'il évoque avec une ressortissante française étant absent aux visites domiciliaires aux heures de présence obligatoire, que s'il se déclare désormais parent d'un enfant français, il n'a pas déposé de demande de titre de séjour sur ce fondement et il ne démontre pas qu'il contribue à l'éduction et à l'entretien de l'enfant. Compte tenu de ce qui précède, de sa durée et de ses conditions de séjour en France, la préfète de la Mayenne n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fixant à douze mois la durée de cette interdiction.
23. Pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 7, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
24. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision attaquée doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant inscription sur le système d'information Schengen :
25. Il résulte de ce qui a été dit au point 24 que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois n'est pas entachée des illégalités invoquées. Par suite, le moyen tiré de l'annulation par voie de conséquence de la décision portant inscription sur le système d'information Schengen doit être écarté.
26. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté attaqué de la préfète de la Mayenne doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et à la préfète de la Mayenne.
Lu en audience publique le 5 mars 2024.
La magistrate désignée,
Anne-Laure A
La greffière,
Céline BOISGARD
La République mande et ordonne à la préfète de la Mayenne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026