lundi 11 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2400887 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GREFFARD-POISSON |
Vu la procédure suivante :
I) Par une requête enregistrée le 5 mars 2024, sous le n°2400887, M. J C, représenté par Me Greffard-Poisson, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 février 2024 par lequel la préfète du Loiret a ordonné sa remise aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une attestation de demande d'asile et d'instruire sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- sa situation n'a pas correctement été examinée ; la préfète n'a notamment pas fait état de son état de santé ;
- la préfète a commis une erreur de droit en ne procédant pas à un examen de sa vulnérabilité et de son état de santé en méconnaissance des dispositions des articles L. 571-2 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est malade et bénéficie d'un appartement de coordination thérapeutique.
Par un mémoire, enregistré le 7 mars 2024, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
II) Par une requête enregistrée le 6 mars 2024, sous le n°2400888, M. J C, représenté par Me Greffard-Poisson, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 février 2024 par lequel la préfète du Loiret l'a assigné à résidence dans le département du Loiret pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il sera annulé par voie de conséquence de l'annulation de l'arrêté de transfert aux autorités portugaises ;
- sa situation n'a pas correctement été examinée ; la préfète n'a notamment pas fait état de son état de santé ;
- la préfète a commis une erreur de droit en ne procédant pas à un examen de sa vulnérabilité et de son état de santé en méconnaissance des dispositions des articles L. 571-2 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est malade ; l'obligation de pointage deux fois par semaine n'est pas compatible avec son état de santé.
Par un mémoire, enregistré le 7 mars 2024, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme I pour statuer sur les recours dirigés contre les décisions visées à l'article R. 776-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 7 mars 2024 :
- les rapports de Mme I ;
- les observations de Me Greffard Poisson qui :
* a insisté sur le fait que les arrêtés attaqués ne faisaient pas état de l'état de santé de M. C alors même que les services préfectoraux devaient en avoir connaissance via les services de l'OFII ;
* s'est prévalu du moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 17 du règlement UE n° 604/2013 ;
* a ajouté que l'état de santé de M. C ne lui permettait pas de satisfaire à l'obligation de pointage deux fois par semaine qui lui est imposée ;
- et les observations de M. C.
La préfète du Loiret n'était ni présente, ni représentée.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. J C, ressortissant angolais, est entré irrégulièrement sur le territoire français. Il a sollicité son admission au titre de l'asile et s'est vu remettre une attestation de demande d'asile selon la procédure Dublin le 18 octobre 2023. Toutefois, la consultation du système Visabio a permis de constater que l'intéressé était en possession d'un visa périmé depuis moins de six mois, délivré par les autorités portugaises. Celles-ci ont été saisies le 6 décembre 2023 et ont accepté leur responsabilité le 5 février 2024. Par un arrêté du 8 février 2024, notifié le 4 mars 2024, la préfète du Loiret a ordonné le transfert de M. C aux autorités portugaises. Par un autre arrêté du 9 février 2024, notifié le 4 mars 2024, la préfète du Loiret l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours et lui a fait obligation de se présenter les lundi et mercredi à 17h00 à la police aux frontières à Olivet. M. C demande l'annulation des deux arrêtés pris à son encontre.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n° 2400887 et n° 2400888, présentées pour M. C par Me Greffard-Poisson, concernent la situation d'une même personne, présentent un lien de connexité et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté portant transfert aux autorités portugaises :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. G H, directeur adjoint des migrations et de l'intégration de la préfecture du Loiret. Par arrêté du 7 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 8 novembre 2023, la préfète du Loiret, a donné délégation de signature à M. A H à l'effet de signer notamment " les décisions de transfert à un Etat responsable de l'examen de la demande d'asile () En cas d'absence ou d'empêchement de M. Stéphane Costaglioli, secrétaire général, de M. Adrien Méo, secrétaire général adjoint, de M. B E, directeur de cabinet, et de Mme D F ". Il n'est pas établi ni même allégué que MM. Costaglioli, Meo et E et Mme F n'étaient pas, à la date de l'arrêté en cause, absents. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté, qui manque en fait, doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Toute décision de transfert fait l'objet d'une décision écrite motivée prise par l'autorité administrative () ".
5. En l'espèce, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il vise les textes applicables, notamment le règlement UE n° 604/2013 relatif aux mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile. Il mentionne que les autorités portugaises ont été saisies le 6 décembre 2023 d'une demande de reprise en charge qu'elles ont acceptée le 5 février 2024. Si M. C soutient que l'arrêté est insuffisamment motivé en fait dans la mesure où il n'est pas fait référence à son état de santé, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier qu'il ait informé les services préfectoraux de sa situation médicale. A ce titre, le certificat médical établi sur un formulaire à l'entête de l'OFII en 2023 l'a été dans le cadre de l'instruction de son dossier de demande d'hébergement en centre d'accueil. Il n'est nullement établi que ce certificat, adressé à l'OFII, ait été communiquée aux services de la préfecture du Loiret. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des motifs de l'arrêté attaqué, que la préfète du Loiret n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation du requérant. Si M. C semble reprocher à la préfète du Loiret de ne pas avoir procéder à une évaluation de sa vulnérabilité avant de prendre la décision de transfert contestée, les dispositions de l'article L. 571-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'imposent une telle évaluation que pour la détermination des besoins particuliers de l'intéressé en matière d'accueil. L'absence de cette évaluation est ainsi sans incidence sur la décision de transfert de l'intéressé à l'Etat membre responsable de l'examen de sa demande d'asile. Au surplus, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait informé la préfecture de ses problèmes de santé, ni qu'il aurait produit devant elle des justificatifs médicaux. Par suite, le moyen soulevé par M. C tiré du défaut d'examen de sa situation doit être écarté.
7. En quatrième lieu, M. C ne peut utilement se prévaloir, à l'encontre de la décision de transfert attaquée, d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 571-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon lesquelles : " Il est procédé à une évaluation de la vulnérabilité des demandeurs mentionnés à l'article L. 571-1, selon les modalités prévues au chapitre II du titre II, afin de déterminer leurs besoins particuliers en matière d'accueil. " qui ont pour seul objet de déterminer les besoins d'accueil des personnes dont la demande d'asile relève de la compétence d'un autre État que l'autorité administrative entend requérir, en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, dans l'attente d'une éventuelle décision de transfert, et dont la méconnaissance demeure sans incidence sur la légalité de la décision de transfert.
8. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. ". Il résulte de ces dispositions que si le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 prévoit en principe dans le paragraphe 1 de son article 3 qu'une demande d'asile est examinée par un seul Etat membre et que cet Etat est déterminé par application des critères fixés par son chapitre III, dans l'ordre énoncé par ce chapitre, l'application de ces critères est toutefois écartée en cas de mise en œuvre de la clause dérogatoire énoncée au paragraphe 1 de l'article 17 du règlement, qui procède d'une décision prise unilatéralement par un Etat membre. Cette faculté laissée à chaque Etat membre par l'article 17 de ce règlement est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
9. D'autre part, aux termes de l'article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines ". Ces dispositions énumèrent, de manière non limitative, des catégories de demandeurs d'asile pouvant être regardées comme particulièrement vulnérables. A cet égard, l'article L. 521-5 du même code prévoit que, lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, il est fait application des dispositions du titre VII.
10. En l'espèce, M. C se prévaut de son état de santé et indique qu'il bénéfice d'une prise en charge médicale au sein du service des maladies infectieuses du centre hospitalier régional d'Orléans. Il ressort des pièces du dossier, le requérant ayant levé le secret médical, qu'il est affecté par le VIH et une pathologie pulmonaire en cours d'investigation. Toutefois, les ordonnances pas plus que les courriers de convocation à différents rendez-vous médicaux ne précisent les conditions de prise en charge médicale de M. C. Le certificat médical produit, établit par un médecin spécialiste le 25 janvier 2024, précise uniquement que l'intéressé souffre d'une pathologue qui " réclame un suivi spécialisé et régulier ", que l'interruption de sa prise en charge aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il ne peut se faire soigner dans son pays d'origine. Ces éléments ne suffisent pas à établir que le transfert au Portugal serait susceptible d'entraîner pour l'intéressé un risque réel et avéré d'une détérioration significative et irrémédiable de son état de santé. Ils ne permettent pas plus d'établir qu'il ne pourrait bénéficier d'une prise en charge adaptée à son état de santé dans ce pays. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'en ne mettant pas en œuvre la clause dérogatoire prévue au paragraphe 1 de l'article 17 du règlement n° 604/2013, la préfète du Loiret aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de son état de santé et de sa situation de vulnérabilité. Il n'est pas plus fondé à se prévaloir d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. C à l'encontre de l'arrêté du 8 février 2024 portant transfert aux autorités portugaises doivent être rejetées. Il en va de même des conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète de lui délivrer une attestation de demande d'asile et d'instruire sa demande.
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
12. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, la décision attaquée ne repose pas sur un arrêté portant transfert aux autorités portugaises entaché d'illégalité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant assignation à résidence serait privée de base légale.
13. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. G H, directeur adjoint des migrations et de l'intégration de la préfecture du Loiret. Par arrêté du 7 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 8 novembre 2023, la préfète du Loiret, a donné délégation de signature à M. A H à l'effet de signer notamment " les décisions d'assignation à résidence () En cas d'absence ou d'empêchement de M. Stéphane Costaglioli, secrétaire général, de M. Adrien Méo, secrétaire général adjoint, de M. B E, directeur de cabinet, et de Mme D F ". Il n'est pas établi ni même allégué que MM. Costaglioli, Meo et E et Mme F n'étaient pas, à la date de l'arrêté en cause, absents. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté, qui manque en fait, doit donc être écarté.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées. ".
15. L'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles il se fonde. En outre, il mentionne que l'intéressé a fait l'objet d'une décision de transfert aux autorités portugaises, qu'il ne peut quitter immédiatement le territoire mais que son éloignement demeure une perspective raisonnable et qu'il justifie d'une adresse à Orléans dans le Loiret. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé au regard des dispositions précitées. Par suite, le moyen doit être écarté.
16. En quatrième lieu, les moyens tirés du défaut d'examen de sa situation personnelle, de la méconnaissance des dispositions des articles L. 571-2 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la méconnaissance des stipulations de l'article 17 du règlement n°604/2013 doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 à 11.
17. En dernier lieu, l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans son quatrième alinéa, dispose que : " L'étranger faisant l'objet d'une décision de transfert peut également être assigné à résidence en application du présent article, même s'il n'était pas assigné à résidence lorsque la décision de transfert lui a été notifiée ".
18. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que M. C est assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département du Loiret, au sein duquel sa résidence est située et où il est autorisé à circuler, avec obligation de se présenter les lundi et mercredi à 17h00 à la police aux frontières à Olivet. Si le requérant soutient que son état de santé ne lui permet pas de se déplacer deux fois par semaine, cette allégation n'est corroborée par aucune pièce du dossier. Les documents médicaux produits ne précisent nullement l'impossibilité dans laquelle se trouverait M. C de satisfaire à son obligation de pointage. En outre, il est constant, qu'à la date de l'arrêté attaqué, le requérant justifiait d'une adresse à Orléans, son installation sur la commune de Montargis n'étant survenue que le 6 mars 2024. Dans ces conditions, le requérant ne fait état d'aucune circonstance qui serait de nature à établir que tant son assignation à résidence que les obligations mises à sa charge dans le cadre du respect de cette mesure présenteraient un caractère disproportionné par rapport au but en vue duquel elles lui ont été imposées. Le moyen correspondant doit, par suite, être écarté.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. C dans chacune de ses requêtes, au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : Les requêtes présentées par M. C sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. J C et à la préfète du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 11 mars 2023.
La magistrate désignée
Mélanie I
La greffière,
Céline BOISGARD
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret, en ce qui la concerne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2400887
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026